POURQUOI JE SUIS MAINTENANT MENTOR « OFFICIEL »?

Mon expérience comme mentor est récente, mais j’ai l’impression d’embarquer dans une aventure que je connaissais déjà. Je n’ai jamais eu de mentors « officiels », mais plusieurs personnes dans mon réseau ont joué ce rôle et souvent sans le savoir. En parallèle, je n’avais pas eu de mentorés « officiels », mais j’ai souvent répondu à la demande d’entrepreneurs qui avaient besoin d’avis sur le développement de leur entreprise. De plus, régulièrement j’accepte d’accompagner bénévolement des entrepreneurs qui me demandent de participer à un comité consultatif pour orienter le développement d’une nouvelle entreprise.
Par contre, j’avoue que maintenant que je connais le mentorat d’affaires appuyé par le Réseau M, je suis plus confortable dans mon rôle de mentor. J’ai trouvé un encadrement et une équipe formidable. J’avance avec plus de sécurité. C’est toujours le cas lorsque nous pouvons compter sur un réseau solide (ceux qui suivent mon blogue connaissent l’importance que j’accorde au développement d’un bon réseau personnel et d’affaires. Voici d’ailleurs un de ces vidéoblogue : http://www.youtube.com/watch?v=r8m0duA5ZYU&feature=plcp).
J’ai découvert le réseau M lorsque j’ai voulu développer un service de mentorat « organisé » pour les entreprises collectives (coopératives et OBNL). Je me suis associé avec le groupe SAGE Mentorat d’affaires que j’accompagne dans la promotion d’un service de mentorat pour les entreprises collectives. Comme SAGE est membre du Réseau M, j’ai eu accès à tous les services du réseau. C’est ainsi que je me suis pris au jeu et que je suis devenu un mentor dans ce réseau.
Ma vision du mentorat a changé. Le réseau m’a aidé à bien cerner le rôle de mentor et surtout m’a permis par son encadrement d’avoir accès aux outils et aux conseils dont j’avais besoin pour continuellement m’améliorer dans ce rôle délicat. En contrepartie, j’aide SAGE mentorat d’affaires à se faire connaître auprès des entreprises collectives.
Vous pensez peut-être que c’est par une grande générosité que je suis mentor bénévole dans le réseau M. Moi, j’ai plutôt l’impression que c’est par égoïsme. Je crois sincèrement en retirer plus que j’en donne. En effet, c’est très revalorisant de se faire dire : « Si tu savais combien ça me fait du bien d’avoir quelqu’un qui m’écoute. Tu es le seul à qui je peux parler ainsi régulièrement de mon entreprise ». Je venais de recevoir ma paye de mentor.
Je viens de vous donner ma vraie raison d’être mentor. Mais il y a aussi une raison rationnelle qui appuie ma décision. Les statistiques sur le bienfait du mentorat sont très éloquentes. Je reviendrai sur ce sujet lors d’un prochain blogue. En attendant, vous pouvez aller sur le site du réseau M si vous voulez en connaître davantage sur les plaisirs du mentorat et les bienfaits d’être mentoré.
Avez-vous des expériences de mentor ou de mentoré à partager?
Gérard Perron, PMP
http://www.gerardperron.com

LE POUVOIR DE LA PENSÉE NÉGATIVE

Vous admettrez que mon titre est surprenant après avoir écrit un blogue intitulé : « Comment conserver une attitude positive? » J’assume ma contradiction et je m’explique. Je suis convaincu que la pensée positive prise au pied de la lettre nuit à l’équilibre de la personne en niant les émotions et les pensées négatives qui naturellement nous traversent l’esprit.

En effet, la pensée positive qui veut que tout soit bien, beau, aligné… amène plus de stress lorsque nous sommes confrontés avec les inévitables contraintes de la vie.  Des études le démontrent, mais si ces études doivent être poussées plus loin, nous pouvons nous rappeler les philosophes anciens qui préfèrent l’équilibre entre les pensées positives et celles qui sont négatives. Ces sages nous invitent à entrevoir les deux côtés de la réalité et à apprendre à grandir à partir des événements tristes et de ceux qui sont plus heureux.

Je me réfère à un article d’Oliver Burkeman que j’ai lu dans le New York Times (http://www.nytimes.com/2012/08/05/opinion/sunday/the-positive-power-of-negative-thinking.html?_r=4) et qui va dans le sens de mes réflexions. Il relate entre autres l’exemple de la personne qui se répète continuellement qu’elle est belle. Inévitablement, dans son for intérieur elle se dira que probablement qu’elle n’est pas belle. Il se réfère aussi à une étude qui démontre que la visualisation d’un futur succès peut rendre la personne moins habile à réagir efficacement si la réalisation de ce succès est compromise. Je pense personnellement que de visualiser aussi d’éventuels échecs nous prépare mieux à composer avec les échecs qui se présenteront éventuellement.

