LA GESTION INTÉGRÉE DU RISQUE EN GOUVERNANCE

Une bonne gouvernance implique que les administrateurs aient une stratégie de gestion du risque. Le risque en entreprise, qu’est-ce que c’est?

  • Nous pouvons parler rapidement de toute activité dont le résultat est incertain.
  • Ce peut être une menace ou une opportunité.

Nous pourrions aussi parler de la possibilité qu’une action ou qu’une inaction affecte notre capacité à atteindre un objectif ou à profiter d’une opportunité. Comme administrateur, il faut s’assurer que l’entreprise a la capacité d’identifier, d’évaluer, de comprendre, d’atténuer, de communiquer et de contrôler les risques.

L’ancienne approche du risque consistait à évaluer les différents risques relatifs à chaque fonction de l’organisation. Même si cette initiative était mieux que le laisser-faire, elle avait un défaut majeur : c’était une vision en silo de différents risques. La nouvelle approche est intégrée et perçoit le risque comme une opportunité de faire des gains et d’éviter des pertes.

Les principales étapes dans la gestion du risque sont les suivantes :

  • Identification : qu’est-ce qui peut influencer nos objectifs?
  • Évaluation préliminaire : les conséquences possibles?
  • Compréhension : Comment ça se passe?
  • Réponse : Ce que nous pouvons/devons faire?
  • Communication : Ce que nous pouvons/devons dire?
  • Contrôle : Que peut-on améliorer?

N’oubliez pas de nommer une personne responsable de chaque menace ou opportunité détectée.

Le risque et l’innovation sont les deux côtés de la même médaille :

  • Sans risque, pas d’innovation…
  • Sans innovation, pas de croissance…
  • Sans croissance, pas de viabilité à long terme

Considérons la gestion du risque comme un processus proactif et continu pour comprendre et gérer le risque et communiquer avec toutes les parties prenantes de l’organisation.

Je vous suggère quelques lectures :

Secrétariat du Conseil du trésor du Canada :

Guide de gestion intégrée du risque

http://www.tbs-sct.gc.ca/tbs-sct/rm-gr/guides/girm-ggir01-fra.asp

Une Stratégie pour la mise en œuvre de la gestion des risques

http://www.tbs-sct.gc.ca/emf-cag/risk-risques/strategy-strategie/strategy-strategie00-fra.asp

Cadre stratégique de gestion du risque

http://www.tbs-sct.gc.ca/pol/doc-fra.aspx?id=19422&section=text

Ministère des Services gouvernementaux (Québec), Guide de gestion des risques des projets de développement de système :

http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs53966

KPMG, Gestion des risques d’exploitation :

https://www.kpmg.com/Ca/fr/services/Advisory/PerformanceTechnology/Pages/BusinessEffectiveness.aspx?gclid=CJeKipnWjbQCFcyf4AoduRwAgg

PMI :

http://marketplace.pmi.org/Pages/default.aspx?Category=Risk

 

Quelle est votre stratégie de gestion du risque?

 

Est-elle bien intégrée à l’ensemble de votre organisation?

Ce blogue reprend un article que j’avais publié en 2007, mais qui est toujours d’actualité.

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

DÉCOUVREZ POURQUOI SIÉGER À UN CONSEIL D’ADMINISTRATION EST UNE BONNE ÉCOLE

Ce vidéoblogue présente comment le fait de siéger à un conseil d’administration peut être une bonne école pour un jeune entrepreneur, entre autres, en permettant de développer son leadership. Mais attention, ça ne s’improvise pas.

LES RESPONSABILITÉS DES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

Les administrateurs d’une société ont des devoirs et des obligations qu’ils doivent connaîtrent et qu’ils ne peuvent nier. Je présente ici certaines responsabilités qu’ils doivent assumer.

 « Responsabilité statutaire

La responsabilité de l’organisation n’exclut pas celle de la personne physique qui commet l’infraction, celle-ci pouvant être poursuivie personnellement. La Loi sur les compagnies et d’autres lois prévoient des poursuites civiles et des peines.

Les administratrices et les administrateurs sont passibles de poursuites civiles dans les cas suivants :

Prêts aux membres : la Loi sur les compagnies interdit aux organismes incorporés d’accorder des prêts à leurs membres ; cette loi les rend conjointement et solidairement responsables d’un tel prêt, plus les intérêts;

Livres et registres : l’entrée de fausses données ou le refus de montrer les livres engage leur responsabilité personnelle pour les pertes qu’une partie intéressée peut encourir ;

Retenues d’impôt à la source et cotisations de l’employeur : ils sont solidairement responsables pour le non-versement des retenues d’impôt fédéral et provincial, des cotisations d’assurance-emploi, du Régime des rentes du Québec (RRQ), du Fonds des services de santé, de la Commission des normes du travail (CNT), de la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) ainsi que des pénalités et des intérêts s’y rapportant.

De nombreuses autres lois contiennent également des dispositions sur la responsabilité des administratrices et des administrateurs qui commettent une infraction ou y participent : le Code des professions, la Loi sur la protection du consommateur, etc.

Responsabilité civile

En principe, les manquements aux devoirs de prudence, de diligence, d’honnêteté et de loyauté envers l’organisation peuvent entraîner des poursuites.

En vertu du Code civil, les membres du conseil d’administration sont aussi soumis personnellement au régime général de la responsabilité civile, comme toute autre personne. S’ils ont effectivement participé à la faute ou s’ils s’en sont solidarisés par leur conduite, ceux-ci pourraient être poursuivis par l’organisme, les autres administratrices et administrateurs, les membres ou les tiers.

Il importe de savoir qu’un administrateur ou une administratrice peut se dégager de sa responsabilité personnelle et solidaire en regard d’une décision du conseil en faisant consigner sa dissidence au procès-verbal.[i] »

Ce blogue est une reprise d’un article que j’avais publié en 2008, mais qui est toujours d’actualité.

 

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

 


[i] CSMO économie sociale action communautaire, Les cahiers des organisations démocratiques, http://www.csmoesac.qc.ca, novembre 2007.