DÉCOUVREZ MES PREMIÈRES EXPÉRIENCES COMME LEADER!

Je partage mes premières expériences de leadership afin que vous découvriez comment vous pouvez améliorer vos propres expériences comme leader. Je suis convaincu que le leadership ça peut s’améliorer.

 

AVEZ-VOUS DÉJÀ FAIT PARTIE D’UNE ÉQUIPE TRÈS PERFORMANTE?

C’est une question que je pose régulièrement lorsque je donne une formation sur la gestion des ressources humaines dans les projets. J’ai toujours des mains qui se lèvent pour partager leur expérience et c’est souvent avec passion qu’ils le font. Participer à une équipe très performante est une expérience stimulante, nous voudrions qu’elle dure indéfiniment. Malheureusement, par définition un projet doit se terminer.

Mais il y a pire, plusieurs n’ont jamais connu cette sensation : ce sentiment de confiance entre les équipiers; ce plaisir d’atteindre la qualité recherchée; ces moments de création collective…

Je n’ai pas compilé le pourcentage de ceux qui disent avoir participé à ce genre d’équipe, mais je partage l’idée qu’un maximum de 30 % des équipiers de projets a eu cette opportunité. Cette statistique vient du blogue d’Art Petty. Ce dernier, tout comme moi, n’a pas de prétentions scientifiques, mais il se fie à son expérience puisque comme moi, il donne de la formation en leadership.

Ceux qui ont vécu l’expérience d’une équipe très performante se désolent sûrement de ce résultat, car ils auraient souhaité que plus de gens partagent leur expérience. La réalité veut que l’environnement des projets soit souvent trop stressant pour obtenir cette synergie d’équipe. Je présenterai plus bas les facteurs qui empêchent ce résultat. Je veux d’abord présenter les caractéristiques d’une équipe performante et vous donner le goût de provoquer cet environnement.

Au lieu de vous donner des définitions théoriques d’une équipe performante, je vais plutôt vous présenter ce qu’en pensent ceux qui ont participé à de telles équipes. Pour ce faire, je vais reprendre ce qu’écrivait (en anglais) Art Petty dans le blogue mentionné plus haut.

Une équipe très performante :

  • Atteint ou excède ses objectifs.
  • Est un groupe dont les autres personnes veulent faire partie.
  • Est un groupe concentré, passionné par le but final du travail.
  • On y retrouve de la camaraderie.
  • « Nous étions impatients d’arriver au travail et nous avons détesté quand le projet s’est terminé. »
  • Est un groupe de personnes qui prospèrent en atteignant et dépassant leurs défis.
  • Est un groupe dont la mission est plus grande que les emplois individuels.
  • Est un groupe qui sait comment transformer les inconnues en actions. (une équipe apprenante)
  • Fonctionne avec des valeurs distinctes et met l’emphase sur la responsabilité individuelle.
  • Sait comment se battre et jouer ensemble tout en se concentrant sur les objectifs.
  • Célèbre les victoires et transforme les échecs en nouveaux défis

Je souhaite qu’un jour vous fassiez partie d’une telle équipe. Ce sera un plaisir d’aller travailler. Et si vous êtes le coach d’une telle équipe, vous avez du mérite pour ce succès, mais vous êtes bien récompensé par le sentiment de réussite collective qu’il procure. Naturellement, si nous décodons les conditions de succès, nous retrouvons le leadership, la confiance, l’inspiration de réaliser quelque chose d’important, l’esprit d’équipe, l’apprentissage et j’ajouterais la discipline.

Maintenant, analysons pourquoi 70 % des équipes n’ont pas droit à ce traitement de privilège. La réponse la plus courante est la faiblesse du leadership. C’est vrai que c’est la responsabilité d’un bon leader de réunir les conditions gagnantes mentionnées plus haut. Mais si cette réponse est la bonne, nous souffrons avec évidence d’une carence de bons leaders. C’est pourquoi j’aimerais que nous poussions un peu plus loin la réflexion.

Je pense que nos leaders malgré leur habileté ne réussissent pas toujours parce qu’il y a un manque d’écoute de la part des directions des organisations. Ces dernières ne fournissent pas toujours les conditions nécessaires à la réussite des projets. Parfois en ne leur donnant pas l’importance qui leur serait due. D’autres fois en n’accordant pas les ressources qui seraient nécessaires. Ce qui passe un message d’indifférence aux équipiers. Ça demande beaucoup d’ouverture de la part d’un dirigeant pour répondre rapidement aux changements que peuvent susciter des projets dans une organisation. Le leader du projet peut être très bon, si le supérieur ne réagit pas aux demandes de changements, le projet se développera de façon chaotique.

Vous allez me répondre qu’un excellent leader sait négocier et obtenir ce dont il a besoin. Peut-être, mais entre vous et moi, il y a souvent une bonne marge entre l’idéal et la réalité. La « vraie vie » nous enseigne que même d’excellents leaders se butent à des murs infranchissables. Nous reconnaissons ces leaders parce qu’ils vont tirer des leçons de ces échecs et en ressortiront grandis.

Avez-vous déjà fait partie d’une équipe très performante?

Et si oui, combien de fois?

Quelles étaient les conditions pour que ça se produise?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

CONNAISSEZ-VOUS LES IMPLICATIONS DE PRÉSENTER UNE VISION?

Dans la série : « Leadership et vision »


Pour ce 5e blogue de la série leadership et vision j’aborde les conséquences qu’il faut assumer lorsque, comme leader, nous présentons une vision. Je les présente simplement en 9 points.

Les implications pour le chef de projet

  • Il doit développer et communiquer une vision positive pour chaque projet.
  • La vision doit être assez précise pour donner une direction à lui-même comme aux membres de l’équipe.
  • La vision doit être communiquée publiquement aux parties prenantes.
  • Une fois qu’elle est diffusée, ses actions doivent être conséquentes avec la vision (les bottines doivent suivre les babines).
  • Il doit comprendre que la vision est une image mentale. Elle est donc difficile à communiquer. Elle doit l’être souvent et de différentes manières : oralement, par écrit, en présentant des exemples.
  • Il doit constamment rechercher et donner du feedback sur sa performance et sur celle de l’équipe en regard de la vision à atteindre.
  • Il doit permettre aux membres de l’équipe de régulièrement (les jalons) mesurer leur performance en regard des normes établies par la vision.
  • Il doit être à l’affût des erreurs (les siennes comme celles des autres) et les traiter comme des occasions d’apprendre. Il doit être capable de mesurer ce qui sépare la performance de la norme attendue et trouver le lien qui permettra de se rapprocher de la vision.
  • Il doit garder le cap sur la vision et s’assurer que les membres de l’équipe peuvent corriger les erreurs qui se produisent. Et cela, même s’il est souvent plus facile d’abaisser les normes que de travailler à les atteindre.

Développer une vision qui mobilise est peut-être l’outil le plus efficace qu’un chef de projet peut utiliser.

Êtes-vous d’accord avec tous ces points?

Comment communiquez-vous votre vision?

Ce blogue est inspiré du livre : Project Leadership, form theory to practice; Pinto, Thomas, Trailer, Palmer and Govekar; Project Management Institute; 1998.

Gérard Perron, PMP

Expert-conseil en développement économique et organisationnel

Pour lire d’autres blogues de cette série: sur la page de mon blogue, cliquer sur « blogue et vidéoblogue » (à droite) et choisir : développement organisationnel.

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