Comme dans bien des choses l’équilibre entre les pensées positives et les pensées négatives procure une meilleure préparation pour affronter la réalité de la vie qui est composée d’éléments positifs et négatifs. Cet équilibre prépare mieux à composer avec l’échec et l’incertitude qui sont, il faut l’avouer, des composantes de la vie tout comme le sont les succès.

Par exemple, d’imaginer que nous pourrions perdre des richesses ou des amitiés nous porte à apprécier les acquis présents. À l’autre extrême, visualiser uniquement des succès futurs nous fait oublier les plaisirs du présent.

Je rappelle une sage parole de Jean Grenier (1898-1971) : « Il est aussi noble de tendre à l’équilibre qu’à la perfection; car c’est une perfection que de garder l’équilibre ».

Je vous invite à être prudents avec les séminaires d’entreprises qui développement uniquement la pensée positive.

Partagez-vous mon point de vue?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

CINQ ASTUCES POUR MOBILISER DAVANTAGE VOS EMPLOYÉS


Je me suis inspiré d’un article signé par Jean-François Boudreault, associé chez Raymond Chabot Grant Thornton, dans le journal Chefs d’entreprises de mars 2012. Ceux qui me connaissent savent que ce sujet me passionne, j’y ai consacré un livre (La gestion participative, édition Transcontinental).

LA TRIBU COMME STRATÉGIE DE LEADERSHIP

Si vous voulez influencer, créer une tribu intéressée à votre idée et alimentez (orientez, motivez…) cette tribu. La tribu va engendrer un mouvement. C’est du moins ce que nous propose Seth Godin lors de TED 2009, sur la création de tribu comme stratégie de leadership.

La théorie peut s’appliquer au chef de projet qui doit rassembler une équipe pour un certain temps. Cette « tribu » doit avoir les mêmes objectifs et partager la même passion.

Les beatles n’ont pas inventé les ados, ils ont décidé de les orienter.

Hugo Chavez n’a pas inventé la classe moyenne vénézuélienne, il l’a orienté.

Seth Godin partage de façon dynamique pourquoi et comment il est intéressant de constituer une tribu pour atteindre nos objectifs. Il nous présente comment Internet peut être un outil formidable pour créer et alimenter notre tribu.

La notion du chef qui est suivi par une tribu me rebute au départ. Vous connaissez mes convictions pour le leadership partagé, ou si vous préférez par la gestion participative. Ce n’est pas nécessairement le cas avec un chef de tribu. Mais avec Internet et les médias sociaux, c’est plus facile de démocratiser le leadership.

Je dois aussi admettre que le terme tribu me rendait mal à l’aise à cause des références aux tribus primitives ou des tribus de bandits dont la télévision fait souvent référence. Le terme est ici plutôt utilisé dans le sens plus actuel des communautés d’intérêt qui se développent dans les médias sociaux et dans les cercles de gestion de projet.

Cette vidéo de 17 minutes vaut la peine d’être écouté par ceux qui sont passionnés par le leadership. Si vous êtes un gestionnaire de projet, vous y trouverez de l’inspiration pour animer votre équipe.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=uQGYr9bnktw#!

Je remercie Michel Operto pour m’avoir fait découvrir cette vidéo à partir de son blogue.

http://dantotsupm.com/2011/12/21/chefs-de-projet-creez-votre-tribu/

 

Gérard Perron, PMP

Expert-conseil en développement économique et organisationnel

www.gerardperron.com

LES DÉFIS DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE LOCAL (LA CORÉE DU SUD)

Au moment où j’écris ces lignes, je suis en Corée du Sud où je termine un séjour d’une semaine. J’étais invité à une conférence internationale de 3 jours sur le développement local et coopératif. J’ai rencontré beaucoup de gens intéressés à utiliser la formule coopérative pour améliorer la situation socioéconomique de leur coin de pays.

Référence : http://jb-coop.com/2012/inner.php?sMenu=main

Les responsables coréens voulaient évaluer ce qui se fait ailleurs, pour ensuite planifier les prochaines étapes chez eux. Cinq experts de différents pays participaient comme conférenciers à l’événement :

  • Greg Macleod, Cape Breton, Canada
  • Iñazio Irizar, Mondragon, Espagne
  • Sara Depedri, Trentino, Italie
  • Kisaburo Okayasu, Japon
  • Gérard Perron, Québec, Canada

C’était excitant pour moi d’avoir le privilège de recevoir cette masse d’information intéressante de la part des conférenciers étrangers et des personnes impliquées dans le développement local et coopératif en Corée. C’était aussi un honneur de présenter les résultats du développement coopératif au Québec. Nous oublions souvent que le Québec est reconnu internationalement pour son efficacité dans ce domaine.

