Comment établir de bonnes relations avec les parties prenantes?

Dans la gestion d’un projet comme dans la gestion d’une organisation, les bonnes relations avec les parties prenantes sont aussi importantes que les résultats. Vous allez dire que j’exagère, mais je suis convaincu que les bons résultats dépendent de la qualité des relations avec les parties prenantes. C’est pourquoi je veux présenter dans ce texte ce qui est à la base des bonnes relations.

Article publié dans la Bulletin du PMI Lévis-Québec

Soyez positif et influencez les autres!

Une attitude positive nous permet d’être mieux dans notre peau et plus heureux, mais cette attitude nous permet aussi d’influencer positivement ceux qui nous entourent. Vous vous souvenez que j’avais publié, en mars dernier, un vidéoblogue intitulé : « Comment diminuer l’incivilité au bureau ». Je déclarais comment c’était difficile de fonctionner avec des collègues qui manquent de respect envers les autres. Cette fois, je propose une façon à long terme d’éliminer l’incivilité.

Nous serions surpris de constater comment nos comportements positifs peuvent améliorer le climat de travail et la productivité. Je pense à des commentaires comme :

  • C’est une bonne idée!
  • Ça m’inspire!
  • Beau travail!
  • Ça vaudrait la peine d’envisager cette option!

Ces commentaires encouragent la personne qui vient de parler, ce qui est bien. Mais de plus, ils incitent ceux qui vont prendre la parole par la suite à émettre des commentaires positifs eux aussi. Le climat de travail de l’équipe devient plus constructif, ce qui a un effet assuré sur la productivité.

Les commentaires comme ceux que je viens de mentionner auront encore plus d’effet lorsqu’ils sont adressés à des personnes timides ou qui manquent de confiance en eux. Ces renforcements les encourageront à émettre d’autres idées et leur permettront tranquillement de gagner de la confiance.

La même chose se produit lorsque l’on se met en mode solution. Lorsque l’on cherche une solution plutôt que de s’apitoyer sur son problème, nous devenons positifs et cette attitude porte à l’action.

Je me souviens que l’an dernier mes petits-enfants avaient perdu leur chat. Au lieu de se lamenter, je leur ai proposé de faire des petites affiches avec une photo du chat que nous avons placées dans le voisinage. Quelques jours plus tard, quelqu’un nous a contactés et nous a dit où trouver le chat. Cette histoire s’est bien terminée et je souhaite que mes petits-enfants aient compris que lorsque nous cherchons des solutions, c’est plus profitable. De plus, en demandant aux voisins pour placer notre affiche sur un arbre devant chez eux, nous avons consolidé nos relations. Même si nous n’avions pas retrouvé le chat, ces relations seraient demeurées.

Je suggère donc de lancer le plus de messages positifs possible. L’effet boule de neige sera étonnant. Un message positif est un message qui dégage de la confiance, qui encourage à l’action, qui donne un accord, une permission.

Si vous désirez des preuves scientifiques de ce que j’avance, je vous invite à lire l’article qu’Olivier Schmouker avait écrit dans Les Affaires[i].

Avez-vous des expériences qui confirment ou encore qui infirme ce que j’avance? Merci de les partager avec les lecteurs de mon blogue.

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

COMMENT ÊTRE HEUREUX ET PRODUCTIF AU TRAVAIL?

La réponse à cette question permettrait de meilleurs rendements tout en rendant la tâche plus agréable. De plus, la réponse à cette question ne permet pas seulement à un individu d’être plus heureux au travail, mais elle permet à un gestionnaire de rendre ses employés plus heureux et productifs. Même s’il n’y a pas de recette infaillible, nous pouvons tenter de décoder les éléments qui nous amèneront dans ce sens. Ce blogue se base sur un article du Wall Street Journal[i] signé par Jessica Pryce-Jones. 

La productivité est un thème souvent mentionné. Plusieurs éléments y contribuent : l’innovation, l’investissement, la compétence, la compétitivité. Mais il ne faut pas oublier un autre élément essentiel : le plaisir au travail. Il est démontré que les employés les plus productifs sont les plus heureux au travail. Une étude du Wall Street Journal[ii] a démontré que les employés qui sont heureux au travail sont :

  • ·        Deux fois plus productifs;
  • ·        Reste cinq fois plus longtemps à leur emploi;
  • ·        Ont six fois plus d’énergie;
  • ·        Prennent dix fois moins de congés de maladie;
  • ·        Atteignent leurs objectifs 31 % plus que les autres;
  • ·        Sont 36 % plus motivés.

Tout ceci est bien beau, mais comment rend-on les employés plus heureux? L’article du Wall Street Journal propose cinq déclencheurs de la productivité individuelle.

1. L’effort

Si un individu a des objectifs clairs et la motivation à s’attaquer aux obstacles qui l’empêcheraient de les atteindre, il résoudra les problèmes qu’il rencontre et trouvera les partenaires qui l’aideront à le faire. Les gestionnaires devront s’arranger pour que ça se produise et les employés seront motivés à agir de cette façon.

Pour y arriver, les gestionnaires donneront une rétroaction constructive aux employés. C’est ainsi que l’effort sera soutenu.

2. La motivation à court terme

La motivation augmente la productivité. Mais comment s’y prendre?

En encourageant les employés à relever des défis et à prendre des responsabilités. Naturellement, les défis doivent s’ajuster à leurs habiletés et à leurs compétences. Ils seront donc encouragés à prioriser des activités où ils démontrent de la performance.

3. Le sentiment d’être à sa place dans l’organisation

L’individu doit sentir qu’il est apprécié et qu’il se réalise au sein de l’organisation.

Une bonne manière d’y arriver est d’être le plus transparent possible en expliquant clairement pourquoi les décisions sont prises et comment les ressources sont réparties, afin de démontrer la recherche d’équité.

4. L’engagement à long terme

C’est plus facile de s’engager si l’on sent que l’organisation a une stratégie à long terme et qu’elle s’y consacre énergiquement. Il faudra aussi convaincre que c’est la bonne stratégie.

Les communications doivent donc clairement expliquer et justifier la stratégie de l’entreprise et convaincre que cette stratégie est basée sur des valeurs acceptées et une vision à long terme.

5. La confiance en soi

Allez-vous prendre des décisions, prendre des risques ou dépenser de l’argent si la confiance n’est pas au rendez-vous? Probablement pas. Il faut donc bâtir la confiance pour permettre aux individus d’être heureux et productifs.

Cette confiance se bâtit tranquillement en appliquant les quatre premiers déclencheurs de la productivité individuelle : la rétroaction constructive, la prise de responsabilités, le sentiment d’équité et la confiance envers l’organisation. Ceci permet de développer une confiance en soi qui débouchera sur une attitude positive et productive.

L’article du Wall Street Journal concluait en précisant qu’une entreprise perd 100 jours de travail par année pour chaque employé qui ne sont pas heureux au travail.

Avez-vous l’impression que vos employés sont heureux au travail?

Croyez-vous, comme moi, que le plaisir au travail rend plus productif?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com