Mon bureau actif

Depuis un peu plus d’un mois, j’utilise un bureau actif. Ça faisait longtemps que je cherchais une solution pour pouvoir travailler plus à l’aise. Parce que je n’aime pas travailler longtemps en position assise. L’hiver dernier, j’ai vu à l’émission « Découverte », sur Radio-Canada, un reportage sur les bureaux actifs. C’est-à-dire des postes de travail où il est possible de travailler tout en marchant lentement sur un tapis roulant. Il n’en fallait pas plus pour piquer ma curiosité.

Je travaille maintenant plus de temps en marchant sur un tapis roulant qu’assis. Je suis bien content de mon nouveau bureau. Comme vous le voyez sur la courte vidéo, je possède deux postes de travail. Un pour travailler debout sur le tapis roulant et l’autre juste à côté, pour travailler en position assise comme je le faisais avant.

https://youtu.be/OKeJA3sxwOg

Pour que ça fonctionne bien, le tapis doit être silencieux et avoir une vitesse assez lente pour pouvoir travailler à l’aise. Le mien peut rouler à 0,5 m/h, ce qui est à l’aise pour moi. De temps en temps, j’augmente la vitesse pour faire changement et lorsque je ne fais que lire je mets parfois une pente à mon tapis pour augmenter l’effort. Je peux travailler plus longtemps et être moins fatigué à la fin de la journée. Il faut dire que je fatigue lorsque je suis assis trop longtemps.

Un poste de travail avec tapis roulant peut s’acheter sur Internet, mais c’est plutôt dispendieux. J’ai choisi de m’acheter un bon tapis en profitant d’un rabais en magasin et de demander à un ami ébéniste de me fabriquer une tablette pour installer mon clavier. Cette solution était plus économique et convenait mieux à mes besoins. Si ça vous intéresse, je pourrai vous donner les coordonnées de mon ami ébéniste.

Je ne prétends pas qu’un bureau actif convient à tout le monde, mais dans mon cas, ça répond parfaitement à mes besoins.

Aimeriez-vous travailler debout?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

BÂTIR UN RÉSEAU PROFESSIONNEL

BÂTIR UN RÉSEAU PROFESSIONNEL 

Dans mon blogue du 17 mai, intitulé « Un bon réseau professionnel », je me vantais d’avoir un bon réseau et j’en donnais les caractéristiques. Comme il a suscité des commentaires, j’ai décidé d’aller un peu plus loin et d’aborder le sujet de la construction d’un réseau professionnel. Lorsqu’on a comme moi 40 ans de vie professionnelle, on a eu le temps de se bâtir un réseau, mais lorsqu’on commence sa vie professionnelle, il faut débuter quelque part.

Je rappelle qu’un bon réseau doit être diversifié. Il doit compter :

  • Des amis intimes avec qui nous pouvons partager nos joies comme nos angoisses.
  • Des amis qui nous admirent; vers qui nous nous tournons lorsque nous sommes un peu plus déprimés et que nous avons besoin de remonter notre estime de soi.
  • Des amis qui nous critiquent; ceux qui font ressortir nos contradictions et nous poussent à aller plus loin; ceux qui posent toujours « la question qui tue ».
  • Des amis « dépanneurs »; ceux que nous pouvons appeler à 2 h du matin, lorsque nous avons un problème de plomberie dans la maison.
  • Et évidemment des collègues professionnels qui nous appuient en nous donnant divers trucs et conseils.

Or, même si l’on amorce sa vie professionnelle, on devrait avoir des amis. Je suggère donc de consolider ce réseau en s’y investissant. Dans un premier temps, il est possible de vérifier si nous possédons la diversité que je suggère. Sinon, on cherche à la développer en regardant autour de soi. Et si oui, je suggère de prendre du temps pour consolider les amitiés que nous avons.

Pour cela, la meilleure recette qui me vient à l’esprit est la générosité. En étant généreux avec nos amis, nous récolterons la générosité en retour. C’est, sans doute à l’éparpillement qu’il faut être attentif. Nous parlons ici de développer un réseau professionnel. Il faut donc savoir comment nous voulons développer notre vie professionnelle et à partir de cela choisir des amis qui nous aideront.

Attention, je ne dis pas de négliger nos amis personnels. Au contraire, ils font partie du réseau global et c’est important. Je veux attirer votre attention sur le danger de vouloir développer en quantité plutôt qu’en qualité. Les personnes à qui vous donnez votre carte professionnelle lors d’un cocktail peuvent être des contacts, mais ne seront pas un réseau de support. Choisissez plutôt parmi vos relations professionnelles, celles qui complètent vos habiletés et vos connaissances. Elles vous apprendront plus que celles qui sont exactement comme vous. Mettez du temps avec eux, développez des connivences, des alliances.

Naturellement, avec le temps certains amis disparaîtront pour toutes sortes de raisons : un déménagement, un changement professionnel, un désintéressement réciproque… Par contre, d’autres se consolideront et au fil des ans deviendront des piliers solides. Je me souviens lorsque je suis arrivé à Québec, il y a 22 ans, je me sentais isolé parce que mon réseau professionnel s’était surtout développé dans le Bas du fleuve. J’ai naturellement côtoyé plusieurs nouveaux collègues. Je suis fier de constater que plusieurs d’entre eux sont toujours dans mon réseau depuis ce temps et je les revois ou je les contacte électroniquement régulièrement. D’autres ont disparu pour toutes sortes de raisons que j’invoquais plus haut. Il faut malheureusement ajouter à la liste que certains sont décédés, ça fait partie de la vie.

Ça m’amène à préciser que c’est souvent dans le malheur ou dans les difficultés que nous développons les solidarités les plus solides. Lorsque nous passons ensemble à travers une épreuve professionnelle ou personnelle, ça rapproche. Ça permet de mieux se connaître, se juger, s’apprécier et parfois se distancer. Vous avez probablement entendu le dicton : « C’est dans le malheur que l’on reconnaît nos vrais amis. » C’est un peu vrai, ceux qui restent sont les bons.

Avez-vous d’autres idées à partager pour bâtir un réseau professionnel?

Gérard Perron, PMP