ÊTES-VOUS UN EMPLOYEUR ATTRAYANT?

Alors que pénurie de main-d’œuvre et stratégies de recrutements sont des expressions à la mode, il est pertinent de se demander ce qui rend un employeur attrayant. Je n’ai pas inventé le titre de ce blogue, Olivier Schmouker, l’avait utilisé dans son blogue dans LES AFFAIRES en octobre dernier. Ce qui a surtout attiré mon attention dans ce blogue, ce sont les résultats d’une étude que Randstad Canada a menée et qui s’intéressait aux facteurs que les chercheurs d’emploi considéraient davantage dans le choix d’un employeur.

Ceux qui suivent mon blogue ne seront pas surpris d’apprendre que le facteur le plus important, à 60 %, est l’ambiance de travail. Les autres étaient dans l’ordre :

  • Un salaire élevé (56 %)
  • La sécurité d’emploi (53 %)
  • Un bon équilibre entre le travail et la vie de famille (48 %)

La base demeure toujours la bonne gestion des ressources humaines et les communications. Sur cette base les entreprises peuvent bâtir une bonne ambiance de travail et l’équilibre entre le travail et la vie de famille. Je me permets de répéter les trois éléments permettant la gestion participative (Gérard Perron, La gestion participative, Éditions Transcontinental) :

  • Informer
  • Consulter
  • Mobiliser

Les trois vont ensemble, mais avec une gradation :

  • Informer : pour démontrer de la transparence
  • Consulter : pour démontrer de l’intérêt et de l’écoute
  • Mobiliser : pour démontrer de la confiance

C’est sur ces éléments qu’une entreprise développera avec sincérité son pouvoir d’attraction. Vous pouvez rechercher, à court terme, les programmes qui attireront et retiendront vos employés (programme de reconnaissances, rabais à des activités physiques, horaires flexibles, équité salariale…), mais l’important est de travailler à long terme pour développer une culture d’entreprise à l’écoute de vos employés. Ils seront sensibles à votre sincérité et se feront vos meilleurs ambassadeurs.

Pensez-vous que votre entreprise est attrayante?

Avez-vous une gestion participative?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

QUAND LA RÉSOLUTION DE PROBLÈME NE MARCHE PAS!

Découvrez pourquoi le processus de résolution de problème ne marche pas toujours. Malgré nos efforts, le problème persiste; pourquoi? Ce vidéoblogue apporte une réponse.

 

DÉCOUVREZ POURQUOI LES BOTTINES DOIVENT SUIVENT LES BABINES

La cohérence est une qualité essentielle chez un gestionnaire d’organisation comme chez un gestionnaire de projet. Si vous n’êtes pas sincère, ça se détectera tôt ou tard. Comme les actes parlent plus que les paroles, le gestionnaire a intérêt à être sincère et cohérent s’il veut développer et maintenir sa crédibilité.

Les pratiques de gestion doivent être cohérentes avec les principes mis de l’avant. La gestion ne peut être participative sans l’application de cette règle. Dans le cas contraire, la gestion participative sera une mode passagère, un peu comme de la confiture pour faire avaler du pain sec. « Avec une gestion participative de façade, on ne responsabilise pas les individus, on rend tout simplement l’obéissance moins pénible[1]. »

Je raconte souvent l’habitude qu’un directeur général avait de consulter ses employés mensuellement sur diverses questions. Après la rencontre, il leur apprenait la décision qui avait été prise quelques jours auparavant par le conseil d’administration sur les mêmes questions. Inutile de vous dire que les employés ont rapidement compris que la consultation était de la frime.

Lorsqu’un gestionnaire consulte son équipe, il doit leur préciser pourquoi il les consulte et comment la décision sera ensuite prise. Il se peut que la consultation soit décisionnelle, comme il peut arriver que l’information serve à alimenter une discussion qui sera tenue ultérieurement par les responsables de la prise de décision. Si l’information est claire au départ, les équipiers sauront pourquoi ils sont consultés et ils pourront décider du niveau de leur implication. À la longue, s’ils réalisent que leurs opinions sont prises en compte, même s’ils ne sont pas toujours retenus, ils seront de plus en plus généreux dans leurs commentaires.

La rapidité de réaction est importante. Par exemple si en consultant les employés ils nous apprennent que l’éclairage est inadéquat sans un secteur. Il faut, dans les jours qui suivent, apporter un correctif ou annoncer que le correctif sera apporté et dans quel délai. Si la suggestion n’est pas retenue, la même règle de rapidité s’applique : il faut rapidement informer les intéressés de la raison du refus. Ils ne seront peut-être pas contents du refus, mais au moins ils sauront que leur opinion a été analysée et pourquoi elle n’a pas été retenue.

La cohérence n’est pas toujours facile à obtenir. Heureusement, si nous œuvrons dans un climat de confiance, il y aura toujours quelqu’un de vigilant (et peut-être de courageux) pour nous rappeler notre incohérence. Si nous sommes sincères, nos collègues nous pardonneront nos petites incohérences. Ce qu’ils ne nous pardonneront pas, c’est d’essayer de les cacher. Sachons nous entourer de gens capables de nous rappeler que « les bottines doivent suivre les babines ».

Avez-vous des exemples d’incohérences flagrantes?

Pensez-vous que vos bottines suivent vos babines?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com


[1] Gérard Perron, La gestion participative, Les Éditions Transcontinental, 1997.