4_Un nouveau leadership ?

Le carnet de l’observateur

Je me considère comme un observateur privilégié : depuis plus de 50 ans, j’ai eu l’occasion de gérer, d’administrer et d’accompagner des organisations. Dans ce carnet, j’aimerais partager avec vous quelques-unes de mes observations sur la gouvernance, le leadership et une gestion que j’ai toujours souhaitée la plus participative possible.

4_Un nouveau leadership ?

Le contexte socioéconomique actuel exige-t-il une nouvelle façon de diriger ?

Je suis convaincu que les entreprises qui durent et qui savent attirer et mobiliser leurs employés et leurs partenaires sont celles qui reposent sur la confiance, l’authenticité et des valeurs clairement assumées.

Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris par cette affirmation. En 1997, je publiais La gestion participative et, en 2023, Comprendre l’entreprise libérée. Deux publications qui faisaient la promotion de ces valeurs entrepreneuriales.

Mais quelque chose a changé.

Le contexte dans lequel les entreprises doivent aujourd’hui exercer leur leadership est devenu beaucoup plus incertain.

  • Changements climatiques et dégradation de l’environnement.
  • Montée des extrémismes et radicalisation des discours.
  • Accroissement des disparités sociales.
  • Guerres et tensions géopolitiques.
  • Perte de confiance envers plusieurs institutions.

Dans ce contexte, mon expérience montre que nous avons besoin d’un leadership plus attentif aux personnes, plus préoccupé par le long terme et davantage guidé par des valeurs de confiance, de responsabilité et de partage.

Et certaines entreprises montrent déjà la voie.


Prendre des décisions courageuses

Je lisais justement cet été Incorruptible, d’Eric Ries. L’auteur soutient, à partir de nombreux exemples et recherches, que les entreprises qui réussissent à long terme sont celles qui savent prendre leurs décisions en fonction de leur mission et de leurs valeurs, plutôt que de céder systématiquement aux impératifs financiers à court terme.

Cette idée m’interpelle particulièrement.

Car prendre une décision cohérente avec ses valeurs peut parfois sembler irrationnel à court terme.

Imaginons une entreprise dont la liquidité est fragile. Investir dans la formation de ses employés peut sembler difficile à justifier.

Mais si cette formation améliore la productivité, la qualité du travail et la capacité de l’entreprise à innover, la décision peut devenir un avantage concurrentiel à long terme.

Elle envoie également un message important aux employés :

« Nous croyons en vous et nous sommes prêts à investir dans votre développement, même lorsque la situation est difficile. »

C’est là que le leadership devient courageux.

Il faut parfois être capable d’expliquer à un banquier, à un investisseur ou à un partenaire pourquoi une décision qui semble moins rentable aujourd’hui peut être plus pertinente pour l’avenir de l’organisation.


Une histoire qui me revient

Je me souviens d’une situation vécue dans les années 1990 au Carnaval de Québec.

Le contrat de fabrication de la figurine du Bonhomme Carnaval était alors confié à Promoplastik, de Saint-Jean-Port-Joli.

Internet devenait populaire et il était désormais possible d’envisager une fabrication en Chine à moindre coût.

Certains dirigeants voyaient dans ce changement une possibilité d’améliorer le résultat financier à court terme.

D’autres considéraient qu’il était préférable de conserver un fournisseur local fiable et reconnu, parce que cette décision était cohérente avec l’image du Carnaval et son enracinement dans la communauté.

Deux façons de regarder la même décision.

  • L’une privilégiait l’économie immédiate.
  • L’autre misait sur la cohérence, l’authenticité et la relation avec la communauté. Et c’est celle qui a finalement été prise.

Je trouve cet exemple intéressant parce qu’il illustre une question qui demeure très actuelle :

Une décision qui paraît irrationnelle financièrement à court terme peut-elle devenir un avantage concurrentiel lorsqu’elle est profondément cohérente avec les valeurs de l’organisation ?

