1_Poussons la réflexion plus loin

Je me considère comme un observateur privilégié : depuis plus de 50 ans, j’ai eu l’occasion de gérer, d’administrer et d’accompagner des organisations. Dans ce carnet, j’aimerais partager avec vous quelques-unes de mes observations sur la gouvernance, le leadership et une gestion que j’ai toujours souhaitée la plus participative possible.

Poussons la réflexion plus loin

Une question me préoccupe depuis quelque temps : une entreprise libérée peut-elle survivre à son fondateur ?

C’est une question que j’abordais déjà dans mon livre Comprendre l’entreprise libérée, publié en 2023.

Les entreprises libérées sont celles qui ont « libéré » les prises de décisions pour les démocratiser et au sein desquelles le nombre de fonctions est tellement réduit que l’organigramme qui les représente se retrouve « aplati » au lieu d’avoir la forme pyramidale des entreprises traditionnelles.

Les entrepreneurs que j’y présente avaient, pour la plupart, fait le choix de ce modèle parce qu’ils étaient convaincus qu’il pouvait être avantageux pour leur entreprise, leurs employés et leurs partenaires. Mais aussi parce qu’il correspondait davantage à leurs valeurs.

Le problème est le suivant : que se passe-t-il lorsque le propriétaire quitte l’entreprise ?

Et même avant cela : que se passe-t-il lorsque des investisseurs, des bailleurs de fonds ou d’autres parties prenantes exercent une pression pour privilégier le rendement financier à court terme ?

Une lecture récente m’a amené à pousser cette réflexion plus loin.

Il s’agit du livre Incorruptible d’Eric Ries.

L’auteur présente plusieurs exemples d’entreprises dont le modèle a été fragilisé ou abandonné lors d’une transition ou sous l’effet de pressions financières. Mais surtout, il montre qu’il est possible de concevoir l’organisation de façon à protéger sa mission et ses principes dans le temps.

C’est cette idée qui m’a particulièrement intéressé.

Elle rejoint directement une question que je me posais en écrivant mon propre livre :

Comment faire en sorte qu’un modèle de gestion fondé sur certaines valeurs ne dépende pas uniquement de la personne qui l’a instauré ?

Ce que je retiens de ma lecture est encourageant :

  • il est possible de mettre en place des mécanismes qui favorisent la pérennité d’un modèle de gestion ;
  • certaines entreprises y sont parvenues ;
  • et des outils existent pour aider les organisations à protéger leur mission dans le temps.

Cela m’amène à une nouvelle question :

Et si la pérennité d’une entreprise libérée devait être pensée dès le jour où le modèle est implanté ?

C’est une réflexion que je compte poursuivre dans les prochains billets du « Carnet de l’observateur ».

Gérard Perron

16 septembre 2026

Nouvelles pratiques en RH : vers une entreprise libérée

En novembre 2024, le Réseau mentorat présentait un webinaire intitulé « Cinq tendances entrepreneuriales sous la loupe ». Je constatais avec plaisir que les nouvelles tendances en RH allaient dans le sens de ce que je présentais, en octobre 2023, dans mon livre « Comprendre l’entreprise libérée ». Voici d’ailleurs les pratiques et principes que les propriétaires d’entreprises privilégient :

  1. Les employés sont encouragés à prendre des initiatives et à être responsables de leurs actions : 87,8 %
  2. La communication est transparente, permettant à toutes les personnes de l’entreprise d’avoir accès aux informations nécessaires : 87 %
  3. Les pratiques managériales reposent sur la confiance, l’autonomisation (pouvoir d’action d’un individu), l’empowerment et le développement des personnes : 78 %
  4. Les employé(e)s ont la liberté de gérer leur temps, leurs tâches et leurs projets de manière autonome : 64,2 %

Finalement, les six entrepreneurs qui témoignent dans le livre étaient « connectés » avec les tendances actuelles. Si vous voulez lire ou relire le livre, vous le trouverez à l’adresse suivante : https://gerardperron.com/comprendre-lentreprise-liberee/

Si vous désirez consulter la recherche qui a inspiré le webinaire du Réseau mentorat, voici le lien : https://forms.zohopublic.ca/rseaumentorat1/form/Indiceentrepreneurialqubcois2024/formperma/bz7yoBXi1omlLtxu3Zo33VWuTzaCckzuUMqD-35gyy4

Bonne lecture et Bonne année 2025 !

