J’ai toujours des réserves à aborder ce sujet parce que j’ai peur de vous donner l’impression qu’il faut regarder la vie avec des lunettes roses et oublier les choses à améliorer.
Étiquette : Gestion participative
Comment redonner le sourire à vos employés?
La motivation des employés est un sujet souvent débattu. J’en parle régulièrement dans mes blogues et j’aborde toujours le sujet dans mes formations sur la gestion de projet ou sur le leadership. Les dernières études sur le sujet viennent prouver que les théories les plus connues tiennent toujours le coup.
Personnellement, dans mes cours de gestion de projet je présente principalement ces cinq théories :
- Théorie du résultat escompté
- Hiérarchie des besoins de Maslow
- Théorie des X et des Y de McGregor
- Théorie de la satisfaction au travail de Herzberg
- Théorie des besoins de McClelland
Mon choix est très pratique : ce sont celles qui reviennent à l’examen de certification PMP (Project Management Professional). Chaque fois que je les présente à un groupe, je vérifie avec eux si les théories correspondent à leur réalité. Même si ce sondage n’est pas scientifique, les participants me confirment toujours que c’est le cas. Je me dis donc que ceux qui les ont développées avaient eu une bonne intuition.
J’ai mis la main dernièrement sur les résultats d’une étude[1] qui démontre aussi que les meilleures façons de motiver les employés sont essentiellement les suivantes :
- « Ajustez les rôles de chacun au sein de l’équipe. Veillez à ce que chaque membre de votre équipe soit à la meilleure place qui soit. Le meilleur truc pour le savoir est de regarder si chacun est contraint, pour atteindre ses objectifs, d’user de plusieurs de ses compétences-clés. Car plus il lui faudra se servir de ses compétences propres, plus il aura l’occasion de s’épanouir, et plus il aura de chances d’enregistrer d’excellents résultats…
- Misez davantage sur la conscience professionnelle. La corde la plus sensible des employés, et pourtant celle à laquelle on pense trop peu souvent, me semble-t-il, c’est celle de la conscience professionnelle. Eh oui, nous voulons tous être fiers de notre travail, et en particulier des bons résultats obtenus en équipe (on s’applique à bien réussir et on en est fier). Cette fierté qui se dégage d’un travail bien fait est un élément crucial de la réussite commune. Le gestionnaire se doit donc d’accorder davantage de confiance à chacun des membres de son équipe, et notamment d’éviter de se pencher à tout bout de champ sur leur épaule pour surveiller si tout se déroule bien. Cette attitude leur retira une énorme pression, et surtout leur donnera la liberté de manœuvre dont ils ont besoin pour mener à bien leurs tâches quotidiennes.
- N’écartez pas l’idée d’une prime. Soyons francs, peu d’entre nous rechignent dès lors qu’on nous parle d’une éventuelle prime. Surtout lorsqu’il nous faut atteindre des objectifs fixés par autrui. Il convient donc de ne pas négliger le levier de l’argent, sachant que le moyen le plus efficace à moyen et long terme pour motiver ainsi les membres d’une équipe est de répartir équitablement les fruits du travail commun : rien de pire que de récompenser surtout une personne, et les autres moins ».
Plusieurs théories (et mon expérience le démontre) précisent que ce n’est pas le salaire qui fait la motivation. Cette déclaration semble contredire la dernière affirmation présentée plus haut. Cependant, je fais remarquer qu’ici il n’est pas question de salaire, mais d’une prime qui vient reconnaître un effort particulier. De plus, l’auteur[2] ajoute, avec raison, que la prime doit être répartie équitablement dans l’équipe et qu’elle a surtout de l’effet lorsque les objectifs ont été fixés par un tiers.
Et vous, qu’est-ce qui vous motive?
Gérard Perron, PMP
[2] Olivier Schmouker
La vulnérabilité n’est pas une faiblesse
Mon nouveau vidéoblogue. Dans un climat de confiance, nous pouvons admettre notre vulnérabilité…
Soyez généreux… c’est payant!
Soyez généreux… c’est payant!
J’ai toujours pensé que la générosité était une qualité qui nous rapportait. Au-delà de ma conviction profonde, j’ai trouvé une étude qui démontre cette affirmation. Je remercie Olivier Schmouker d’avoir présenté cette recherche dans un de ses blogues, dans Les Affaires[1].