Il semble que oui.

Mais cela exige du courage.

Et surtout, cela exige des leaders capables d’expliquer pourquoi ils prennent cette décision.


Le rôle du nouveau leader

Lorsqu’une décision importante se présente, les chiffres ne devraient donc pas être les seuls éléments considérés.

Il faut aussi se demander :

Cette décision est-elle cohérente avec les valeurs que nous affirmons ?

Quel sera son impact sur nos employés, nos clients, nos fournisseurs et notre communauté ?

Et peut-être même une question plus personnelle :

« Si cette organisation faisait partie de ma famille, serais-je fier de la décision que nous sommes en train de prendre ? »

L’entreprise n’est plus une entité isolée. Elle évolue dans un environnement qu’elle influence autant qu’il l’influence.

Le nouveau leader devra donc être capable de concilier performance et responsabilité, autonomie et cohérence, résultats immédiats et pérennité.

C’est peut-être là, finalement, que se trouve le véritable défi du leadership de demain.

Qu’en pensez-vous ? Une entreprise peut-elle encore se permettre de prendre des décisions courageuses lorsque celles-ci ne répondent pas aux attentes financières à court terme ?

Gérard Perron

27 octobre 2026

3_La planification stratégique

Je me considère comme un observateur privilégié : depuis plus de 50 ans, j’ai eu l’occasion de gérer, d’administrer et d’accompagner des organisations. Dans ce carnet, j’aimerais partager avec vous quelques-unes de mes observations sur la gouvernance, le leadership et une gestion que j’ai toujours souhaitée la plus participative possible.

3_La planification stratégique est-elle toujours la saveur du mois ?

Cette question a été posée aux six entrepreneurs qui ont témoigné dans mon livre publié en 2023, Comprendre l’entreprise libérée.

Les entreprises libérées sont celles qui ont « libéré » les prises de décisions pour les démocratiser et au sein desquelles le nombre de fonctions est tellement réduit que l’organigramme qui les représente se retrouve « aplati » au lieu d’avoir la forme pyramidale des entreprises traditionnelles.

La réponse de certains m’a surpris :

La planification stratégique n’est pas nécessaire.

Il faut avouer que de se faire dire cela, alors que nous sommes habitués à considérer la planification stratégique comme la colonne vertébrale d’une entreprise, est pour le moins déconcertant.

Comment peut-on se passer de cet exercice que nous considérons comme essentiel ?

Les entrepreneurs que j’ai rencontrés parlent beaucoup de confiance.

Ils font confiance à leurs employés et à leurs partenaires, mais leur conception de la confiance va encore plus loin. Ils ont confiance en la capacité de l’organisation d’évoluer et de s’adapter.

Ils considèrent l’entreprise comme un organisme vivant.

Plutôt que de tout décider au sommet, l’organisation s’appuie sur les nombreuses « antennes » que constituent ses employés et ses partenaires. Chacun est en mesure d’observer son environnement, de détecter les changements, les menaces et les opportunités, puis d’agir.

À une condition : que la mobilisation soit réelle.

Dans une entreprise libérée, les employés connaissent la mission de l’organisation et disposent de l’autonomie nécessaire pour prendre des décisions cohérentes avec celle-ci.

Les idées sont expérimentées sur le terrain.

Les résultats permettent ensuite de décider s’il faut poursuivre, modifier ou abandonner.

Dans un environnement qui change rapidement, cette capacité d’adaptation peut effectivement être essentielle.

Mais faut-il vraiment choisir entre planifier et s’adapter ?

C’est ici que ma réflexion diverge quelque peu.

Les entrepreneurs dont je parle n’abandonnent pas pour autant toute réflexion stratégique.