Les entrepreneurs collectifs ont la cote de la population.

La revue l’Actualité du 1er décembre 2015 met en lumière la cote de reconnaissance des Québécois envers les entrepreneurs collectifs (les coopératives et les OBNL). Le palmarès met en évidence la confiance de la population envers les entreprises collectives. Sur neuf groupes évalués, les entreprises collectives obtiennent la plus forte cote de confiance (69 %).

Ouvrir le lien pour voir le sondage:

https://drive.google.com/file/d/0B9oDx89Xk5-UaFJhTUJpbjFHSHpDYWlrSTZ1WnRhd0tFcG5J/view

Ceux qui travaillent dans ces milieux savaient qu’ils répondaient à une double mission : offrir un service à une population et rentabiliser ce service pour le pérenniser. Mais ça fait du bien de constater que ses efforts sont reconnus.

Personnellement, je suis fier de participer à la mise en place d’un service de mentorat pour accompagner les entrepreneurs coopératifs et associatifs de l’économie sociale (www.mentorat-es.info). Ces entrepreneurs travaillent fort et font face à deux défis particuliers à ce type d’organisations :

  • Trouver l’équilibre entre la mission sociale et la rentabilité économique (pour pouvoir continuer à jouer son rôle social).
  • Rendre des comptes à un conseil d’administration composé de bénévoles représentants la clientèle qu’ils desservent.

Cette information publiée par l’Actualité vient reconnaître les efforts de ces entrepreneurs.

Félicitations aux entrepreneurs collectifs et merci à l’Actualité pour cette information.

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

Pourquoi la chance sourit-elle aux audacieux?

Est-ce que c’est vrai que la chance sourit aux audacieux? Il y a des gens qui se décrivent comme chanceux dans la vie et d’autres qui se décrivent comme malchanceux. Y aurait-il des gens bénis des dieux et d’autres qui doivent subir la vie?

Ces questions sont difficiles à trancher, car il y a plusieurs phénomènes qui façonnent notre vie. C’est certain qu’une femme qui naît en Afghanistan n’a pas les mêmes facilités qu’une femme qui naît au Québec. Ceci étant dit, lorsqu’on compare des gens qui auraient au départ sensiblement les mêmes chances, nous constatons que certains se définissent comme chanceux alors que d’autres comme malchanceux. C’est de ces personnes dont je veux parler.

Dans une recherche intitulée « luck factors project », Richard Wiseman a interrogé des gens qui se décrivaient comme chanceux et d’autres qui se trouvaient malchanceux. Il constate que ces gens avaient vécu sensiblement les mêmes événements, mais qu’ils ne donnaient pas le même ordre d’importance à ces événements. Ces résultats donnent plus de valeurs à la maxime suivante :

La chance n’est pas ce qui nous arrive, mais ce que nous faisons avec ce qui nous arrive.

Wiseman en déduit quatre principes que les gens « chanceux » appliquent pour que la chance leur sourie :

  1. Maximiser les opportunités

Les « chanceux » créent un environnement qui suscite les opportunités et savent les percevoir. Ils développent leurs réseaux, sont ouverts aux nouvelles expériences, adoptent une attitude « zen » face à la vie…

  1. Se fier à son intuition

Les « chanceux » savent écouter leur intuition et être attentifs à leurs pressentiments. Ils sont proactifs pour profiter de leur intuition, par exemple en méditant ou développant leur capacité de concentration.

  1. Être confiant en l’avenir

Les « chanceux » sont positifs face à l’avenir. Ils croient que la chance leur sourira. Ils sont tenaces dans les situations défavorables et sont persuadés que « ça ira mieux ». Ils abordent les autres d’une manière positive.

  1. Aborder positivement les malheurs

Les « chanceux » savent composer avec les situations défavorables et même en profiter. Ils ne s’apitoient pas sur leur sort, prennent la situation en main, se disent que ça aurait pu être pire…

Nous constatons que c’est beaucoup une question d’attitude. « Je n’ai pas de la chance, j’aide la chance ». Cette attitude se construit puisqu’il faut oser agir pour provoquer la chance. Ça demande donc de la confiance en soi qui se développe avec le temps. L’audacieux ose la nouveauté, il ose transgresser les tabous et il ose passer à l’action.

