LES RESPONSABILITÉS DES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

Les administrateurs d’une société ont des devoirs et des obligations qu’ils doivent connaîtrent et qu’ils ne peuvent nier. Je présente ici certaines responsabilités qu’ils doivent assumer.

 « Responsabilité statutaire

La responsabilité de l’organisation n’exclut pas celle de la personne physique qui commet l’infraction, celle-ci pouvant être poursuivie personnellement. La Loi sur les compagnies et d’autres lois prévoient des poursuites civiles et des peines.

Les administratrices et les administrateurs sont passibles de poursuites civiles dans les cas suivants :

Prêts aux membres : la Loi sur les compagnies interdit aux organismes incorporés d’accorder des prêts à leurs membres ; cette loi les rend conjointement et solidairement responsables d’un tel prêt, plus les intérêts;

Livres et registres : l’entrée de fausses données ou le refus de montrer les livres engage leur responsabilité personnelle pour les pertes qu’une partie intéressée peut encourir ;

Retenues d’impôt à la source et cotisations de l’employeur : ils sont solidairement responsables pour le non-versement des retenues d’impôt fédéral et provincial, des cotisations d’assurance-emploi, du Régime des rentes du Québec (RRQ), du Fonds des services de santé, de la Commission des normes du travail (CNT), de la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) ainsi que des pénalités et des intérêts s’y rapportant.

De nombreuses autres lois contiennent également des dispositions sur la responsabilité des administratrices et des administrateurs qui commettent une infraction ou y participent : le Code des professions, la Loi sur la protection du consommateur, etc.

Responsabilité civile

En principe, les manquements aux devoirs de prudence, de diligence, d’honnêteté et de loyauté envers l’organisation peuvent entraîner des poursuites.

En vertu du Code civil, les membres du conseil d’administration sont aussi soumis personnellement au régime général de la responsabilité civile, comme toute autre personne. S’ils ont effectivement participé à la faute ou s’ils s’en sont solidarisés par leur conduite, ceux-ci pourraient être poursuivis par l’organisme, les autres administratrices et administrateurs, les membres ou les tiers.

Il importe de savoir qu’un administrateur ou une administratrice peut se dégager de sa responsabilité personnelle et solidaire en regard d’une décision du conseil en faisant consigner sa dissidence au procès-verbal.[i] »

Ce blogue est une reprise d’un article que j’avais publié en 2008, mais qui est toujours d’actualité.

 

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

 


[i] CSMO économie sociale action communautaire, Les cahiers des organisations démocratiques, http://www.csmoesac.qc.ca, novembre 2007.

LES GENS AVANT TOUT

Je ne voulais pas insister sur le mot d’ordre de mon entreprise « L’humain au cœur de votre développement », mais ce blogue m’y amène directement. Je fais référence dans ce texte à un blogue publié par Jorge Valdés Garciatorres, en janvier dernier. Il insistait sur l’importance des relations avec les gens dans le succès d’un projet. Vous comprendrez que le sujet m’a intéressé et que je suis entièrement en accord avec lui.

Je l’ai souvent mentionné : c’est important de créer un climat de confiance avec les parties prenantes d’un projet si nous voulons réussir. Tout comme le climat de confiance avec les différents partenaires de notre entreprise (employés, gestionnaires, clients, fournisseurs, collaborateurs…) est important si nous voulons connaître du succès.

Ça ne veut pas dire qu’il faut négliger les processus ou les résultats attendus du projet, mais plutôt que nous devons mettre autant d’énergie à développer une bonne relation avec les principales parties prenantes de notre projet que nous en mettons à s’assurer que le résultat sera conforme à ce qui est prévu au contrat.

Je me permets dans le présent blogue de vous partager les trucs que nous présente monsieur Garciatorres dans son blogue cité plus haut.

1. Les bonnes manières ont toujours leur place

Des mots simples comme bonjour, merci, au revoir, s’il vous plaît… font toujours plaisir et lorsqu’ils sont sincères, ils démontrent de l’attention et du respect.

2. Faire preuve de respect

Lors d’une conversation avec une personne, il faut lui donner toute votre attention. Ne vous laissez pas distraire. Lorsqu’on écoute quelqu’un, il faut être attentif à ce qu’il dit et non penser à la réponse qu’on va lui faire.

Je me souviens d’un bon conseil que j’ai reçu un jour et que je m’efforce d’appliquer. Un de mes proches me faisait remarquer que lorsque je discutais avec quelqu’un en public, je regardais souvent autour pour voir quelles étaient les autres personnes que je connaissais. Cette curiosité, même si elle était légitime, lançait comme message à mon interlocuteur que je désirais rencontrer d’autres personnes et donc que je n’étais pas 100 % disponible pour lui.