Ils prennent plutôt le temps de réfléchir collectivement aux questions fondamentales :

  • Quelles sont nos valeurs ?
  • Quelle est notre raison d’être ?
  • Qu’est-ce qui change dans notre environnement ?
  • Quelles occasions voulons-nous saisir ?
  • Quels risques devons-nous surveiller ?
  • Et surtout, que devons-nous faire maintenant ?

La différence est peut-être là.

Il ne s’agit plus vraiment de prédire l’avenir, mais de se préparer à y réagir.

J’estime donc que la réflexion stratégique demeure essentielle, mais qu’elle devrait déboucher sur quelques choix et un plan d’action à court terme, plutôt que sur une longue liste d’objectifs censés nous conduire vers un avenir que personne ne peut réellement prévoir.

Du point de vue de la gouvernance, le conseil d’administration pourrait alors jouer un rôle important : suivre les principaux enjeux, questionner les hypothèses, surveiller l’évolution de l’environnement et vérifier que les actions entreprises demeurent cohérentes avec la mission et les valeurs de l’organisation.

Finalement, la vraie question n’est peut-être pas : faut-il planifier ?

La vraie question serait plutôt :

Que devons-nous planifier lorsque nous savons que l’avenir est imprévisible ?

À mon avis, la réponse se trouve dans les choix que nous sommes prêts à faire en tenant compte de la situation actuelle, plutôt que dans la prédiction d’un avenir lointain et impossible à prévoir.

Lorsqu’une décision importante se présente, j’aime me poser une question toute simple :

« Si cette organisation faisait partie de ma famille, serais-je fier de la décision que nous sommes en train de prendre ? »

Cette question nous oblige à dépasser les résultats financiers immédiats et à réfléchir aux conséquences de nos décisions sur les personnes qui nous sont chères, nos employés, nos clients, nos fournisseurs et notre communauté.

Et vous ?

Faites-vous encore de la planification stratégique ? Si oui, cherchez-vous à prévoir l’avenir ou surtout à préparer votre organisation à y faire face ?

Gérard Perron

13 octobre 2026

2016, année de transition : La retraite?

L’année 2016 en sera une de transition. Je prendrai ma retraite… enfin en partie. J’aurai 65 ans en mai et je vais en profiter pour revoir mes activités professionnelles. Je compte rester actif (professionnellement), mais travailler environ une journée par semaine. Le reste du temps sera consacré à mes activités bénévoles (notamment le mentorat) et à des activités personnelles et familiales.

Vous noterez en début d’année un changement sur mon blogue. Je vais cesser de le produire de façon hebdomadaire comme dans les dernières années. Je vais plutôt, de temps en temps, vous donner mon opinion sur des sujets d’actualité. Sur les réseaux sociaux, je vais vous partager mes lectures comme je le faisais, mais la fréquence sera moins intense.

Pour marquer la transition, ma conjointe et moi avons décidé de louer notre appartement pour un an à partir de l’automne 2016. Nous passerons le prochain automne en Europe. Nous reviendrons passer l’hiver au Québec et nous partirons de nouveau au printemps pour une destination à déterminer, mais vers le sud. Nous passerons ensuite l’été au Québec à visiter nos amis que nous avons un peu négligés ces dernières années.

Comme vous le constatez, c’est un changement de rythme. Nous souhaitons rester actifs, mais en choisissant nos activités différemment puisque les activités rémunérées seront moindres et laisseront plus de place aux activités bénévoles et personnelles.

Nous resterons en contact et j’en suis bien content.

Bonne Année 2016 à tous mes collègues et amis !

Gérard Perron, PMP

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Changement et stabilité dans les projets

Changement et stabilité, deux concepts opposés en apparence qui sont en réalité complémentaires. L’article auquel je vous réfère démontre que le changement est basé sur la stabilité et que sans stabilité, le changement est bien difficile, voire impossible. Cette approche enrichit la façon dont le changement est géré en mode projet.

