Pas facile de gouverner aujourd’hui! Il y a un consensus général sur le fait qu’il faut assainir les finances publiques, mais aussitôt que les coupures sont dans notre cour, nous crions au scandale. Pour assainir les finances, je n’apprends rien à personne en disant qu’il faut réduire les dépenses, augmenter les revenus ou un mixte des deux stratégies.
Or en réduisant la contribution gouvernementale au développement économique et en fermant les CLD, le gouvernement applique les deux stratégies. Le problème est qu’une des stratégies est utilisée à l’envers. En effet, on réduit les dépenses ce qui est bien, mais en même temps on sabre dans l’expertise en développement économique, ce qui aura pour effet de réduire les revenus à moyen terme, là c’est moins bon.
Le problème n’est pas tellement la fermeture des CLD, mais plutôt la diminution du financement du développement économique. Les CLD ont été créés il y a une quinzaine d’années en instaurant un modèle mur à mur pour l’ensemble du Québec. Avant les CLD, il y avait des organismes de développement économique dans les MRC et les MRC y étaient impliquées selon des modèles propres à chacune d’elles.
Selon l’outil de veille informationnelle de l’Association des professionnels en développement économique (APDEQ), toutes les MRC vont continuer à s’impliquer en développement économique, mais selon leurs propres modèles, comme avant la venue des CLD. Certaines MRC vont conserver le CLD, d’autres vont créer une autre structure et certaines vont intégrer le développement économique à leur fonctionnement.
Ainsi le développement économique va continuer à se faire et à être appuyé par les élus locaux des MRC. Le problème est surtout que le financement provenant du gouvernement va diminuer de 55 %, ce qui aura pour conséquence de diminuer les services et les ressources. Il aurait pu être pertinent de revoir le mandat et la structuration du développement économique, mais pas de réduire l’investissement en développement économique alors que nous avons le plus besoin de ce développement.
Dans une période où les finances publiques doivent être assainies, il m’apparaît évident que les professionnels qui ont comme métier de créer de la richesse devraient être mis en valeur, non mis à la porte.
Ce n’est peut-être pas facile de gouverner, mais je considère qu’un gouvernement qui veut assumer du leadership doit proposer une vision mobilisatrice de l’avenir. Ce sera difficile de mobiliser les troupes en passant comme message que plusieurs de ceux qui travaillent au développement économique ne sont plus nécessaires.
C’est pourquoi je pense que le gouvernement se tire dans le pied.
Qu’en pensez-vous?
Gérard Perron, PMP
http://www.gerardperron.com
Catégorie : Gouvernance
La différence entre vision, mission et objectifs
Les termes sont souvent confondants et l’on me demande régulièrement la différence entre eux. Je vais présenter une courte définition de chacun des termes et un exemple. Je serai bref et référer ceux qui désirent plus de précision à des textes qui sont plus explicites et qui répondront plus en détail à votre préoccupation.
La vision présente un état futur et désirable de l’organisation ou de son environnement. Par exemple : « Centraide Québec et Chaudière-Appalaches veut contribuer à faire des régions de son territoire des milieux où il fait bon vivre. Il veut mettre à profit sa capacité de rassembler et de mobiliser pour améliorer la qualité de vie des personnes et des communautés les plus vulnérables. [i] »
La mission présente la raison d’être de l’organisation, le cœur de ses activités. Par exemple, pour Centraide Québec et Chaudière-Appalaches : « Mobiliser le milieu et rassembler les ressources afin de contribuer au développement de communautés solidaires et d’améliorer les conditions de vie des personnes en situation de vulnérabilité, et ce, en partenariat avec les organismes communautaires.[ii] »
Les objectifs, pour leur part, présentent des engagements de l’organisation en terme d’actions à entreprendre. Ils seront spécifiques, mesurables, réalisables, réalistes et d’une durée déterminée (SMART, selon l’acronyme anglais). Par exemple : Développer un code d’éthique pour les employés au cours de la présente année.
J’avais promis d’être bref. J’espère que ces quelques lignes vous donnent une explication claire. Je réfère ceux qui veulent plus de précisions à deux documents qui expliquent comment s’y prendre pour rédiger ces éléments et pourquoi c’est important de le faire.
- http://www.mce.gouv.qc.ca/planification-strategique/elements/index.html Juillet 2014
- http://www.strategiemarketingpme.com/strategies/la-vision-dentreprise-le-point-de-depart-dune-success-story-definition-recette-et-quelques-exemples/ Juillet 2014
Merci à ceux qui m’ont invité à vous proposer ces clarifications et bonne lecture à ceux qui iront plus loin dans leur recherche.
Gérard Perron, PMP
[i] http://www.centraide-quebec.com/mission-11.html Juillet 2014
[ii] Idem, ibidem
Comment bien faire passer un message?
Cette question on se la pose souvent, comme parent, comme entraîneur sportif, comme dirigeant d’entreprise…
Si nous cherchions la réponse dans les mélodies accrocheuses que nous nous répétons souvent et même trop souvent. Les compositeurs viennent ici à la rescousse des gestionnaires d’entreprise.