L’expérience de Mondragon est toujours inspirante. Cette petite ville, enclavée dans les montagnes du Pays Basque espagnol, a réussi à partir des années 50 à créer un conglomérat coopératif qui emploie aujourd’hui plus de 80 000 personnes et qui a des succursales un peu partout dans le monde. Leur développement s’est surtout fait par des coopératives de travail et une banque coopérative est au cœur de leur organisation :

Référence : http://www.mondragon-corporation.com/default.aspx

La région de Trentino en Italie est aussi intéressante parce qu’elle a su intégrer le développement coopératif avec le développement socio-économique de la région. Beaucoup d’effort est fait pour renforcer le réseau coopératif et s’assurer que les coopérateurs respectent les principes coopératifs, particulièrement l’éducation coopérative, la coopération entre les coopératives et l’engagement envers la communauté.

Références : http://www.ftcoop.it/portal/Home/IlNostromondo/intrentino/federazione/cooperation_englishversion/tabid/737/Default.aspx

Pour ma part, j’ai présenté la force du mouvement coopératif québécois en rappelant que le premier employeur privé au Québec est le Mouvement Desjardins et le cinquième employeur en importance est le réseau des coopératives agricoles. J’ai présenté les résultats du réseau des coopératives de développement régional qui a créé 327 coopératives les trois dernières années, créant ou maintenant ainsi 1 234 emplois.

J’ai surtout insisté sur le fait que la performance du Québec en développement coopératif est due à son solide réseau composé de 15 fédérations sectorielles et de 11 coopératives de développement régional, regroupées sous le Conseil de la coopération et de la mutualité du Québec. La synergie de ce regroupement a permis de consolider une forte collaboration avec le gouvernement provincial et de mettre en place un système d’appui qui donne accès à du financement pour les coopératives et du soutien professionnel pour leur développement.

Les activités tenues ces derniers jours en Corée auront permis aux gouvernements de réaliser davantage le potentiel du développement coopératif pour l’amélioration de la situation socio-économique du pays. Le gouvernement central et les gouvernements de certaines provinces semblent décider à appuyer le développement coopératif. Quelques universités ont aussi montré leur enthousiasme pour accompagner les efforts de développement. Les coopératives sont moins bien implantées qu’au Québec, mais elles devraient mettre la main à la pâte pour prendre en main leur développement. Les secteurs des banques coopératives, de l’agriculture et des magasins d’alimentation sont les plus structurés en ce moment.

Une plateforme d’échange virtuelle a été mise en place entre les chercheurs, les coopérateurs, les intervenants gouvernementaux et les experts internationaux. Elle permettra d’approfondir la réflexion sur les prochaines étapes et de stimuler la mise en place d’un plan d’action.

Il sera intéressant de suivre l’évolution du développement coopératif en Corée du Sud. Je retire de cette expérience quelques idées pour le développement coopératif au Québec…

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

Séoul. Le 7 octobre 2012

 

LES BIENFAITS DU MENTORAT D’AFFAIRES: AU-DELÀ DES CHIFFRES

D’abord les chiffres, ils sont impressionnants[1] :

Résultats obtenus par le biais du mentorat d’affaires :

  • 78,4 % des entreprises mentorées sont encore en opération;
  • 70 % des entreprises mentorées ont franchi le cap des cinq années d’existence doublant ainsi les résultats obtenus au Québec lorsque les entrepreneurs sont laissés à eux-mêmes;
  • Moyenne de création de 0,6 emploi par année par entreprise mentorée;
  • 66 % des entreprises mentorées ont connu une hausse du chiffre d’affaires de 32 %.

Retombées économiques du mentorat d’affaires :

  • 1 260 entreprises toujours en opération comparativement à 550 selon les statistiques;
  • Plus de 39 M$ de pertes évitées par l’absence de faillites;
  • Plus de 13 M$ en temps investis par les mentors par année;
  • Maintien et création de plus de 8 000 emplois.

À eux seuls, ces chiffres justifient l’entrepreneur à embarquer dans une démarche de mentorat. Il y a plusieurs raisons à ce succès, mais la principale selon moi est l’élargissement du réseau de l’entrepreneur. En effet, le mentor accompagne le mentoré, mais il lui ouvre aussi les portes de son réseau. Ce réseau est d’autant plus important si nous considérons la force du Réseau M qui regroupe l’ensemble des mentors et mentorés d’affaires. Comme le Réseau M appui les mentors, ces derniers sont plus compétents et ils sont encadrés par un code d’éthique.

