Mon nouveau vidéoblogue. Dans un climat de confiance, nous pouvons admettre notre vulnérabilité…
La vulnérabilité n’est pas une faiblesse
Mon nouveau vidéoblogue. Dans un climat de confiance, nous pouvons admettre notre vulnérabilité…
Soyez généreux… c’est payant!
J’ai toujours pensé que la générosité était une qualité qui nous rapportait. Au-delà de ma conviction profonde, j’ai trouvé une étude qui démontre cette affirmation. Je remercie Olivier Schmouker d’avoir présenté cette recherche dans un de ses blogues, dans Les Affaires[1].
Je suis convaincu que si nous sommes généreux, ça nous sera rendu à un moment ou à un autre. Plusieurs expériences positives renforcent ma conviction. Mais si vous avez des hésitations à me suivre dans cette voie, je vais vous convaincre pour au moins un aspect de la vie organisationnelle. Être généreux de ses conseils et de son temps avec une recrue est enrichissant pour la personne nouvellement arrivée comme pour la personne qui prodigue son expérience.
Malheureusement, cette générosité n’est pas toujours au rendez-vous. Souvent, des recrues se retrouvent à se débattre sans les dédales de l’organisation et leurs collègues avec plus d’expériences se disent qu’ils ont passé par là à leur arrivée. L’organisation gagnerait cependant si une culture d’accueil et de générosité envers les nouveaux arrivants était implantée. Leur productivité serait plus rapide et ils se sentiraient parties prenantes d’une équipe solidaire.
L’étude à laquelle je faisais référence plus haut démontre, ce qui nous paraît évident, que la recrue est gagnante parce qu’elle se sentira utile et intégrée à l’équipe plus rapidement. Mais l’étude démontre aussi que les personnes d’expérience y gagnent de leur générosité. Ils développent une ouverture aux autres, une capacité d’écoute, une volonté de consolidation de l’équipe et, ce qui n’est pas banal, une habileté à se faire valoir. Ce sont des qualités qui leur serviront à obtenir de l’avancement dans l’organisation.
Finalement, ce n’est plus de la générosité, mais une capacité à travailler en équipe qui rapporte tout au long d’une carrière professionnelle. J’espère que je vous ai convaincu que vous serez gagnant si vous accompagnez bien une recrue, mais aussi que vous y gagnerez si, en général dans votre vie, vous faites preuve de générosité envers les autres.
Comme c’est plus agréable de travailler dans une entreprise ou l’esprit d’équipe est fort, je vous souhaite de travailler dans ce genre d’environnement et d’être un élément actif pour la promotion de cet esprit.
Êtes-vous convaincu, comme moi, que la générosité est payante?
Gérard Perron, PMP
Je viens de prendre une journée de congé pour faire de la planche à neige et ça m’a fait penser que prendre du temps pour se ressourcer et se faire plaisir c’est non seulement une bonne habitude, mais une nécessité. Ce n’est cependant pas évident. Si mon gendre ne m’avait pas provoqué pour cette journée, j’aurais trouvé facilement du travail à faire, ce n’est pas ce qui manque.
Par contre, lorsqu’on travaille sans se faire plaisir, ça use à la longue et j’aurais peur de devenir aigri. Si vous commencez à perdre patience, ce serait peut-être le temps de respirer par le nez. J’ai souvenir de longues périodes où les urgences se bousculaient. Ce n’est pas toujours facile de prendre un certain recul. Ici encore, un bon réseau peut nous aider. Du moins pour moi, ce fut souvent la bouée de sauvetage. Ce fut souvent un collègue ou un ami qui m’obligeait à ralentir et à prendre du temps pour moi.
Ça fait sûrement longtemps que je me préoccupe de la nécessité de se faire plaisir ou comme gestionnaire de permettre aux autres de se faire plaisir, puisque j’en ai parlé dans mon livre sur la gestion participative[1] (page 30, pour les curieux). Mais, comme je le disais, ce n’est pas parce que c’est une préoccupation pour moi que je réussis facilement à le faire. J’ai et j’ai eu besoin des autres pour m’y faire penser.
Je ne m’étendrai pas plus longtemps sur ce sujet. Je vous propose plutôt de visionner (vidéo d’une minute) mon dernier moment de plaisir. Une image vaut mille mots et si ça peut vous donner le goût de vous faire plaisir, je serai content.
Comment réussissez-vous à prendre du bon temps pour vous?
Gérard Perron, PMP
[1] Gérard Perron, La gestion participative, Éditions Transcontinental, 1997
Ceux qui me connaissent mieux savent que j’ai écrit un livre sur la gestion participative[1] et que l’autonomie au travail ou l’empowerment, comme l’expriment nos collègues anglophones, fait partie des conditions que je présente pour améliorer les résultats de l’organisation.