3. Être attentif au langage corporel

Le corps parle davantage que nos paroles. Il faut être attentif au message que nous lance notre interlocuteur et il faut être conscient de nos propres messages corporels. Par exemple, croiser les bras démontre de la distance. Nous devons établir un bon contact visuel et nous tenir en face de notre interlocuteur.

4. Partager quelque chose de personnel

Efforcez-vous à trouver des affinités avec votre interlocuteur. Ce sera peut-être l’endroit où vous avez étudié, un sport que vous aimez, un endroit où vous avez passé des vacances… Tentez de trouver un bon moment pour introduire ce sujet.

5. Briser la glace

Efforcez-vous à trouver ses intérêts. Vous lui démontrerez votre attention et votre respect en discutant de ses passions : un sport, un loisir, une cause humanitaire… N’hésitez pas à les introduire dans la conversation.

Je ne le répéterai jamais assez, votre intérêt doit être sincère. Si vous jouez un jeu, votre attitude vous trahira tôt ou tard. N’oubliez pas que le respect que vous portez à quelqu’un vous sera rendu. Ce respect dans les relations constituera une base solide pour les développer.

Avez-vous d’autres trucs à partager pour démonter votre attention envers quelqu’un?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

LA RÉALISATION DE LA VISION

Maintenant que nous avons une vision, il faut s’organiser pour qu’elle se réalise. Deux actions sont nécessaires : la communiquer et la planifier. Communiquer la vision est un processus continu qui commence par la présentation initiale du projet et se poursuit par une stratégie d’interactions continuelles. La planification se fait avec les membres de l’équipe qui développeront les stratégies nécessaires pour que la vision se réalise.

Communication de la vision

Il est important de préciser que le « commanditaire » (le client principal, celui qui a commandé le projet) doit être à l’aise avec la vision. Elle doit lui être présentée pour s’assurer qu’elle est en concordance avec les valeurs et les attentes de ce dernier. Parfois, c’est lui-même qui développera et communiquera la vision à l’équipe. Dans tous les cas, il doit être d’accord avec la vision, il doit la faire sienne et la promouvoir.

Le plus souvent, la vision est présentée au lancement du projet par le chef de projet. Elle n’a pas besoin d’être écrite. Cependant, elle doit être claire et statuer explicitement les normes qui sont attendues. Par exemple, si l’on doit répondre aux demandes du client en deçà de 24 heures, ça doit être clair pour tout le monde.

Certains leaders ont un talent inné d’orateur. Ils pourront l’utiliser à bon escient lors du lancement du projet pour communiquer la vision d’une manière positive et motivante. Pour ceux qui n’ont pas ce talent naturel, l’utilisation de tableaux ou d’images pourra compenser le manque de bagou. Naturellement, c’est le moment d’affirmer l’importance du projet pour l’organisation et comment les membres de l’équipe profiteront de ce projet (développement de compétences, promotions…).

La vision doit être présentée à chaque membre de l’équipe et la présentation peut être personnalisée. Il peut être pertinent d’insister sur certains aspects avec certaines personnes alors d’autres seront concernés par d’autres aspects. La vision doit être présentée tout au long du projet et de différentes façons; ce peut être par des mémos, des bulletins d’information, lors des réunions d’équipe, lors de rencontres individuelles. Elle doit être présentée souvent durant la phase de planification, lorsque de nouveaux membres se joignent à l’équipe et lorsque l’on donne du feedback sur la performance.

Planification de la vision

La première chose à faire est de présenter des objectifs spécifiques reliés à la vision. Une façon simple de le faire est de partir des déclarations « ce serait merveilleux si… » (Voir article : comment développer une vision). Par exemple, « Ce serait merveilleux si le site Internet gagnait le prix du plus beau site dans notre secteur d’activité. », deviendra : « notre site Internet gagne le prix du plus beau site de notre secteur ». Ensuite, le travail consiste à développer des stratégies pour accomplir chacun des objectifs.

Ainsi, la planification ne consiste plus à trouver comment faire le travail, mais à trouver comment atteindre les objectifs.

Avez-vous d’autres exemples à partager sur la réalisation de la vision?

Ce blogue est inspiré du livre : Project Leadership, form theory to practice; Pinto, Thomas, Trailer, Palmer and Govekar; Project Management Institute; 1998.

Ce blogue est le septième d’une série que j’ai écrite sur la vision. Allez à http://fr.gerardperron.com/blog/ et cliquez sur les archives.

Gérard Perron, PMP

Expert-conseil en développement économique et organisationnel