Se faire plaisir… une nécessité?

Je viens de prendre une journée de congé pour faire de la planche à neige et ça m’a fait penser que prendre du temps pour se ressourcer et se faire plaisir c’est non seulement une bonne habitude, mais une nécessité. Ce n’est cependant pas évident. Si mon gendre ne m’avait pas provoqué pour cette journée, j’aurais trouvé facilement du travail à faire, ce n’est pas ce qui manque.

Par contre, lorsqu’on travaille sans se faire plaisir, ça use à la longue et j’aurais peur de devenir aigri. Si vous commencez à perdre patience, ce serait peut-être le temps de respirer par le nez. J’ai souvenir de longues périodes où les urgences se bousculaient. Ce n’est pas toujours facile de prendre un certain recul. Ici encore, un bon réseau peut nous aider. Du moins pour moi, ce fut souvent la bouée de sauvetage. Ce fut souvent un collègue ou un ami qui m’obligeait à ralentir et à prendre du temps pour moi.

Ça fait sûrement longtemps que je me préoccupe de la nécessité de se faire plaisir ou comme gestionnaire de permettre aux autres de se faire plaisir, puisque j’en ai parlé dans mon livre sur la gestion participative[1] (page 30, pour les curieux). Mais, comme je le disais, ce n’est pas parce que c’est une préoccupation pour moi que je réussis facilement à le faire. J’ai et j’ai eu besoin des autres pour m’y faire penser.

Je ne m’étendrai pas plus longtemps sur ce sujet. Je vous propose plutôt de visionner (vidéo d’une minute) mon dernier moment de plaisir. Une image vaut mille mots et si ça peut vous donner le goût de vous faire plaisir, je serai content.

http://youtu.be/hvqH80FeiG4

Comment réussissez-vous à prendre du bon temps pour vous?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com


[1] Gérard Perron, La gestion participative, Éditions Transcontinental, 1997

Et si vous accordiez davantage d’autonomie à vos employés!

Ceux qui me connaissent mieux savent que j’ai écrit un livre sur la gestion participative[1] et que l’autonomie au travail ou l’empowerment, comme l’expriment nos collègues anglophones, fait partie des conditions que je présente pour améliorer les résultats de l’organisation.

Il est clair, selon moi, que plus les employés prennent de l’initiative, plus l’entreprise sera innovante et productive. Je l’ai démontré dans mon livre et plusieurs études le démontrent. J’ai participé à des travaux avec un chercheur polonais nommé Ryszard Stocki. Nous avons entre autres, travaillé ensemble au développement d’un outil pour mesurer la qualité de la participation dans une coopérative de travail.

J’ai trouvé par hasard une de ses études en lisant un blogue[2] d’Olivier Schmouker dans Les Affaires. Cette étude démontre elle aussi que plus les employés sont autonomes, plus l’entreprise est rentable. Ça démontre ce que je décris dans mon livre, à savoir que les employés sont plus heureux et productifs lorsqu’ils collaborent à un projet commun. Naturellement, plus ce projet sera porteur d’espoir, plus la motivation sera grande.

Je vous présente quelques conditions propices à l’épanouissement des employés selon Ryszard Stocki :

  • Les employés participent aux prises de décision;
  • Les employés fixent ensemble les salaires des uns et des autres;
  • Les employés fixent leurs propres horaires de travail;
  • Les employés passent eux-mêmes commande du matériel dont ils ont besoin;
  • Les employés sont des « intrapreneurs »;

Les employés ont librement accès aux bilans comptables de l’entreprise, et sont formés pour bien les comprendre;

J’étais et je demeure convaincu que plus les employés sont impliqués dans les décisions, plus l’entreprise sera prospère.

Partagez-vous mon point de vue?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com