Je suis convaincu que si nous sommes généreux, ça nous sera rendu à un moment ou à un autre. Plusieurs expériences positives renforcent ma conviction. Mais si vous avez des hésitations à me suivre dans cette voie, je vais vous convaincre pour au moins un aspect de la vie organisationnelle. Être généreux de ses conseils et de son temps avec une recrue est enrichissant pour la personne nouvellement arrivée comme pour la personne qui prodigue son expérience.
Malheureusement, cette générosité n’est pas toujours au rendez-vous. Souvent, des recrues se retrouvent à se débattre sans les dédales de l’organisation et leurs collègues avec plus d’expériences se disent qu’ils ont passé par là à leur arrivée. L’organisation gagnerait cependant si une culture d’accueil et de générosité envers les nouveaux arrivants était implantée. Leur productivité serait plus rapide et ils se sentiraient parties prenantes d’une équipe solidaire.
L’étude à laquelle je faisais référence plus haut démontre, ce qui nous paraît évident, que la recrue est gagnante parce qu’elle se sentira utile et intégrée à l’équipe plus rapidement. Mais l’étude démontre aussi que les personnes d’expérience y gagnent de leur générosité. Ils développent une ouverture aux autres, une capacité d’écoute, une volonté de consolidation de l’équipe et, ce qui n’est pas banal, une habileté à se faire valoir. Ce sont des qualités qui leur serviront à obtenir de l’avancement dans l’organisation.
Finalement, ce n’est plus de la générosité, mais une capacité à travailler en équipe qui rapporte tout au long d’une carrière professionnelle. J’espère que je vous ai convaincu que vous serez gagnant si vous accompagnez bien une recrue, mais aussi que vous y gagnerez si, en général dans votre vie, vous faites preuve de générosité envers les autres.
Comme c’est plus agréable de travailler dans une entreprise ou l’esprit d’équipe est fort, je vous souhaite de travailler dans ce genre d’environnement et d’être un élément actif pour la promotion de cet esprit.
Êtes-vous convaincu, comme moi, que la générosité est payante?
Gérard Perron, PMP
Se faire plaisir… une nécessité?
Je viens de prendre une journée de congé pour faire de la planche à neige et ça m’a fait penser que prendre du temps pour se ressourcer et se faire plaisir c’est non seulement une bonne habitude, mais une nécessité. Ce n’est cependant pas évident. Si mon gendre ne m’avait pas provoqué pour cette journée, j’aurais trouvé facilement du travail à faire, ce n’est pas ce qui manque.
Par contre, lorsqu’on travaille sans se faire plaisir, ça use à la longue et j’aurais peur de devenir aigri. Si vous commencez à perdre patience, ce serait peut-être le temps de respirer par le nez. J’ai souvenir de longues périodes où les urgences se bousculaient. Ce n’est pas toujours facile de prendre un certain recul. Ici encore, un bon réseau peut nous aider. Du moins pour moi, ce fut souvent la bouée de sauvetage. Ce fut souvent un collègue ou un ami qui m’obligeait à ralentir et à prendre du temps pour moi.
Ça fait sûrement longtemps que je me préoccupe de la nécessité de se faire plaisir ou comme gestionnaire de permettre aux autres de se faire plaisir, puisque j’en ai parlé dans mon livre sur la gestion participative[1] (page 30, pour les curieux). Mais, comme je le disais, ce n’est pas parce que c’est une préoccupation pour moi que je réussis facilement à le faire. J’ai et j’ai eu besoin des autres pour m’y faire penser.
Je ne m’étendrai pas plus longtemps sur ce sujet. Je vous propose plutôt de visionner (vidéo d’une minute) mon dernier moment de plaisir. Une image vaut mille mots et si ça peut vous donner le goût de vous faire plaisir, je serai content.
Comment réussissez-vous à prendre du bon temps pour vous?
Gérard Perron, PMP
[1] Gérard Perron, La gestion participative, Éditions Transcontinental, 1997
Entretenir son réseau ou développer de nouveaux contacts?
La fameuse règle du 80/20 me permet d’aborder une nouvelle fois la notion du réseautage, mais avec une perspective nouvelle.
Et si vous accordiez davantage d’autonomie à vos employés!
Ceux qui me connaissent mieux savent que j’ai écrit un livre sur la gestion participative[1] et que l’autonomie au travail ou l’empowerment, comme l’expriment nos collègues anglophones, fait partie des conditions que je présente pour améliorer les résultats de l’organisation.
