CINQ ASTUCES POUR MOBILISER DAVANTAGE VOS EMPLOYÉS


Je me suis inspiré d’un article signé par Jean-François Boudreault, associé chez Raymond Chabot Grant Thornton, dans le journal Chefs d’entreprises de mars 2012. Ceux qui me connaissent savent que ce sujet me passionne, j’y ai consacré un livre (La gestion participative, édition Transcontinental).

LA TRIBU COMME STRATÉGIE DE LEADERSHIP

Si vous voulez influencer, créer une tribu intéressée à votre idée et alimentez (orientez, motivez…) cette tribu. La tribu va engendrer un mouvement. C’est du moins ce que nous propose Seth Godin lors de TED 2009, sur la création de tribu comme stratégie de leadership.

La théorie peut s’appliquer au chef de projet qui doit rassembler une équipe pour un certain temps. Cette « tribu » doit avoir les mêmes objectifs et partager la même passion.

Les beatles n’ont pas inventé les ados, ils ont décidé de les orienter.

Hugo Chavez n’a pas inventé la classe moyenne vénézuélienne, il l’a orienté.

Seth Godin partage de façon dynamique pourquoi et comment il est intéressant de constituer une tribu pour atteindre nos objectifs. Il nous présente comment Internet peut être un outil formidable pour créer et alimenter notre tribu.

La notion du chef qui est suivi par une tribu me rebute au départ. Vous connaissez mes convictions pour le leadership partagé, ou si vous préférez par la gestion participative. Ce n’est pas nécessairement le cas avec un chef de tribu. Mais avec Internet et les médias sociaux, c’est plus facile de démocratiser le leadership.

Je dois aussi admettre que le terme tribu me rendait mal à l’aise à cause des références aux tribus primitives ou des tribus de bandits dont la télévision fait souvent référence. Le terme est ici plutôt utilisé dans le sens plus actuel des communautés d’intérêt qui se développent dans les médias sociaux et dans les cercles de gestion de projet.

Cette vidéo de 17 minutes vaut la peine d’être écouté par ceux qui sont passionnés par le leadership. Si vous êtes un gestionnaire de projet, vous y trouverez de l’inspiration pour animer votre équipe.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=uQGYr9bnktw#!

Je remercie Michel Operto pour m’avoir fait découvrir cette vidéo à partir de son blogue.

http://dantotsupm.com/2011/12/21/chefs-de-projet-creez-votre-tribu/

 

Gérard Perron, PMP

Expert-conseil en développement économique et organisationnel

www.gerardperron.com

LES DÉFIS DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE LOCAL (LA CORÉE DU SUD)

Au moment où j’écris ces lignes, je suis en Corée du Sud où je termine un séjour d’une semaine. J’étais invité à une conférence internationale de 3 jours sur le développement local et coopératif. J’ai rencontré beaucoup de gens intéressés à utiliser la formule coopérative pour améliorer la situation socioéconomique de leur coin de pays.

Référence : http://jb-coop.com/2012/inner.php?sMenu=main

Les responsables coréens voulaient évaluer ce qui se fait ailleurs, pour ensuite planifier les prochaines étapes chez eux. Cinq experts de différents pays participaient comme conférenciers à l’événement :

  • Greg Macleod, Cape Breton, Canada
  • Iñazio Irizar, Mondragon, Espagne
  • Sara Depedri, Trentino, Italie
  • Kisaburo Okayasu, Japon
  • Gérard Perron, Québec, Canada

C’était excitant pour moi d’avoir le privilège de recevoir cette masse d’information intéressante de la part des conférenciers étrangers et des personnes impliquées dans le développement local et coopératif en Corée. C’était aussi un honneur de présenter les résultats du développement coopératif au Québec. Nous oublions souvent que le Québec est reconnu internationalement pour son efficacité dans ce domaine.

L’expérience de Mondragon est toujours inspirante. Cette petite ville, enclavée dans les montagnes du Pays Basque espagnol, a réussi à partir des années 50 à créer un conglomérat coopératif qui emploie aujourd’hui plus de 80 000 personnes et qui a des succursales un peu partout dans le monde. Leur développement s’est surtout fait par des coopératives de travail et une banque coopérative est au cœur de leur organisation :

Référence : http://www.mondragon-corporation.com/default.aspx

La région de Trentino en Italie est aussi intéressante parce qu’elle a su intégrer le développement coopératif avec le développement socio-économique de la région. Beaucoup d’effort est fait pour renforcer le réseau coopératif et s’assurer que les coopérateurs respectent les principes coopératifs, particulièrement l’éducation coopérative, la coopération entre les coopératives et l’engagement envers la communauté.

Références : http://www.ftcoop.it/portal/Home/IlNostromondo/intrentino/federazione/cooperation_englishversion/tabid/737/Default.aspx

Pour ma part, j’ai présenté la force du mouvement coopératif québécois en rappelant que le premier employeur privé au Québec est le Mouvement Desjardins et le cinquième employeur en importance est le réseau des coopératives agricoles. J’ai présenté les résultats du réseau des coopératives de développement régional qui a créé 327 coopératives les trois dernières années, créant ou maintenant ainsi 1 234 emplois.

J’ai surtout insisté sur le fait que la performance du Québec en développement coopératif est due à son solide réseau composé de 15 fédérations sectorielles et de 11 coopératives de développement régional, regroupées sous le Conseil de la coopération et de la mutualité du Québec. La synergie de ce regroupement a permis de consolider une forte collaboration avec le gouvernement provincial et de mettre en place un système d’appui qui donne accès à du financement pour les coopératives et du soutien professionnel pour leur développement.

Les activités tenues ces derniers jours en Corée auront permis aux gouvernements de réaliser davantage le potentiel du développement coopératif pour l’amélioration de la situation socio-économique du pays. Le gouvernement central et les gouvernements de certaines provinces semblent décider à appuyer le développement coopératif. Quelques universités ont aussi montré leur enthousiasme pour accompagner les efforts de développement. Les coopératives sont moins bien implantées qu’au Québec, mais elles devraient mettre la main à la pâte pour prendre en main leur développement. Les secteurs des banques coopératives, de l’agriculture et des magasins d’alimentation sont les plus structurés en ce moment.

Une plateforme d’échange virtuelle a été mise en place entre les chercheurs, les coopérateurs, les intervenants gouvernementaux et les experts internationaux. Elle permettra d’approfondir la réflexion sur les prochaines étapes et de stimuler la mise en place d’un plan d’action.

Il sera intéressant de suivre l’évolution du développement coopératif en Corée du Sud. Je retire de cette expérience quelques idées pour le développement coopératif au Québec…

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

Séoul. Le 7 octobre 2012