Les 10 choses que donne un « bon boss » à ses employés

Les « bons » patrons ont un excellent sens de l’organisation, un sens aiguisé de la prise de décision et s’assurent de réaliser ce qui est important.

Les « excellents » patrons font tout ce qui précède, en plus ils sont attentifs à leurs clients et à leurs fournisseurs, mais surtout ils prennent un soin exceptionnel de leurs employés.

Je vous présente dans ce blogue 10 choses qu’un excellent patron procure à ses employés. Je ne les ai pas inventées. De fait, je m’inspire largement d’un article publié par Jeff Haden dans INC[i].

  1. Autonomie et indépendance

    La motivation et l’engagement prennent leurs sources dans l’autonomie et l’indépendance. « C’est à moi, j’en prends soin! » l’indépendance inspire l’innovation, même dans des environnements très organisés. Les employés trouvent souvent des façons de faire plus performantes que celles que leurs patrons proposent.

  2. Des attentes claires

    La façon de le faire peut permettre l’initiative, mais les attentes de base doivent être précisées pour chaque situation. C’est stressant de ne pas savoir ce qui est attendu de nous. Lorsque les attentes minimales sont changées, elles doivent être expliquées et la raison de ce changement doit être présentée.

  3. Des objectifs significatifs

    Le travail est plus intéressant lorsqu’il a un sens, même un travail répétitif. Vous vous souvenez probablement de l’artisan qui taillait des pierres et de son voisin qui disait qu’il bâtissait une cathédrale.

  4. Un réel sens d’accomplissement

    Les gens aiment sentir qu’ils font partie d’une équipe qui travaille dans le même sens; sentir qu’ils réalisent quelque chose qui est important. Ça commence par comprendre ce qui est important et pourquoi c’est important.

  5. L’opportunité de contribuer significativement

    Les employés mobilisés donnent généreusement des suggestions. Il faut les engager à continuer dans ce sens. Il faut les questionner, les encourager et démontrer notre appréciation envers toutes suggestions. Si une suggestion est rejetée, il faut remercier de l’avoir faite et expliquer la raison du rejet.

  6. Une proximité sincère

    Les employés veulent plus qu’un salaire. Ils désirent du respect et de la considération comme personne. L’intérêt sincère pour leur vie personnelle et familiale prouvera qu’ils sont plus que des exécutants. Il faut prendre le temps de discuter personnellement. Ce temps est plus productif que des rencontres de groupe ou d’évaluation.

  7. Une véritable équité 

    Un patron peut être exigeant, mais il doit l’être également avec tous. Le sentiment d’être traité équitablement est une source de stimulation. Pour être cohérent avec le paragraphe précédent, précisons que chaque employé doit être traité différemment, mais en cohérence avec les autres. Plus un employé comprendra la raison d’une décision, plus il aura l’impression d’un traitement équitable.

  8. Une critique en privé

    Personne n’est parfait, mais la critique constructive doit être faite en privé. La rétroaction est importante et nécessaire. Faite en privé, elle recevra un accueil plus ouvert.

  9. Des louanges en public

    Tout le monde connaît des succès, même ceux qui performent moins bien. L’appréciation est méritée. C’est plus facile de louanger ceux qui performent sur une base régulière (c’est peut-être pourquoi ils performent), mais il faut aussi trouver le moyen de souligner les efforts de ceux qui respectent minimalement les normes établies. C’est peut-être ainsi qu’un jour ils les dépasseront. La louange faite en public a plus d’impact (par contre, soyez attentif à certaines normes culturelles qui exigent des louanges en privé).

  10. L’opportunité d’un meilleur avenir

    Chaque emploi devrait pouvoir mener à quelque chose meilleur. Un employé devrait avoir l’opportunité de se développer personnellement, même si ce développement personnel l’amènera chez un autre employeur. Il faut être à l’écoute pour décoder les aspirations des employés. En étant attentif à vos employés, ces derniers le seront envers votre entreprise. Une des meilleures façons de le démontrer est de manifester de l’attention pour leur avenir comme vous en manifestez pour l’avenir de votre entreprise.

    J’espère que ces quelques suggestions qui nous viennent de Jeff Hadden vous convaincront d’être attentif à ceux qui font avancer votre entreprise. Personnellement, je suis à l’aise avec ces principes puisque ce sont ceux que je préconisais dans mon livre intitulé : La gestion participative.

    J’aimerais savoir si vous partagez mon point de vue. Votre commentaire est bienvenu.

    Gérard Perron, PMP

    www.gerardperron.com

     

Comment contrecarrer 4 tactiques de négociations tordues?