Encore une fois, le Bulletin du PMI Lévis-Québec nous propose un éclairage intéressant sur un aspect de la gestion de projet. Que vous soyez gestionnaire de projet ou simplement intéressé à la gestion du changement. Cet article devrait vous plaire :

https://pmiquebec.qc.ca/index.php/articles-du-mois/435-stabilite-dans-les-projets-juin-2015

Je vous invite à me faire des commentaires à la suite de votre lecture.

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

Pourquoi la chance sourit-elle aux audacieux?

Est-ce que c’est vrai que la chance sourit aux audacieux? Il y a des gens qui se décrivent comme chanceux dans la vie et d’autres qui se décrivent comme malchanceux. Y aurait-il des gens bénis des dieux et d’autres qui doivent subir la vie?

Ces questions sont difficiles à trancher, car il y a plusieurs phénomènes qui façonnent notre vie. C’est certain qu’une femme qui naît en Afghanistan n’a pas les mêmes facilités qu’une femme qui naît au Québec. Ceci étant dit, lorsqu’on compare des gens qui auraient au départ sensiblement les mêmes chances, nous constatons que certains se définissent comme chanceux alors que d’autres comme malchanceux. C’est de ces personnes dont je veux parler.

Dans une recherche intitulée « luck factors project », Richard Wiseman a interrogé des gens qui se décrivaient comme chanceux et d’autres qui se trouvaient malchanceux. Il constate que ces gens avaient vécu sensiblement les mêmes événements, mais qu’ils ne donnaient pas le même ordre d’importance à ces événements. Ces résultats donnent plus de valeurs à la maxime suivante :

La chance n’est pas ce qui nous arrive, mais ce que nous faisons avec ce qui nous arrive.

Wiseman en déduit quatre principes que les gens « chanceux » appliquent pour que la chance leur sourie :

  1. Maximiser les opportunités

Les « chanceux » créent un environnement qui suscite les opportunités et savent les percevoir. Ils développent leurs réseaux, sont ouverts aux nouvelles expériences, adoptent une attitude « zen » face à la vie…

  1. Se fier à son intuition

Les « chanceux » savent écouter leur intuition et être attentifs à leurs pressentiments. Ils sont proactifs pour profiter de leur intuition, par exemple en méditant ou développant leur capacité de concentration.

  1. Être confiant en l’avenir

Les « chanceux » sont positifs face à l’avenir. Ils croient que la chance leur sourira. Ils sont tenaces dans les situations défavorables et sont persuadés que « ça ira mieux ». Ils abordent les autres d’une manière positive.

  1. Aborder positivement les malheurs

Les « chanceux » savent composer avec les situations défavorables et même en profiter. Ils ne s’apitoient pas sur leur sort, prennent la situation en main, se disent que ça aurait pu être pire…

Nous constatons que c’est beaucoup une question d’attitude. « Je n’ai pas de la chance, j’aide la chance ». Cette attitude se construit puisqu’il faut oser agir pour provoquer la chance. Ça demande donc de la confiance en soi qui se développe avec le temps. L’audacieux ose la nouveauté, il ose transgresser les tabous et il ose passer à l’action.

Mais attention de ne pas confondre audace et témérité. L’audace est une témérité qui est contrôlée. Il faut connaître ses limites. Il faut savoir sortir de sa zone de confort en se rendant dans une zone d’audace, mais en évitant la zone ou le risque est trop grand. Encore une fois, l’équilibre pour savoir doser est important et pas « si évident que ça ». C’est pourquoi le « chanceux » sait s’entourer et se donner les conditions pour réussir.

L’attitude confiante implique de prendre le risque d’agir sur ce qui peut être changé. Ça implique aussi de bien se préparer, mais savoir que l’on ne peut pas tout planifier. Il arrive parfois que des opportunités se présentent sans les avoir prévues. Ce sont souvent ces opportunités qui changent notre vie quand on ose en profiter.

Jean Monet disait que « ce n’est pas l’impossible qui pourrait demain nous désemparer… mais l’idée lancinante du possible que l’on n’a pas osé atteindre ».