Il est clair, selon moi, que plus les employés prennent de l’initiative, plus l’entreprise sera innovante et productive. Je l’ai démontré dans mon livre et plusieurs études le démontrent. J’ai participé à des travaux avec un chercheur polonais nommé Ryszard Stocki. Nous avons entre autres, travaillé ensemble au développement d’un outil pour mesurer la qualité de la participation dans une coopérative de travail.
J’ai trouvé par hasard une de ses études en lisant un blogue[2] d’Olivier Schmouker dans Les Affaires. Cette étude démontre elle aussi que plus les employés sont autonomes, plus l’entreprise est rentable. Ça démontre ce que je décris dans mon livre, à savoir que les employés sont plus heureux et productifs lorsqu’ils collaborent à un projet commun. Naturellement, plus ce projet sera porteur d’espoir, plus la motivation sera grande.
Je vous présente quelques conditions propices à l’épanouissement des employés selon Ryszard Stocki :
Les employés ont librement accès aux bilans comptables de l’entreprise, et sont formés pour bien les comprendre;
J’étais et je demeure convaincu que plus les employés sont impliqués dans les décisions, plus l’entreprise sera prospère.
Partagez-vous mon point de vue?
Gérard Perron, PMP
Je reviens sur le sujet parce que mon vidéoblogue sur cette peur a suscité beaucoup d’intérêt. Vous pouvez le visionner ou le revoir à cette adresse : http://fr.gerardperron.com/2014/03/terrifie-de-parler-en-public/
Je pense que j’avais raison en disant que c’est la peur la plus courante. Ne vous sentez pas seul. La plupart des gens sont traumatisés à la pensée de s’adresser à un auditoire. L’autre semaine, j’aidais un de mes petits-fils, qui a 8 ans, à préparer une présentation devant sa classe. Je me disais qu’il était chanceux de commencer si tôt. Si j’avais eu cette opportunité, je n’aurais probablement pas paniqué autant la première fois que je l’ai fait alors que j’avais 15 ans.
J’en profite pour vous présenter un truc que j’ai donné à mon petit-fils. Je l’avais aidé à préparer son thème de présentation et à trouver quelques images pour illustrer son propos. Je l’avais fait pratiquer quatre ou cinq fois pour qu’il soit à l’aise avec sa présentation qui durait deux minutes. Mon dernier conseil a été de lui demander quel était le point principal qu’il voulait faire ressortir et de se concentrer sur cet objectif. Ainsi, il pourrait oublier certains points secondaires, mais, quelles que soient les distractions ou les questions, il se souviendrait du point important à présenter.
Dans mon vidéoblogue, j’ai fait référence à Toastmasters. Ces clubs regroupent des gens qui veulent améliorer leur performance de prise de parole en public et il y en a plusieurs au Québec. Voici plus précisément comment trouver un club près de chez vous : http://reports.toastmasters.org/findaclub/searchresults.cfm?Country=Canada&State=Quebec&City=Qu%C3%A9bec
Personnellement, j’ai participé à un club pendant deux ans à Québec. C’était un club espagnol, puisque mon objectif était aussi de pratiquer mon espagnol. Ce club a fermé ses portes l’an dernier. Il existe des clubs qui fonctionnent en français et en anglais. À Montréal, il y en a probablement dans d’autres langues.
J’avais aussi eu un excellent service avec l’école de Renée Hudon, à Québec (http://www.reneehudonparolepublique.com/index.html). Le cours que j’avais suivi avec cette école m’a permis d’améliorer ma performance et de me donner de la confiance. N’hésitez pas à demander conseil, vous n’êtes pas seul dans votre situation.
Si vous connaissez d’autres ressources, partagez-les avec nous.
Merci!
Gérard Perron, PMP
http://www.gerardperron.com
Nelson Mandela est décédé en décembre 2013 et est reconnu comme un grand leader. Il y a eu beaucoup d’écrits sur son leadership. Je me permets de présenter trois leçons que je retiens de lui. J’ai puisé mes réflexions d’un texte de Steve Tappin[i].
Lorsqu’il reçut sa sentence de « prison à vie » en 1960 il déclara : « je fus déclaré légalement un criminel, non pas à cause de ce que j’ai fait, mais bien à cause de mes convictions. » Pendant ses 27 années en prison il fût calme et détaché et il développa une habileté à entrer en relation avec des gens de toutes conditions, il a appris à persuader et à plaire, il a su se rendre indispensable auprès de ses gardiens et éventuellement contrôler sa prison.