Mais attention de ne pas confondre audace et témérité. L’audace est une témérité qui est contrôlée. Il faut connaître ses limites. Il faut savoir sortir de sa zone de confort en se rendant dans une zone d’audace, mais en évitant la zone ou le risque est trop grand. Encore une fois, l’équilibre pour savoir doser est important et pas « si évident que ça ». C’est pourquoi le « chanceux » sait s’entourer et se donner les conditions pour réussir.

L’attitude confiante implique de prendre le risque d’agir sur ce qui peut être changé. Ça implique aussi de bien se préparer, mais savoir que l’on ne peut pas tout planifier. Il arrive parfois que des opportunités se présentent sans les avoir prévues. Ce sont souvent ces opportunités qui changent notre vie quand on ose en profiter.

Jean Monet disait que « ce n’est pas l’impossible qui pourrait demain nous désemparer… mais l’idée lancinante du possible que l’on n’a pas osé atteindre ».

Donc la chance sourit réellement aux audacieux, mais il faut savoir s’organiser pour en profiter.

Êtes-vous d’accord avec moi?

Pour écrire ce blogue, je me suis inspiré d’une conférence de Philippe Gabilliet que je remercie pour cette contribution.

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

Le courage de poser les bonnes questions

Il y a un vieil adage qui dit que « c’est plus difficile de se poser les bonnes questions que d’y répondre ». C’est pourquoi les dirigeants d’entreprise s’entourent souvent de consultants, de coach ou encore de mentors. Pour agir comme mentor régulièrement et comme coach occasionnellement, je considère qu’une bonne partie de notre responsabilité est justement d’aider notre mentoré ou notre client à avoir une perspective différente des problématiques. Mon but n’est pas de faire la promotion du mentorat, même si ça me tenterait. D’autant plus que je suis convaincu des avantages de cette façon de faire.

Je veux plutôt profiter de ce blogue pour vous donner quelques outils pour vous aider à vous poser vous-même les bonnes questions. Mais vous allez le comprendre, pour aussi vous encourager à travailler en équipe.

J’insiste sur ce dernier point parce que, comme individu, c’est souvent un réflexe normal de se protéger et de ne pas vouloir voir les choses pénibles. Nous ne voulons pas voir ce qui pourrait causer la perte de notre entreprise, qu’elle soit privée ou d’économie sociale. Par exemple, peu de gens de l’industrie du livre avaient prévu l’importance d’Amazon.

Pour éviter de passer à côté des « vraies » questions, je vous invite à travailler avec vos proches collaborateurs. Ça pourrait être votre équipe de direction ou si vous dirigez une petite entreprise d’économie sociale, ce pourrait être quelques membres de votre conseil d’administration. Les 5 questions qui suivent et qui peuvent être discutées en équipe sont suggérées par Andy Grove, ancien PDG d’Intel[1] :

  1. Si une entreprise avec beaucoup de moyens voulait vous attaquer, comment s’y prendrait-elle? Où êtes-vous le plus vulnérable? Où frapperait-elle en premier?
  2. Si quelqu’un avec des moyens limités voulait faire la même chose que vous, par où commencerait-elle? Quelle est votre plus grande faiblesse?
  3. Comment quelqu’un s’y prendrait-il pour vous enlever votre plus gros client? Est-ce que ce serait difficile?
  4. Quelle serait la meilleure manière de vous empêcher de prendre de l’expansion (nouveaux clients, nouveaux marchés)?
  5. Pour vous nuire le plus, quels groupes de personnes de votre entreprise quelqu’un viendrait-il embaucher?

Se poser ces questions serait une bonne stratégie de gestion du risque. Qu’en pensez-vous?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

[1] Traduction libre des questions à partir de ce document : http://www.inc.com/paul-brown/5-questions-you-should-ask-your-team-today.html?cid=em01014week25b

Mentorat pour entrepreneurs coopératifs et associatifs

Le service de mentorat pour entrepreneurs coopératifs et associatifs de l’économie sociale est maintenant disponible presque partout au Québec. Le service s’était développé dans la région de Québec avec SAGE mentorat d’affaires et depuis le printemps dernier le Réseau M a pris la relève pour l’offrir sur l’ensemble du territoire québécois.