Ce n’est pas toujours facile d’arriver à une entente satisfaisante pour les deux parties. C’est encore plus difficile quand notre vis-à-vis utilise des tactiques tordues. Je vous expose quatre exemples et les meilleures réactions possible. Je n’ai pas inventé ces tactiques, je vous présente, à ma façon, le contenu d’un article de Geoffrey James paru dans INC[i].

1.      Le client prétend hésiter

Scénario : vous avez une entente verbale, mais en négociant les conditions finales, votre client vous dit qu’il n’est plus certain que c’est la meilleure entente pour lui. Il espère que vous lui présenterez d’autres concessions. La meilleure stratégie consiste à vérifier s’il y a réellement un problème ou si vous vous faites duper.

Mauvaise attitude :

  • Client : Je ne suis pas certain que c’est le meilleur temps pour faire ceci.
  • Vous : Que puis-je faire pour m’assurer que vous allez le faire?
  • Client : Si vous me donnez un suivi gratuit de 6 mois, je pourrai aller de l’avant.

Bonne attitude :

  • Client : Je ne suis pas certain que c’est le meilleur temps pour faire ceci.
  • Vous : Pourquoi mettez-vous en question notre entente?
  • Client : Nous pensons que ça pourrait nous coûter trop cher.
  • Vous : Examinons de nouveau le « retour sur investissement » que nous avons calculé plus tôt.

2.      Le client soulève une attente déraisonnable

Scénario : vous travaillez sur une entente lorsque votre vis-à-vis vous fait une requête qui n’a pas de sens, du genre : « Vous devrez arrêter de faire des affaires avec nos compétiteurs si vous voulez faire affaire avec nous. » Ce bluff a pour but de vous faire faire une autre concession plus réaliste. La meilleure stratégie consiste à attaquer le bluff.

Mauvaise attitude :

  • Client : Vous devrez fournir une formation gratuite en espagnol à toute notre équipe de direction.
  • Vous : Ça va gruger toute ma marge de profit, je ne peux pas faire cela.
  • Alors, si vous ne pouvez faire cela, donnez-nous une réduction de 10 %.
  • Vous : Je vais voir ce que je peux faire.

Bonne attitude :

  • Client : Vous devrez fournir une formation gratuite en espagnol à toute notre équipe de direction.
  • Vous : Comme c’est impossible, il me semble que vous n’êtes pas intéressé par une entente, est-ce réellement le cas?
  • Client : Ça ne coûte rien de demander!

3.      Le client demande un rabais de dernière minute

Scénario : Vous vous préparez à signer un contrat pour lequel vous vous êtes entendu sur le prix et le client vous demande un rabais de dernière minute. « Mon patron ne signera pas si nous n’obtenons pas une réduction de 15 %. » Le client essaie de savoir si vous lui avez vraiment présenté votre meilleure offre. La pire chose serait de lui accorder un rabais, ça démontrerait qu’il ne peut se fier à votre parole lorsque vous affirmiez que c’était votre meilleure offre.

Mauvaise attitude :

  • Client : Il n’y aura pas d’entente si nous n’obtenons pas un rabais de 15 %.
  • Vous : Parfait, je prépare le changement.
  • Client (dans sa tête) : « Il était en train de me surfacturer. »

Bonne attitude :

  • Client : Il n’y aura pas d’entente si nous n’obtenons pas un rabais de 15 %.
  • Vous : Je n’agis pas comme certains compétiteurs. Je vous présente la meilleure offre possible dès le début. Par contre, si vous voulez que nous retirions certaines options pour respecter votre budget, je suis ouvert à cette possibilité.
  • Client : C’est parfait, allons-y comme prévu.

4.      Le client étire la discussion

Scénario : Vous êtes sur le point de vous entendre quand soudainement les rendez-vous sont reportés. « Je ne peux vous rencontrer vendredi, peut-on se voir le mois prochain? » Le client espère que vous ayez besoin de conclure cette entente rapidement et que la perspective d’un délai vous fera faire des concessions. La meilleure stratégie est de présenter des inconvénients à un report de la décision.

Mauvaise attitude :

  • Client : Je pourrais vous revoir dans 2 mois.
  • Vous : Est-ce que je peux faire quelque chose pour que nous concluions l’entente plus rapidement?
  • Client : Si vous présentez un rabais, je pourrais me libérer plus rapidement.

Bonne attitude :

  • Client : Je pourrais vous revoir dans 2 mois.
  • Vous : Ça va. Par contre, dans deux mois je serai moins disponible et nous devrons prendre plus de temps pour réaliser le mandat.
  • Client : Dans ce cas, peut-on se revoir lundi matin?

La négociation est un processus d’écoute. Il faut toujours tenter de bien comprendre les attentes et les besoins de notre vis-à-vis.

Auriez-vous réagi comme le suggère Geoffrey James dans l’article que je cite?

Merci de présenter vos commentaires.

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com