Mais ces chiffres ne stimulent pas seulement les entrepreneurs à s’associer avec un mentor, ils encouragent aussi les entrepreneurs d’expérience à offrir leurs services comme mentor. C’est très revalorisant de savoir que ses efforts donnent autant de résultats. Et comme je le soulignais, en bas du paragraphe précédent, les mentors jouissent en plus d’un encadrement professionnel par le Réseau M.

Ma nouvelle expérience de mentor au sein du Réseau M m’encourage à continuer parce que je me sens utile et que je grandis dans mon rôle d’accompagnateur. De plus, je suis fier de contribuer à ouvrir le réseau de mentorat d’affaires aux entreprises collectives (coopératives et organismes à but non lucratif). Les gestionnaires de ces dernières, même s’ils ont des conseils d’administration, apprécient l’accompagnement du mentor. Ce dernier est un complément aux administrateurs de la corporation.

Avez-vous d’autres bénéfices à partager que ce soit comme mentor ou comme mentoré?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

COMMENT CONSERVER UNE ATTITUDE POSITIVE?

J’ai hésité à écrire ce blogue parce que souvent l’attitude positive est vue comme des lunettes roses qui nient la réalité. Mais je vais de l’avant parce que je pense qu’il ne faut pas confondre l’attitude positive avec l’optimisme aveugle. Je veux décrire ici l’attitude de celui qui cherche des solutions plutôt que de s’apitoyer sur son sort.

Je me réfère dans ce texte à un blogue d’Alfonso Bucero publié en novembre 2011. D’entrée de jeu, monsieur Bucero précise qu’il ne faut pas confondre l’attitude positive avec la bonne humeur. De fait, il m’arrive d’avoir une humeur assez maussade, mais je m’efforce de conserver une attitude positive avec les clients, les fournisseurs, les employés, les collaborateurs de l’entreprise ou du projet sur lequel je travaille.

Alfonso Bucero nous présente quelques trucs pour conserver une attitude positive. Je partage avec vous ceux que je trouve les plus pertinents :

  • Employer un langage positif

Convenir avec ses équipiers que le langage négatif est proscrit et développer des termes positifs comme : j’apprendrai à faire …, comment pouvons-nous améliorer cela? être inspiré par d’autres, faire de mon mieux, trouver le temps, nous devons trouver les ressources, vous pouvez l’essayer, essayons une autre manière.

  • Être généreux avec ses collègues

En donnant généreusement et sans compter, nous savons que nous recevrons à notre tour. Nous ne savons pas nécessairement comment ni quand, mais notre générosité sera appréciée et elle nous sera rendue un jour. C’est sécurisant de savoir que les autres seront généreux envers nous.

  • Être un exemple pour les autres

Je dis souvent que les bottines doivent suivre les babines. Cette sincérité se traduit par prêcher par l’exemple : arriver tôt le matin, être ponctuel aux rencontres, être proactif en cherchant des solutions, écouter ses partenaires pour trouver des solutions, donner de la rétroaction et en demander afin de s’améliorer, être curieux et apprendre chaque jour…

  • Poser une question supplémentaire avant de répondre

Il faut s’assurer de bien comprendre les besoins et les attentes. En demandant des éclaircissements, nous nous assurons de mieux saisir ce qui est demandé.

  • Éviter le club des « chialeux »

Soyez de ceux qui recherchent des solutions. Tentez de trouver des alternatives. Ne vous apitoyez pas sur votre sort. Si vous n’avez pas la solution, consultez vos collègues. Analysez la situation avant de vous révolter et de poser des gestes que vous pourriez regretter.

Il est toujours possible de s’améliorer et d’avoir une attitude plus positive. Cet état d’esprit nous aide à avoir une vie plus agréable. Naturellement, ne soyons pas naïfs et reconnaissons que certains jours sont plus difficiles. Mais rappelons-nous que si nous avons développé des réflexes d’attitude positive, nous retrouverons plus rapidement des jours meilleurs.

Avez-vous d’autres trucs pour avoir une attitude positive?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

DÉCOUVREZ POURQUOI SIÉGER À UN CONSEIL D’ADMINISTRATION EST UNE BONNE ÉCOLE

Ce vidéoblogue présente comment le fait de siéger à un conseil d’administration peut être une bonne école pour un jeune entrepreneur, entre autres, en permettant de développer son leadership. Mais attention, ça ne s’improvise pas.