Pour assumer du leadership, il faut aussi s’exprimer comme un leader

Pour être reconnu comme un leader, il faut s’exprimer comme tel. C’est du moins l’opinion de Brian Evje dans un article qu’il signait dans INC[i]. Je vous présente ici cinq éléments clés de cet article.

1.      Soyez convaincu que le langage en situation de leadership est particulier

Le langage en situation de leadership a des objectifs particuliers qui ne se retrouvent pas dans d’autres situations. Ainsi, lorsque vous vous adressez à des gens qui vous estiment comme un leader ils s’attendent à ce que vous donniez du sens aux actions que vous leur proposez. Vous aurez à expliquer des choix complexes, à motiver dans des situations difficiles, à rappeler les valeurs de l’entreprise, à donner une vision. Tout ceci ne peut se faire avec un langage terne, vague ou confus.

Il faut apprendre à choisir ses mots, à être spécifique, concret et évocateur. Vous devez vous sentir à l’aise avec un langage affirmatif. Il y a plusieurs façons d’y parvenir, entre autres, un club Toastmaster pourrait vous aider.

2.      Sachez ce que vous voulez

Souvent, vous ne savez pas quoi dire parce que vous ne savez pas ce que vous voulez. Avant de parler (formellement ou informellement) demandez-vous ce qui se passe et ce que vous voulez?

Si la réponse à cette question vous ramène à ce qui est vraiment important pour votre organisation, vous avez une belle occasion pour rappeler les bases de votre entreprise. Si vous ne savez pas ce que vous voulez ou pire, si vous poursuivez des objectifs purement personnels, vous devriez vous taire jusqu’à ce que vous ayez trouvé le sens pour votre organisation.

 

3.      Soyez prudent avec l’usage du « mais »

Un « mais » qui suit une phrase positive vient mettre un gros bémol sur votre intention réelle. « Votre idée est intéressante, mais… ». Si votre idée est réellement positive, il faut trouver une autre façon de le démontrer. Sinon, votre sincérité sera remise en question.

Par exemple, au lieu de dire : « Le groupe a fait un bel effort au dernier semestre, mais maintenant il faut vraiment se concentrer sur l’important ». Il serait plus approprié de dire : « Votre effort du dernier semestre est ce dont nous avions besoin, parce que le prochain semestre sera encore plus difficile pour l’organisation ».

4.      Modérez-vous avec les superlatifs

N’utilisez pas inutilement des superlatifs comme : incroyable, terrible, formidable, sensationnel; ça peut devenir banal. Servez-vous plutôt de mots plus clairs et spécifiques à la situation réelle. Si vous décrivez une présentation comme extraordinaire, ça ne dit pas grand-chose. C’est plus efficace de dire qu’elle a été claire, faisait ressortir les éléments clés et qu’elle résumait les actions à prendre.

5.      Décrivez la réalité comme elle est

N’essayez pas de minimiser des situations difficiles. Décrivez la situation avec des mots précis et appropriés. Si votre langage est clair, vos idées le seront. Ayez le courage d’appeler les choses par leur nom. Vous pouvez vous exercer seul ou avec des proches qui vous donneront leur opinion franche.

Même si le leadership est beaucoup une question d’écoute, la capacité d’exprimer clairement sa pensée est aussi une habileté à maîtriser.

Avez-vous d’autres suggestions pour bien s’exprimer comme leader?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

Comment décupler la coopération au sein de votre équipe?


Je ne vous donnerai pas la réponse tout de suite, je vais plutôt vous proposer la démarche qu’à suivi Olivier Schmouker sur son blogue dans les affaires

Les 10 choses que donne un « bon boss » à ses employés

Les « bons » patrons ont un excellent sens de l’organisation, un sens aiguisé de la prise de décision et s’assurent de réaliser ce qui est important.

Les « excellents » patrons font tout ce qui précède, en plus ils sont attentifs à leurs clients et à leurs fournisseurs, mais surtout ils prennent un soin exceptionnel de leurs employés.

