Pouvez-vous décrocher du travail?

« 40 % des Canadiens reconnaissent qu’ils s’acquittent de tâches professionnelles pendant leurs congés. Pourquoi? Essentiellement parce qu’ils aiment rester au fait de leurs dossiers, affirment-ils. C’est du moins ce qui ressort d’un récent sondage mené par le cabinet-conseil en ressources humaines Ranstad Canada. [1] »

C’est beaucoup de monde. En faites-vous partie?

On dirait que c’est devenu la norme. Il faut dire que les technologies (téléphones intelligents, tablettes, Wi-Fi…) facilitent le maintien du lien avec le bureau. Mais il y a plus et c’est inquiétant. Plusieurs se sentent indispensables et la pression pour la performance et les résultats dans un monde très compétitif font qu’il est difficile de décrocher. Ces raisons sont plus personnelles. L’envers de la médaille est que beaucoup de patrons exigent une réponse rapide à leurs questions même lorsque les gens sont en vacances (40 % selon certaines données). Ces raisons ne sont pas personnelles et il est plus difficile d’y remédier. Il y aurait donc une part de responsabilité personnelle et une part de responsabilité du patron.

Si c’est important de prendre des moments de pause pour « recharger ses batteries » et personnellement, je considère que c’est plus qu’important, c’est essentiel. Que peut-on faire pour y parvenir? [2]

Nettoyez votre boîte de courriels
 juste avant de vous en aller. « Pour vous assurer de quitter le bureau sans être inutilement stressé et anxieux, faites-en le plus possible avant de quitter, et ce, même s’il vous faut travailler quelques heures de plus les journées précédant vos congés : nettoyez votre boîte de courriels, répondez à vos messages vocaux, à vos messages sur Facebook ou LinkedIn, enfin bouclez votre liste de “To-Do”. Ce qui vous permettra de revenir fin prêt pour attaquer de nouveaux mandats. »

 

Déléguez des tâches à vos collègues de confiance. « Si vous craignez que certains de vos dossiers ne tombent entre deux chaises pendant votre absence, confiez certaines tâches clefs à vos collègues de confiance, en leur donnant assez d’informations sur le contexte et en offrant de leur retourner la faveur lorsqu’ils s’absenteront. Assurez-vous également de mentionner, dans vos avis d’absence du bureau, le nom de la personne responsable des questions urgentes. »

 

 

Fermez toutes les alertes professionnelles sur votre cellulaire. « Il s’agit là probablement de la chose la plus évidente et, malgré tout, la plus difficile à faire! À l’instant même où vous quittez le bureau, désactivez toutes les alertes professionnelles, incluant les notifications liées à vos applications de gestion de tâches ou d’événements. À noter que si vous devez impérativement vérifier et répondre à certains courriels vitaux, fixez-vous chaque jour une heure précise et un temps limité pour le faire, de préférence après 17 h, histoire d’éviter que les gens ne se mettent à interagir avec vous en direct. »

 

Concentrez-vous sur vos activités en vacances. « Martelez-le vous régulièrement en début de vacances : votre principale tâche lorsque vous êtes en congé consiste à… relaxer! Par conséquent, concentrez-vous sur votre programme quotidien, qu’il s’agisse de lire un roman sur la plage ou de découvrir une exposition dans un musée. Et dîtes-vous bien qu’il ne s’agit pas là de temps perdu, mais bel et bien de temps enrichissant, dont les répercussions se feront sentir, un jour ou l’autre, au travail. »

Ces solutions sont applicables si vous êtes responsable du problème. Si c’est votre patron, il faudra le convaincre que vous avez besoin d’une pause. Vous pourriez toujours « subtilement » placer ce blogue sur son bureau.

J’espère que ces quelques trucs vous aideront pour vos prochaines vacances. Et notez que ça peut aussi s’appliquer aux fins de semaines. Même si elles sont moins longues que des vacances, c’est un bon moment de ressourcement. Vos amis et votre famille apprécieront votre disponibilité et votre entreprise profitera de votre énergie.

Pensez-vous que c’est plus facile à dire qu’à faire?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

[1] http://www.lesaffaires.com/blogues/olivier-schmouker/pourquoi-n-arrivez-vous-pas-a-decrocher-du-travail/580305

[2] Suggestions des experts de Randstad Canada présentées dans un blogue d’Olivier Schmouker dans LES AFFAIRES (référence précédente)

UN BON RÉSEAU PROFESSIONNEL

Je reprends ici un blogue publié en 2011 http://goo.gl/dlP7mx

Je me plais souvent à dire que pour avancer avec assurance dans la vie il faut un bon réseau pour nous appuyer. Je suis à l’aise pour en parler parce que je peux me vanter d’avoir un bon réseau personnel et professionnel et que je compte souvent dessus. Naturellement, la contrepartie est vraie. Mon réseau peut aussi compter sur moi.

Gérard Perron PMP

http://www.gerardperron.com

Mentorat pour entrepreneurs coopératifs et associatifs

Le service de mentorat pour entrepreneurs coopératifs et associatifs de l’économie sociale est maintenant disponible presque partout au Québec. Le service s’était développé dans la région de Québec avec SAGE mentorat d’affaires et depuis le printemps dernier le Réseau M a pris la relève pour l’offrir sur l’ensemble du territoire québécois.

Le mentorat pour entrepreneur est bien organisé au Québec avec le Réseau M. Dans le secteur privé, c’est maintenant « bien vu » d’affirmer que l’on est accompagné d’un mentor. Il faut dire que les résultats des entreprises dont les dirigeants sont accompagnés d’un mentor présentent des résultats supérieurs aux autres entreprises, notamment : « Le mentorat pour entrepreneurs accroît significativement l’espérance de vie d’une entreprise âgée entre 0 et 5 ans[1] ».

Par contre, le service est peu connu et peu utilisé par les entrepreneurs coopératifs et associatifs. Ces derniers vivent une dynamique particulière puisqu’ils dirigent une entreprise qui a en même temps des objectifs sociaux et économiques et que, de plus, ils relèvent d’un conseil d’administration composé de bénévoles.

Un comité d’orientation composé d’acteurs du milieu de l’économie sociale d’un peu partout au Québec supervise le déploiement du service au niveau national. Il jouit de l’expertise du Réseau M et de l’appui financier de la Caisse d’économie solidaire Desjardins. Cette dernière s’est impliquée depuis le début (dans la région de Québec) dans le déploiement du service. Elle considère que ce service est complémentaire à ses efforts pour le développement des entreprises qu’elle finance.

Les efforts ont principalement été mis, depuis le printemps, à trouver des mentors pour couvrir la majorité du territoire québécois. Les entrepreneurs des territoires où il n’y a pas de mentors peuvent quand même bénéficier du service qui est fourni de manière virtuelle. Les mentors recrutés jouissent d’une bonne crédibilité dans le milieu de l’économie sociale. De plus, ils reçoivent une formation et un encadrement répondant aux standards du Réseau M.

J’ai la responsabilité d’agir comme chef mentor pour cette cellule de mentorat et je suis assisté de Paul Ouellet que plusieurs connaissent dans le milieu de l’économie sociale puisqu’il fut le directeur général de la Caisse d’économie solidaire Desjardins. Vous pouvez obtenir de l’information sur le service sur le site Internet suivant :

http://www.mentorat-es.info

Vous pouvez aussi me contacter directement. D’ailleurs, si vous avez des commentaires sur cette information, je vous invite à réagir à ce blogue.

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

[1] http://www.entrepreneurship.qc.ca/mentorat-pour-entrepreneurs, août 2015.