Les dirigeants d’entreprises ne jouissent pas de la même disponibilité de temps que Nelson Mandela pour agir, mais ils peuvent cependant profiter de cette leçon en adoptant une attitude « zen » qui leur permettra de mieux profiter de la vie et d’avoir une meilleure vision d’ensemble de la situation sans se faire bouffer par le quotidien.
Mandela se disait qu’il ne doit pas y avoir de gagnants ni de perdants. Les deux côtés doivent gagner et le peuple d’Afrique du Sud doit être gagnant.
« Ayant en tête l’Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale, il se disait que dans une négociation, il ne faut pas faire de compromis sur nos principes, mais il ne faut pas humilier notre ennemi; personne n’est plus dangereux que quelqu’un qui a été humilié ».
Soyez humbles, n’ayez pas peur de rire de vous même. Les gens vous respecteront si vous leur permettez de grandir. Bill Clinton disait : « lorsque Nelson Mandela s’avance dans une pièce, tout le monde se sent plus grand. Tout le monde voudrait être un peu comme lui dans leurs meilleurs jours ».
Je suis convaincu que le leadership se construit. Heureusement, ainsi ceux pour qui cette habileté est plus naturelle, comme ceux pour qui c’est plus difficile, peuvent s’améliorer. Pour améliorer son leadership, je recommande de se fixer des objectifs. Tout le monde ne visera pas à devenir un « Nelson Mandela ». En se fixant des objectifs réalistes, ce sera possible de devenir un meilleur leader. Un coach ou un mentor est un atout important pour réussir dans cette démarche. Il facilitera une meilleure connaissance de vous-même et ensuite une meilleure connaissance des autres.
Quelles leçons tirez-vous de Nelson Mandela?
Je lisais dernièrement un blogue qui conseille de s’entourer de gens positifs. Je suis généralement d’accord avec cette idée, mais je me garde un bémol que je vous présenterai un peu plus loin. C’est vrai que les gens positifs nous donnent de l’énergie alors que les gens négatifs nous en siphonnent.
Les gens positifs sont ceux qui nous encouragent. Ils voient notre potentiel et nous amènent à dépasser nos limites parce qu’elles nous amènent à nous faire confiance. Elles voient naturellement des solutions et savent tirer des leçons des défaites pour mieux rebondir.
Ce qui est intéressant, c’est que ces gens positifs contaminent positivement leur environnement. Elles créent un climat constructif ou la confiance se crée et stimule l’innovation. Comme les grands leaders savent décoder ces environnements, vous aurez plus de chance d’avancement dans ces milieux, parce que c’est ici que les grands leaders recrutent. Ils savent bien s’entourer.
Vous avez probablement remarqué que les gens négatifs vous diminuent en vous ramenant à leur niveau. Ils vous font perdre confiance en vos capacités. Vous en venez à penser que vous ne pourrez réussir. Le climat de morosité est aussi viral que le climat positif que je décrivais auparavant. De plus, on dirait que ce virus est plus virulent, il se répand plus rapidement. C’est probablement une question de facilité. Il est plus facile de critiquer négativement que constructivement.
Si quelqu’un vous aborde avec un discours négatif, ne l’encouragez surtout pas ajoutant des arguments qui renforcent son discours. Il n’est pas recommandé non plus de l’accuser d’être négatif, généralement ça empire la situation. Je vous invite plutôt à émettre quelques points de vue plus constructifs et si le discours ne change pas, il sera préférable de changer de sujet.
Mais attention, il ne s’agit pas ici de fuir la critique. Au contraire, il faut l’encourager. C’est justement le bémol que je voulais apporter. Éviter les gens négatifs ne veut pas dire qu’il ne faut pas écouter ce qui pourrait menacer votre projet. Je vous encourage plutôt à démontrer de l’ouverture pour encourager la critique et ainsi améliorer ce qui doit l’être. Par contre, une fois que le problème est identifié et analysé, il faut se mettre en mode solution.
L’autre élément de mon bémol est que, s’il faut s’entourer de gens positifs, il faut aussi avoir l’ouverture de profiter de l’opinion des gens qui sont critique. Ce sont souvent eux qui nous amènent à nous dépasser parce qu’ils savent détecter les quelques incohérences de nos actions.
En conclusion, entourons-nous de gens positifs, mais ne nous fermons pas à ceux qui nous critiquent. L’équilibre demeure un objectif noble. Sachons doser notre temps pour rechercher l’énergie positive tout en écoutant ceux qui nous confrontent à nos incohérences et qui mettent en lumière nos faiblesses.
Avez-vous évalué vos relations personnelles et professionnelles dernièrement?
Gérard Perron, PMP