Il est clair, selon moi, que plus les employés prennent de l’initiative, plus l’entreprise sera innovante et productive. Je l’ai démontré dans mon livre et plusieurs études le démontrent. J’ai participé à des travaux avec un chercheur polonais nommé Ryszard Stocki. Nous avons entre autres, travaillé ensemble au développement d’un outil pour mesurer la qualité de la participation dans une coopérative de travail.
J’ai trouvé par hasard une de ses études en lisant un blogue[2] d’Olivier Schmouker dans Les Affaires. Cette étude démontre elle aussi que plus les employés sont autonomes, plus l’entreprise est rentable. Ça démontre ce que je décris dans mon livre, à savoir que les employés sont plus heureux et productifs lorsqu’ils collaborent à un projet commun. Naturellement, plus ce projet sera porteur d’espoir, plus la motivation sera grande.
Je vous présente quelques conditions propices à l’épanouissement des employés selon Ryszard Stocki :
- Les employés participent aux prises de décision;
- Les employés fixent ensemble les salaires des uns et des autres;
- Les employés fixent leurs propres horaires de travail;
- Les employés passent eux-mêmes commande du matériel dont ils ont besoin;
- Les employés sont des « intrapreneurs »;
Les employés ont librement accès aux bilans comptables de l’entreprise, et sont formés pour bien les comprendre;
J’étais et je demeure convaincu que plus les employés sont impliqués dans les décisions, plus l’entreprise sera prospère.
Partagez-vous mon point de vue?
Gérard Perron, PMP
Encore sur la peur de parler en public
Je reviens sur le sujet parce que mon vidéoblogue sur cette peur a suscité beaucoup d’intérêt. Vous pouvez le visionner ou le revoir à cette adresse : http://fr.gerardperron.com/2014/03/terrifie-de-parler-en-public/
Je pense que j’avais raison en disant que c’est la peur la plus courante. Ne vous sentez pas seul. La plupart des gens sont traumatisés à la pensée de s’adresser à un auditoire. L’autre semaine, j’aidais un de mes petits-fils, qui a 8 ans, à préparer une présentation devant sa classe. Je me disais qu’il était chanceux de commencer si tôt. Si j’avais eu cette opportunité, je n’aurais probablement pas paniqué autant la première fois que je l’ai fait alors que j’avais 15 ans.
J’en profite pour vous présenter un truc que j’ai donné à mon petit-fils. Je l’avais aidé à préparer son thème de présentation et à trouver quelques images pour illustrer son propos. Je l’avais fait pratiquer quatre ou cinq fois pour qu’il soit à l’aise avec sa présentation qui durait deux minutes. Mon dernier conseil a été de lui demander quel était le point principal qu’il voulait faire ressortir et de se concentrer sur cet objectif. Ainsi, il pourrait oublier certains points secondaires, mais, quelles que soient les distractions ou les questions, il se souviendrait du point important à présenter.
Dans mon vidéoblogue, j’ai fait référence à Toastmasters. Ces clubs regroupent des gens qui veulent améliorer leur performance de prise de parole en public et il y en a plusieurs au Québec. Voici plus précisément comment trouver un club près de chez vous : http://reports.toastmasters.org/findaclub/searchresults.cfm?Country=Canada&State=Quebec&City=Qu%C3%A9bec
Personnellement, j’ai participé à un club pendant deux ans à Québec. C’était un club espagnol, puisque mon objectif était aussi de pratiquer mon espagnol. Ce club a fermé ses portes l’an dernier. Il existe des clubs qui fonctionnent en français et en anglais. À Montréal, il y en a probablement dans d’autres langues.
J’avais aussi eu un excellent service avec l’école de Renée Hudon, à Québec (http://www.reneehudonparolepublique.com/index.html). Le cours que j’avais suivi avec cette école m’a permis d’améliorer ma performance et de me donner de la confiance. N’hésitez pas à demander conseil, vous n’êtes pas seul dans votre situation.
Si vous connaissez d’autres ressources, partagez-les avec nous.
Merci!
Gérard Perron, PMP
http://www.gerardperron.com
Comment faire pour inspirer confiance?
Ce vidéoblogue présente le top 5 des plus grandes attentes des consommateurs et aborde les notions d’engagement et d’intégrité.
Terrifié de parler en public?
Voici quelques trucs pour affronter la situation.