Le mentorat pour entrepreneur est bien organisé au Québec avec le Réseau M. Dans le secteur privé, c’est maintenant « bien vu » d’affirmer que l’on est accompagné d’un mentor. Il faut dire que les résultats des entreprises dont les dirigeants sont accompagnés d’un mentor présentent des résultats supérieurs aux autres entreprises, notamment : « Le mentorat pour entrepreneurs accroît significativement l’espérance de vie d’une entreprise âgée entre 0 et 5 ans[1] ».

Par contre, le service est peu connu et peu utilisé par les entrepreneurs coopératifs et associatifs. Ces derniers vivent une dynamique particulière puisqu’ils dirigent une entreprise qui a en même temps des objectifs sociaux et économiques et que, de plus, ils relèvent d’un conseil d’administration composé de bénévoles.

Un comité d’orientation composé d’acteurs du milieu de l’économie sociale d’un peu partout au Québec supervise le déploiement du service au niveau national. Il jouit de l’expertise du Réseau M et de l’appui financier de la Caisse d’économie solidaire Desjardins. Cette dernière s’est impliquée depuis le début (dans la région de Québec) dans le déploiement du service. Elle considère que ce service est complémentaire à ses efforts pour le développement des entreprises qu’elle finance.

Les efforts ont principalement été mis, depuis le printemps, à trouver des mentors pour couvrir la majorité du territoire québécois. Les entrepreneurs des territoires où il n’y a pas de mentors peuvent quand même bénéficier du service qui est fourni de manière virtuelle. Les mentors recrutés jouissent d’une bonne crédibilité dans le milieu de l’économie sociale. De plus, ils reçoivent une formation et un encadrement répondant aux standards du Réseau M.

J’ai la responsabilité d’agir comme chef mentor pour cette cellule de mentorat et je suis assisté de Paul Ouellet que plusieurs connaissent dans le milieu de l’économie sociale puisqu’il fut le directeur général de la Caisse d’économie solidaire Desjardins. Vous pouvez obtenir de l’information sur le service sur le site Internet suivant :

http://www.mentorat-es.info

Vous pouvez aussi me contacter directement. D’ailleurs, si vous avez des commentaires sur cette information, je vous invite à réagir à ce blogue.

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

[1] http://www.entrepreneurship.qc.ca/mentorat-pour-entrepreneurs, août 2015.

L’entrepreneuriat collectif, un modèle qui prend sa place

Plusieurs personnes préfèrent le travail d’équipe et entreprendre en groupe. Il y a beaucoup d’avantages à collaborer pour développer une entreprise et à partager les risques et les bénéfices. Il y a plusieurs exemples au Québec qu’ils soient coopératifs ou associatifs (organisme à but non lucratif).

Ceux qui me connaissent savent que j’ai œuvré longtemps dans les réseaux coopératifs et que je vante souvent le modèle coopératif québécois qui est reconnu internationalement. Je vous propose un blogue que j’avais publié en 2012 lors d’un voyage de travail en Corée du Sud : http://fr.gerardperron.com/2012/10/les-defis-du-developpement-economique-local-la-coree-du-sud/

Kim Auclair avait aussi écrit un blogue intéressant sur l’entrepreneuriat collectif l’automne dernier et je vous le réfère : http://www.gazmetro.com/blogue/mon-entreprise/lentrepreneuriat-collectif-un-modele-a-promouvoir/

Elle-même lance une entreprise coopérative pour servir les utilisateurs de produits Apple au Québec. Pour les intéressés, le lancement de l’entreprise se fera à Montréal le 18 septembre (http://macquebec.com/lancement-de-la-cooperative-de-solidarite-macquebec/).

Cet été, j’ai eu le privilège de participer à l’enregistrement de capsules vidéo faisant la promotion du mentorat pour entrepreneurs coopératifs et associatifs de l’économie sociale. Ces capsules étaient produites par une entreprise de production vidéo (Les Productions 4 Éléments) qui est une coopérative de travail. Lors d’une discussion informelle avec un technicien, il me disait que le modèle coopératif avait bonifié ses conditions de travail en sécurisant son emploi.