Donc la chance sourit réellement aux audacieux, mais il faut savoir s’organiser pour en profiter.

Êtes-vous d’accord avec moi?

Pour écrire ce blogue, je me suis inspiré d’une conférence de Philippe Gabilliet que je remercie pour cette contribution.

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

Le courage de poser les bonnes questions

Il y a un vieil adage qui dit que « c’est plus difficile de se poser les bonnes questions que d’y répondre ». C’est pourquoi les dirigeants d’entreprise s’entourent souvent de consultants, de coach ou encore de mentors. Pour agir comme mentor régulièrement et comme coach occasionnellement, je considère qu’une bonne partie de notre responsabilité est justement d’aider notre mentoré ou notre client à avoir une perspective différente des problématiques. Mon but n’est pas de faire la promotion du mentorat, même si ça me tenterait. D’autant plus que je suis convaincu des avantages de cette façon de faire.

Je veux plutôt profiter de ce blogue pour vous donner quelques outils pour vous aider à vous poser vous-même les bonnes questions. Mais vous allez le comprendre, pour aussi vous encourager à travailler en équipe.

J’insiste sur ce dernier point parce que, comme individu, c’est souvent un réflexe normal de se protéger et de ne pas vouloir voir les choses pénibles. Nous ne voulons pas voir ce qui pourrait causer la perte de notre entreprise, qu’elle soit privée ou d’économie sociale. Par exemple, peu de gens de l’industrie du livre avaient prévu l’importance d’Amazon.

Pour éviter de passer à côté des « vraies » questions, je vous invite à travailler avec vos proches collaborateurs. Ça pourrait être votre équipe de direction ou si vous dirigez une petite entreprise d’économie sociale, ce pourrait être quelques membres de votre conseil d’administration. Les 5 questions qui suivent et qui peuvent être discutées en équipe sont suggérées par Andy Grove, ancien PDG d’Intel[1] :

  1. Si une entreprise avec beaucoup de moyens voulait vous attaquer, comment s’y prendrait-elle? Où êtes-vous le plus vulnérable? Où frapperait-elle en premier?
  2. Si quelqu’un avec des moyens limités voulait faire la même chose que vous, par où commencerait-elle? Quelle est votre plus grande faiblesse?
  3. Comment quelqu’un s’y prendrait-il pour vous enlever votre plus gros client? Est-ce que ce serait difficile?
  4. Quelle serait la meilleure manière de vous empêcher de prendre de l’expansion (nouveaux clients, nouveaux marchés)?
  5. Pour vous nuire le plus, quels groupes de personnes de votre entreprise quelqu’un viendrait-il embaucher?

Se poser ces questions serait une bonne stratégie de gestion du risque. Qu’en pensez-vous?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

[1] Traduction libre des questions à partir de ce document : http://www.inc.com/paul-brown/5-questions-you-should-ask-your-team-today.html?cid=em01014week25b

Pouvez-vous décrocher du travail?

« 40 % des Canadiens reconnaissent qu’ils s’acquittent de tâches professionnelles pendant leurs congés. Pourquoi? Essentiellement parce qu’ils aiment rester au fait de leurs dossiers, affirment-ils. C’est du moins ce qui ressort d’un récent sondage mené par le cabinet-conseil en ressources humaines Ranstad Canada. [1] »

C’est beaucoup de monde. En faites-vous partie?

On dirait que c’est devenu la norme. Il faut dire que les technologies (téléphones intelligents, tablettes, Wi-Fi…) facilitent le maintien du lien avec le bureau. Mais il y a plus et c’est inquiétant. Plusieurs se sentent indispensables et la pression pour la performance et les résultats dans un monde très compétitif font qu’il est difficile de décrocher. Ces raisons sont plus personnelles. L’envers de la médaille est que beaucoup de patrons exigent une réponse rapide à leurs questions même lorsque les gens sont en vacances (40 % selon certaines données). Ces raisons ne sont pas personnelles et il est plus difficile d’y remédier. Il y aurait donc une part de responsabilité personnelle et une part de responsabilité du patron.

