QUE SIGNIFIE « LE LEADERSHIP » EN CONTEXTE DE PROJET, EN 2011?

Comme les projets continueront à devenir plus complexes et les équipes plus virtuelles au cours de l’année à venir, les experts affirment qu’il deviendra crucial de développer les compétences en leadership des gestionnaires de projet.

Ce texte est une traduction d’un blogue de Cath Everett  sur le site de leadership : Mer, 01/05/2011

What does ‘leadership’ mean in 2011?

http://www.trainingzone.co.uk/topic/leadership/what-does-leadership-mean-2011/152236

« Selon ESI Informa International, une firme de consultation et de formation en gestion de projet, un défi majeur pour les organisations sera de définir clairement ce que signifie le leadership dans un contexte de gestion de projets et de programmes, alors qu’elles cherchent à stimuler chez leurs gestionnaires la pensée critique, la communication et les compétences en gestion du changement organisationnel.

J Leroy Ward, premier vice-président chez ESI, déclarait : “Les leaders du milieu des affaires mettent plus d’emphase à peaufiner leur avantage concurrentiel dans la gestion de projet. Parallèlement aux compétences techniques, d’autres compétences telles que la négociation, la communication, la pensée critique, la gestion du changement et le leadership prennent une importance nouvelle pour les gestionnaires de projet.”

Afin de compenser les faibles compétences des gestionnaires de projets en gestion du changement, les organisations commencent à développer et à attribuer un nombre croissant d’experts du changement au sein des équipes de projet. Ces derniers faciliteront l’adoption de méthodes de gestion du changement qui seront ultérieurement intégrées aux méthodologies des gestionnaires de projet.

L’objectif de développement professionnel, pendant ce temps, va progressivement s’orienter vers un apprentissage plus expérimental et informel. La formation sur le tas et l’apprentissage dans l’action gagnera en popularité, alors que les organisations exigent que les gestionnaires de projet appliquent immédiatement ce qu’ils ont appris aux initiatives en cours. Une plus grande importance sera également accordée à l’expérience éprouvée et aux compétences par rapport aux qualifications techniques.

Les communautés de pratique, le coaching et le mentorat seront également devenus des moyens plus populaires d’acquisition de connaissances, pendant que le nombre croissant de jeunes qui joignent la population active va conduire à une adoption plus large des nouvelles technologies d’apprentissage et des approches telles que les wikis, les blogues et les podcasts.

Mais en raison d’un manque généralisé de compétences disponibles en gestion de projet, une gestion du personnel compétent et des stratégies de rétention seront nécessaires pour se prémunir contre le braconnage du personnel, en particulier dans les marchés émergents comme l’Inde, la Chine et le Moyen-Orient. »

Croyez-vous que c’est une vision réaliste de la situation actuelle et des tendances futures?

Gérard Perron, PMP

 

LA GESTION PARTICIPATIVE… PAS ENCORE ÇA!

LA GESTION PARTICIPATIVE… PAS ENCORE ÇA!

–          Comment, pas encore ça?

–          Ce n’est pas moi qui en parle, ce sont les autres.

–          Je l’avais dit que ce n’était pas une mode, mais que c’était une tendance de fond.

Lorsque j’ai publié, en 1997 aux Éditions Transcontinental, mon livre « La gestion participative », j’étais convaincu que cette approche était gagnante et qu’elle augmenterait en popularité. Je conserve cette conviction.

  • Le livre s’est bien vendu (± 2 000 exemplaires, ce qui au Québec est bon pour un livre d’affaires);
  • Je continue à être interpellé pour des conférences, des formations ou du coaching sur le sujet;
  • Je constate aussi que ce thème revient souvent dans les livres et les articles traitant de gestion.

Par exemple, le Project Management Institute, qui regroupe plus de 350 000 membres à travers le monde, insiste pour que les gestionnaires de projet adoptent des pratiques participatives avec leur équipe.

Naturellement, ça me fait plaisir. Cependant ce qui me satisfait davantage c’est de constater que ce n’est pas une mode, mais une tendance de fond. Je remarque que depuis plusieurs années les modes les plus populaires en gestion des organisations et en en gestion de projet (qualité totale, amélioration continue, production a valeur ajoutée, lean management, six sigma, agile…) prônent une approche participative avec les employés. Elles insistent pour leur faire confiance et les responsabiliser le plus possible.

Il y a des raisons à cela : il faut se distinguer des concurrents, mais surtout il faut réussir à conserver nos meilleurs joueurs. Et pour conserver ses meilleurs employés, il ne suffit plus de leur donner un salaire compétitif, il faut surtout leur offrir des conditions de travail intéressantes. Ce qui inclut de la confiance et des responsabilités.

Que l’on soit dans un créneau très compétitif comme les jeux vidéo ou dans un organisme à but non lucratif (ONG), le défi est le même : recruter et fidéliser de bons employés. Ce n’est donc pas un hasard si la gestion participative est une tendance à long terme. Ce n’est pas la recette miracle, mais ça permet de rendre l’organisation plus attrayante. Et si par surcroît, ça la rend plus productive, « ce n’est pas plus mal ».

Je me permets de compléter en précisant comment je présentais la gestion participative dans mon livre. Trois verbes la définissent :

  • Informer : pour démontrer la transparence de l’organisation;
  • Consulter : pour profiter de l’expérience et des connaissances des employés;
  • Mobiliser : en permettant aux employés de prendre des initiatives.

« Si l’expression “gestion participative” est à la mode, la gestion participative, elle est là pour rester. La mobilisation de tous les employés deviendra de plus en plus une condition de succès ces entreprises. Les gestionnaires performants auront su intégrer ce style de gestion à leur pratique quotidienne (Gérard Perron, La gestion participative, 1997). »

Avez-vous une expérience à partager démontrant qu’une approche participative a permis d’améliorer la fidélité de vos employés?

Comme employé, comment réagissez-vous à ces propos?

Gérard Perron, PMP