Si, comme plusieurs vous êtes attiré par le modèle d’entrepreneuriat collectif, plusieurs sources d’information sont disponibles :

Si le modèle coopératif vous tente, je vous suggère de contacter une coopérative de développement régional. Leur réseau est en mutation, mais vous trouverez leurs coordonnées à cette adresse : http://www.fcdrq.coop/

Si vous préférez un modèle d’organisme à but non lucratif, quelques options s’offrent à vous, dont les Corporations de développement économique et communautaire.  Les Sociétés d’aide au développement des collectivités peuvent aussi vous guider dans votre choix.

Comme vous le constatez, l’option collective est attrayante et vous serez appuyé dans votre démarche. Je préside d’ailleurs le comité qui organise le mentorat pour ces entrepreneurs. C’est un nouveau service qui propose des mentors bénévoles pour accompagner les entrepreneurs coopératifs et associatifs de l’économie sociale. Voici l’adresse de ce service : http://www.mentorat-es.info/

Si vous avez des commentaires à faire sur l’entrepreneuriat collectif, vous êtes les bienvenus.

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

Le mentorat pour entrepreneurs coopératifs et associatifs de l’économie sociale est maintenant accessible

Je préside le comité du mentorat pour entrepreneurs coopératifs et associatifs de l’économie sociale et nos services sont désormais accessibles dans tout le Québec. Nous avons des mentors dans plusieurs régions et dans les autres régions les mentors peuvent offrir le service de manière virtuelle.

Nous offrions le service depuis trois ans dans la région de la Capitale-Nationale en collaboration avec le groupe SAGE. Maintenant, le service est offert à tout le Québec en collaboration avec le Réseau M.

Si vous vous demandez pourquoi vous auriez besoin d’un mentor, ce lien répondra à votre interrogation. Mais sachez que les meilleurs entrepreneurs ont des mentors pour les accompagner. C’est normal, dans les environnements complexes dans lesquels évoluent les entreprises, que l’entrepreneur ait besoin de recul pour évaluer diverses situations.

Les entrepreneurs de l’économie sociale en plus d’évoluer dans ces environnements complexes, doivent composer avec un conseil d’administration qui leur permet une connexion avec les membres qu’ils desservent, mais aussi qui leur impose une discipline qui demande de la maîtrise. Nos mentors connaissent bien cette réalité et pourront accompagner les entrepreneurs coopératifs et associatifs.

Notre comité vient de publier un bulletin d’information qui explique le service et comment il est organisé.

Avez-vous un mentor qui vous accompagne?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

Le modèle québécois d’économie sociale attire l’attention

Le modèle québécois d’économie sociale attire l’attention des Japonais. Ils sont particulièrement impressionnés par l’intégration de nos réseaux. Un livre présentant notre modèle a été publié au Japon. Yvon Poirier, secrétaire du Réseau canadien de développement économique communautaire, m’a remis ce livre parce que j’y avais contribué en rencontrant une délégation japonaise en 2014.
Je leur avais présenté l’organisation du développement coopératif au Québec. J’avais insisté sur la collaboration entre les acteurs tant des réseaux coopératifs que des réseaux gouvernementaux. J’avais naturellement présenté le réseau des Coopératives de développement régional qui a eu un impact majeur sur le développement coopératif des 20 dernières années.
Il faut savoir que la complicité entre le gouvernement québécois et les réseaux coopératifs a permis de concerter les efforts de développement et de consolidation des coopératives. C’est pourquoi le développement de nouvelles coopératives est plus important au Québec que dans le reste du Canada.
Lorsque je présente le développement coopératif québécois, j’ai l’habitude d’introduire 5 joueurs majeurs :
• Le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité
• Le réseau des Coopératives de développement régional
• Les fédérations sectorielles
• Le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Exportation
• Investissement-Québec
C’est encourageant de constater que nos efforts sont reconnus à l’étranger. Les Japonais ont mis beaucoup d’énergie pour comprendre notre organisation et la présenter dans un volume de 225 pages. Je veux féliciter Yvon Poirier qui a piloté l’équipe japonaise lors de leur tournée du Québec et leur a fourni beaucoup d’information pertinente.
Comme le livre est publié en japonais, nous ne pouvons pas le comprendre, mais nous sommes convaincus qu’ils ont profité d’une excellente documentation provenant des réseaux d’économie sociale du Québec. Nous pouvons nous réjouir de notre notoriété.
Je joins 4 images présentant le livre et la visite des Japonais.
Gérard Perron, PMP
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japon 1

japon 2

japon 3
visite Japonais-2