Si c’est important de prendre des moments de pause pour « recharger ses batteries » et personnellement, je considère que c’est plus qu’important, c’est essentiel. Que peut-on faire pour y parvenir? [2]

Nettoyez votre boîte de courriels
 juste avant de vous en aller. « Pour vous assurer de quitter le bureau sans être inutilement stressé et anxieux, faites-en le plus possible avant de quitter, et ce, même s’il vous faut travailler quelques heures de plus les journées précédant vos congés : nettoyez votre boîte de courriels, répondez à vos messages vocaux, à vos messages sur Facebook ou LinkedIn, enfin bouclez votre liste de “To-Do”. Ce qui vous permettra de revenir fin prêt pour attaquer de nouveaux mandats. »

 

Déléguez des tâches à vos collègues de confiance. « Si vous craignez que certains de vos dossiers ne tombent entre deux chaises pendant votre absence, confiez certaines tâches clefs à vos collègues de confiance, en leur donnant assez d’informations sur le contexte et en offrant de leur retourner la faveur lorsqu’ils s’absenteront. Assurez-vous également de mentionner, dans vos avis d’absence du bureau, le nom de la personne responsable des questions urgentes. »

 

 

Fermez toutes les alertes professionnelles sur votre cellulaire. « Il s’agit là probablement de la chose la plus évidente et, malgré tout, la plus difficile à faire! À l’instant même où vous quittez le bureau, désactivez toutes les alertes professionnelles, incluant les notifications liées à vos applications de gestion de tâches ou d’événements. À noter que si vous devez impérativement vérifier et répondre à certains courriels vitaux, fixez-vous chaque jour une heure précise et un temps limité pour le faire, de préférence après 17 h, histoire d’éviter que les gens ne se mettent à interagir avec vous en direct. »

 

Concentrez-vous sur vos activités en vacances. « Martelez-le vous régulièrement en début de vacances : votre principale tâche lorsque vous êtes en congé consiste à… relaxer! Par conséquent, concentrez-vous sur votre programme quotidien, qu’il s’agisse de lire un roman sur la plage ou de découvrir une exposition dans un musée. Et dîtes-vous bien qu’il ne s’agit pas là de temps perdu, mais bel et bien de temps enrichissant, dont les répercussions se feront sentir, un jour ou l’autre, au travail. »

Ces solutions sont applicables si vous êtes responsable du problème. Si c’est votre patron, il faudra le convaincre que vous avez besoin d’une pause. Vous pourriez toujours « subtilement » placer ce blogue sur son bureau.

J’espère que ces quelques trucs vous aideront pour vos prochaines vacances. Et notez que ça peut aussi s’appliquer aux fins de semaines. Même si elles sont moins longues que des vacances, c’est un bon moment de ressourcement. Vos amis et votre famille apprécieront votre disponibilité et votre entreprise profitera de votre énergie.

Pensez-vous que c’est plus facile à dire qu’à faire?

Gérard Perron, PMP

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[1] http://www.lesaffaires.com/blogues/olivier-schmouker/pourquoi-n-arrivez-vous-pas-a-decrocher-du-travail/580305

[2] Suggestions des experts de Randstad Canada présentées dans un blogue d’Olivier Schmouker dans LES AFFAIRES (référence précédente)

UN BON RÉSEAU PROFESSIONNEL

Je reprends ici un blogue publié en 2011 http://goo.gl/dlP7mx

Je me plais souvent à dire que pour avancer avec assurance dans la vie il faut un bon réseau pour nous appuyer. Je suis à l’aise pour en parler parce que je peux me vanter d’avoir un bon réseau personnel et professionnel et que je compte souvent dessus. Naturellement, la contrepartie est vraie. Mon réseau peut aussi compter sur moi.

