La génération y représente déjà le quart de la main-d’œuvre au Québec. Un chiffre qui ira en augmentant. Les entreprises doivent donc en tenir compte dans la course au recrutement et pour retenir les meilleurs talents. Du coup, celles qui se soucieront de responsabilité sociale et environnementale pourraient mieux réussir que d’autres.
Auteur : Gérard Perron
LES PIÈGES DE LA GESTION PARTICIPATIVE
Dans le livre « La gestion participative » que j’ai publié en 1997, aux Éditions Transcontinental, je présentais les principaux pièges à éviter. Je vous offre cet extrait (page 137) :
D’entrée en matière, précisons qu’il ne faut pas avoir peur de l’erreur. La meilleure façon de ne pas en commettre est de ne rien faire. Les gens d’action commettent inévitablement des erreurs. Ils savent que ce qui est important c’est surtout de ne pas répéter la même erreur. Cette précision étant faite, voici trois pièges que je vous invite à éviter dans votre pratique de la gestion participative.
- Chercher de nouvelles techniques pour « presser le citron » encore plus.
L’effet inverse sera obtenu. Il faut être convaincu que c’est d’abord en accroissant leur qualité de vie au travail et en leur donnant plus de contrôle sur leur travail que les employés amélioreront la productivité.
- Implanter des techniques de gestion participative sans y croire, tout simplement comme on suit une nouvelle mode.
Encore trop de chefs d’entreprises « achètent » de nouveaux habits idéologiques sans faire d’analyse critique et surtout sans avoir véritablement intégré personnellement ce que cela signifiait et pourrait avoir pour conséquences dans leur organisation. Ils espèrent que la magie de ces nouveaux gadgets leur assurera un succès instantané.
- Un des effets pervers les plus dommageables, pouvant résulter de l’implantation sans préparation d’un nouveau mode de gestion du type participatif, est la perte de crédibilité de l’équipe dirigeante aux yeux des employés.
Ils entendent de nouveaux discours les enjoignant à faire plus d’effort et à exprimer leurs idées et besoins, mais ils voient bien que cela n’a aucun effet réel dans l’entreprise.
Le dernier paragraphe réfère à la sincérité. C’est une qualité essentielle. On peut faire semblant un certain temps, mais tôt ou tard la vraie nature prend le dessus et la perte de crédibilité est très longue à retrouver. Si l’on veut que l’ensemble de l’équipe dirigeante soit sincère dans sa volonté de mobiliser les employés, il faut prendre le temps de les sécuriser en les informant et en les formant. Ils doivent sentir que la haute direction est là pour les appuyer.
Par exemple, si l’on décide de consulter les employés sur un point en particulier. Il faut préciser à tout le monde l’objet de la consultation, qui va analyser les résultats et qui va prendre la décision finale. Plus spécifiquement, si l’on désire consulter les employés sur les heures d’ouverture, le point de vue des employés peut être intéressant. Plusieurs d’entre eux sont en contact avec la clientèle et connaissent leurs besoins. Ils connaissent aussi leurs limites de disponibilité et il sera pertinent de les connaître avant d’implanter un changement. Par contre, un sondage peut aussi être révélateur. À ce moment, il faut préciser que la décision sera prise par la direction générale après avoir pris en compte l’opinion des employés et les résultats du sondage. Ainsi le processus sera clair.
Une fois la décision prise, il faudra expliquer pourquoi telle option a été retenue. De plus, il sera prudent de prévoir un moment de négociation avec les employés pour faire les ajustements nécessaires à l’application de la décision. Il faut toujours se rappeler que le temps pris pour préparer une décision peut sembler long, mais qu’il est rapidement rattrapé lorsque vient le moment d’appliquer la décision. Plus le consensus sera large, plus la décision s’appliquera facilement.
Comment consultez-vous vos employés?
Pensez-vous que ça vaut la peine?
Pensez-vous que votre patron pourrait être plus « consultatif » ou qu’il pourrait le faire plus adéquatement?
Gérard Perron, PMP
QUE SIGNIFIE « LE LEADERSHIP » EN CONTEXTE DE PROJET, EN 2011?
Comme les projets continueront à devenir plus complexes et les équipes plus virtuelles au cours de l’année à venir, les experts affirment qu’il deviendra crucial de développer les compétences en leadership des gestionnaires de projet.
Ce texte est une traduction d’un blogue de Cath Everett sur le site de leadership : Mer, 01/05/2011
What does ‘leadership’ mean in 2011?
http://www.trainingzone.co.uk/topic/leadership/what-does-leadership-mean-2011/152236
« Selon ESI Informa International, une firme de consultation et de formation en gestion de projet, un défi majeur pour les organisations sera de définir clairement ce que signifie le leadership dans un contexte de gestion de projets et de programmes, alors qu’elles cherchent à stimuler chez leurs gestionnaires la pensée critique, la communication et les compétences en gestion du changement organisationnel.
J Leroy Ward, premier vice-président chez ESI, déclarait : “Les leaders du milieu des affaires mettent plus d’emphase à peaufiner leur avantage concurrentiel dans la gestion de projet. Parallèlement aux compétences techniques, d’autres compétences telles que la négociation, la communication, la pensée critique, la gestion du changement et le leadership prennent une importance nouvelle pour les gestionnaires de projet.”
Afin de compenser les faibles compétences des gestionnaires de projets en gestion du changement, les organisations commencent à développer et à attribuer un nombre croissant d’experts du changement au sein des équipes de projet. Ces derniers faciliteront l’adoption de méthodes de gestion du changement qui seront ultérieurement intégrées aux méthodologies des gestionnaires de projet.
L’objectif de développement professionnel, pendant ce temps, va progressivement s’orienter vers un apprentissage plus expérimental et informel. La formation sur le tas et l’apprentissage dans l’action gagnera en popularité, alors que les organisations exigent que les gestionnaires de projet appliquent immédiatement ce qu’ils ont appris aux initiatives en cours. Une plus grande importance sera également accordée à l’expérience éprouvée et aux compétences par rapport aux qualifications techniques.
Les communautés de pratique, le coaching et le mentorat seront également devenus des moyens plus populaires d’acquisition de connaissances, pendant que le nombre croissant de jeunes qui joignent la population active va conduire à une adoption plus large des nouvelles technologies d’apprentissage et des approches telles que les wikis, les blogues et les podcasts.
Mais en raison d’un manque généralisé de compétences disponibles en gestion de projet, une gestion du personnel compétent et des stratégies de rétention seront nécessaires pour se prémunir contre le braconnage du personnel, en particulier dans les marchés émergents comme l’Inde, la Chine et le Moyen-Orient. »
Croyez-vous que c’est une vision réaliste de la situation actuelle et des tendances futures?
Gérard Perron, PMP