CONNAISSEZ-VOUS LES IMPLICATIONS DE PRÉSENTER UNE VISION?

Dans la série : « Leadership et vision »


Pour ce 5e blogue de la série leadership et vision j’aborde les conséquences qu’il faut assumer lorsque, comme leader, nous présentons une vision. Je les présente simplement en 9 points.

Les implications pour le chef de projet

  • Il doit développer et communiquer une vision positive pour chaque projet.
  • La vision doit être assez précise pour donner une direction à lui-même comme aux membres de l’équipe.
  • La vision doit être communiquée publiquement aux parties prenantes.
  • Une fois qu’elle est diffusée, ses actions doivent être conséquentes avec la vision (les bottines doivent suivre les babines).
  • Il doit comprendre que la vision est une image mentale. Elle est donc difficile à communiquer. Elle doit l’être souvent et de différentes manières : oralement, par écrit, en présentant des exemples.
  • Il doit constamment rechercher et donner du feedback sur sa performance et sur celle de l’équipe en regard de la vision à atteindre.
  • Il doit permettre aux membres de l’équipe de régulièrement (les jalons) mesurer leur performance en regard des normes établies par la vision.
  • Il doit être à l’affût des erreurs (les siennes comme celles des autres) et les traiter comme des occasions d’apprendre. Il doit être capable de mesurer ce qui sépare la performance de la norme attendue et trouver le lien qui permettra de se rapprocher de la vision.
  • Il doit garder le cap sur la vision et s’assurer que les membres de l’équipe peuvent corriger les erreurs qui se produisent. Et cela, même s’il est souvent plus facile d’abaisser les normes que de travailler à les atteindre.

Développer une vision qui mobilise est peut-être l’outil le plus efficace qu’un chef de projet peut utiliser.

Êtes-vous d’accord avec tous ces points?

Comment communiquez-vous votre vision?

Ce blogue est inspiré du livre : Project Leadership, form theory to practice; Pinto, Thomas, Trailer, Palmer and Govekar; Project Management Institute; 1998.

Gérard Perron, PMP

Expert-conseil en développement économique et organisationnel

Pour lire d’autres blogues de cette série: sur la page de mon blogue, cliquer sur « blogue et vidéoblogue » (à droite) et choisir : développement organisationnel.

www.gerardperron.com

 

 

 

 

TÉMOIGNEZ DE LA GRATITUDE!

Les gestionnaires cherchent des moyens pour fidéliser leurs ressources humaines. Souvent, des solutions se trouvent à la portée de la main sans que nous le réalisions. Les témoignages de gratitudes en sont un bon exemple. Deux événements récents me poussent à écrire sur ce sujet. Premièrement, j’ai lu dans la chronique « management » du Journal Chef d’entreprise, de juillet, un article de Catherine Privé, présidente d’Alia Conseil, intitulé « Le ici et maintenant ou l’art de vivre le moment présent ». Deuxièmement, j’ai rencontré dernièrement deux conseillères en ressources humaines dans un ministère où je prépare une conférence sur la gestion participative. Toutes ces personnes insistaient sur l’importance des gestes de gratitudes ou de reconnaissance.

Je cite Catherine Privé : « La gratitude est une attitude que l’on gagne à développer. Premièrement pour soi, car exprimer de la gratitude pour ce qui fait partie de notre quotidien est associé à une meilleure santé mentale et physique, une meilleure humeur et plus de satisfaction face à sa vie. Deuxièmement, pour les autres puisque témoigner notre gratitude est un geste de reconnaissance qui répond au besoin des employés et collègues et qui contribue aux relations interpersonnelles saines. »

Elle poursuivait en précisant que la gratitude peut se manifester par rapport à des gestes quotidiens comme pour de grandes réalisations. Je trouve sain de se rappeler que la gratitude que nous témoignons nous permet de mieux apprécier la vie et de se sentir plus heureux. Faut-il rappeler qu’un facteur important de la satisfaction au travail est l’ambiance de travail? Je me le fais souligner chaque fois que, lors de formations, je demande aux participants de me présenter les éléments qui font qu’ils sont motivés au travail. L’ambiance de travail sort invariablement à chaque reprise.

Les gestionnaires se creusent souvent la tête pour trouver des récompenses alors qu’ils n’ont plus de marge de manœuvre pour dépenser. Or les témoignages de gratitude n’ont pas nécessairement d’impact sur le budget de dépenses. Cependant, ils auront un impact à moyen terme sur les bénéfices, puisque la fidélisation du personnel et des clients sont des enjeux importants dans le succès de n’importe quelle organisation.

Il faut cependant admettre que ce n’est pas la majorité des gestionnaires qui utilisent spontanément et régulièrement les témoignages de reconnaissance. Pourquoi?

Vous avez probablement votre idée sur le sujet. J’émets quelques hypothèses :

  • Le souci d’équité. « Si je manifeste de la gratitude à un individu, ça va créer de la jalousie. Alors je préfère m’abstenir. » Et si au contraire, ça stimulait les autres à réaliser des choses positives pour à leur tour recevoir de la reconnaissance.
  • La peur de la grosse tête. « Si je lui manifeste de la reconnaissance, il va s’enfler la tête. » Une tête enflée c’est désagréable, mais un employé fier c’est agréable à côtoyer.
  • La banalisation de l’effort. « C’est normal de faire cela, pourquoi j’en ferais tout un plat. » Ça peut être normal, mais pas nécessairement obligatoire. Et ça fait toujours plaisir de se faire dire merci.
  • Être avare de gratitude. « Je l’ai félicité la semaine dernière, je ne suis pas obligé de recommencer cette semaine. » Et si plus je le félicitais, plus il était enclin à se surpasser.
  • Prendre pour acquis. « Il sait que j’apprécie ce genre de comportement, je n’ai pas à lui rappeler que ça me fait plaisir. » Et si ça lui faisait plaisir à chaque fois de savoir que vous êtes content.

 

Quelles sont vos idées sur le sujet?

 

Gérard Perron, PMP