Gérard Perron PMP

http://www.gerardperron.com

L’entrepreneuriat collectif, un modèle qui prend sa place

Plusieurs personnes préfèrent le travail d’équipe et entreprendre en groupe. Il y a beaucoup d’avantages à collaborer pour développer une entreprise et à partager les risques et les bénéfices. Il y a plusieurs exemples au Québec qu’ils soient coopératifs ou associatifs (organisme à but non lucratif).

Ceux qui me connaissent savent que j’ai œuvré longtemps dans les réseaux coopératifs et que je vante souvent le modèle coopératif québécois qui est reconnu internationalement. Je vous propose un blogue que j’avais publié en 2012 lors d’un voyage de travail en Corée du Sud : http://fr.gerardperron.com/2012/10/les-defis-du-developpement-economique-local-la-coree-du-sud/

Kim Auclair avait aussi écrit un blogue intéressant sur l’entrepreneuriat collectif l’automne dernier et je vous le réfère : http://www.gazmetro.com/blogue/mon-entreprise/lentrepreneuriat-collectif-un-modele-a-promouvoir/

Elle-même lance une entreprise coopérative pour servir les utilisateurs de produits Apple au Québec. Pour les intéressés, le lancement de l’entreprise se fera à Montréal le 18 septembre (http://macquebec.com/lancement-de-la-cooperative-de-solidarite-macquebec/).

Cet été, j’ai eu le privilège de participer à l’enregistrement de capsules vidéo faisant la promotion du mentorat pour entrepreneurs coopératifs et associatifs de l’économie sociale. Ces capsules étaient produites par une entreprise de production vidéo (Les Productions 4 Éléments) qui est une coopérative de travail. Lors d’une discussion informelle avec un technicien, il me disait que le modèle coopératif avait bonifié ses conditions de travail en sécurisant son emploi.

Si, comme plusieurs vous êtes attiré par le modèle d’entrepreneuriat collectif, plusieurs sources d’information sont disponibles :

Si le modèle coopératif vous tente, je vous suggère de contacter une coopérative de développement régional. Leur réseau est en mutation, mais vous trouverez leurs coordonnées à cette adresse : http://www.fcdrq.coop/

Si vous préférez un modèle d’organisme à but non lucratif, quelques options s’offrent à vous, dont les Corporations de développement économique et communautaire.  Les Sociétés d’aide au développement des collectivités peuvent aussi vous guider dans votre choix.

Comme vous le constatez, l’option collective est attrayante et vous serez appuyé dans votre démarche. Je préside d’ailleurs le comité qui organise le mentorat pour ces entrepreneurs. C’est un nouveau service qui propose des mentors bénévoles pour accompagner les entrepreneurs coopératifs et associatifs de l’économie sociale. Voici l’adresse de ce service : http://www.mentorat-es.info/

Si vous avez des commentaires à faire sur l’entrepreneuriat collectif, vous êtes les bienvenus.

Gérard Perron, PMP

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Une nouvelle saison!

J’espère que vous avez passé un bel été! De mon côté, il fut assez occupé professionnellement. Vous savez peut-être que je préside le comité qui donne les orientations au service de mentorat pour entrepreneurs coopératifs et associatifs de l’économie sociale. Nous avons eu des développements intéressants cet été et je vous en parlerai dans quelques semaines. En attendant, vous trouverez de l’information sur ce site : http://www.entrepreneurship.qc.ca/mentorat-pour-entrepreneurs/mentorat-pour-entrepreneurs-economie-sociale

Pour amorcer la saison automnale, je vous propose un blogue rafraîchissant d’Olivier Schmouker : Les 10 règles d’or pour être franchement heureux au travail Je vous encourage à prendre 2 minutes pour le lire. Il nous ramène à ce qui est important.

Bonne lecture!

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com