Je vous présente dans ce blogue 10 choses qu’un excellent patron procure à ses employés. Je ne les ai pas inventées. De fait, je m’inspire largement d’un article publié par Jeff Haden dans INC[i].

  1. Autonomie et indépendance

    La motivation et l’engagement prennent leurs sources dans l’autonomie et l’indépendance. « C’est à moi, j’en prends soin! » l’indépendance inspire l’innovation, même dans des environnements très organisés. Les employés trouvent souvent des façons de faire plus performantes que celles que leurs patrons proposent.

  2. Des attentes claires

    La façon de le faire peut permettre l’initiative, mais les attentes de base doivent être précisées pour chaque situation. C’est stressant de ne pas savoir ce qui est attendu de nous. Lorsque les attentes minimales sont changées, elles doivent être expliquées et la raison de ce changement doit être présentée.

  3. Des objectifs significatifs

    Le travail est plus intéressant lorsqu’il a un sens, même un travail répétitif. Vous vous souvenez probablement de l’artisan qui taillait des pierres et de son voisin qui disait qu’il bâtissait une cathédrale.

  4. Un réel sens d’accomplissement

    Les gens aiment sentir qu’ils font partie d’une équipe qui travaille dans le même sens; sentir qu’ils réalisent quelque chose qui est important. Ça commence par comprendre ce qui est important et pourquoi c’est important.

  5. L’opportunité de contribuer significativement

    Les employés mobilisés donnent généreusement des suggestions. Il faut les engager à continuer dans ce sens. Il faut les questionner, les encourager et démontrer notre appréciation envers toutes suggestions. Si une suggestion est rejetée, il faut remercier de l’avoir faite et expliquer la raison du rejet.

  6. Une proximité sincère

    Les employés veulent plus qu’un salaire. Ils désirent du respect et de la considération comme personne. L’intérêt sincère pour leur vie personnelle et familiale prouvera qu’ils sont plus que des exécutants. Il faut prendre le temps de discuter personnellement. Ce temps est plus productif que des rencontres de groupe ou d’évaluation.

  7. Une véritable équité 

    Un patron peut être exigeant, mais il doit l’être également avec tous. Le sentiment d’être traité équitablement est une source de stimulation. Pour être cohérent avec le paragraphe précédent, précisons que chaque employé doit être traité différemment, mais en cohérence avec les autres. Plus un employé comprendra la raison d’une décision, plus il aura l’impression d’un traitement équitable.

  8. Une critique en privé

    Personne n’est parfait, mais la critique constructive doit être faite en privé. La rétroaction est importante et nécessaire. Faite en privé, elle recevra un accueil plus ouvert.

  9. Des louanges en public

    Tout le monde connaît des succès, même ceux qui performent moins bien. L’appréciation est méritée. C’est plus facile de louanger ceux qui performent sur une base régulière (c’est peut-être pourquoi ils performent), mais il faut aussi trouver le moyen de souligner les efforts de ceux qui respectent minimalement les normes établies. C’est peut-être ainsi qu’un jour ils les dépasseront. La louange faite en public a plus d’impact (par contre, soyez attentif à certaines normes culturelles qui exigent des louanges en privé).

  10. L’opportunité d’un meilleur avenir

    Chaque emploi devrait pouvoir mener à quelque chose meilleur. Un employé devrait avoir l’opportunité de se développer personnellement, même si ce développement personnel l’amènera chez un autre employeur. Il faut être à l’écoute pour décoder les aspirations des employés. En étant attentif à vos employés, ces derniers le seront envers votre entreprise. Une des meilleures façons de le démontrer est de manifester de l’attention pour leur avenir comme vous en manifestez pour l’avenir de votre entreprise.

    J’espère que ces quelques suggestions qui nous viennent de Jeff Hadden vous convaincront d’être attentif à ceux qui font avancer votre entreprise. Personnellement, je suis à l’aise avec ces principes puisque ce sont ceux que je préconisais dans mon livre intitulé : La gestion participative.

    J’aimerais savoir si vous partagez mon point de vue. Votre commentaire est bienvenu.

    Gérard Perron, PMP

    www.gerardperron.com