Et si vous accordiez davantage d’autonomie à vos employés!

Ceux qui me connaissent mieux savent que j’ai écrit un livre sur la gestion participative[1] et que l’autonomie au travail ou l’empowerment, comme l’expriment nos collègues anglophones, fait partie des conditions que je présente pour améliorer les résultats de l’organisation.

Il est clair, selon moi, que plus les employés prennent de l’initiative, plus l’entreprise sera innovante et productive. Je l’ai démontré dans mon livre et plusieurs études le démontrent. J’ai participé à des travaux avec un chercheur polonais nommé Ryszard Stocki. Nous avons entre autres, travaillé ensemble au développement d’un outil pour mesurer la qualité de la participation dans une coopérative de travail.

J’ai trouvé par hasard une de ses études en lisant un blogue[2] d’Olivier Schmouker dans Les Affaires. Cette étude démontre elle aussi que plus les employés sont autonomes, plus l’entreprise est rentable. Ça démontre ce que je décris dans mon livre, à savoir que les employés sont plus heureux et productifs lorsqu’ils collaborent à un projet commun. Naturellement, plus ce projet sera porteur d’espoir, plus la motivation sera grande.

Je vous présente quelques conditions propices à l’épanouissement des employés selon Ryszard Stocki :

  • Les employés participent aux prises de décision;
  • Les employés fixent ensemble les salaires des uns et des autres;
  • Les employés fixent leurs propres horaires de travail;
  • Les employés passent eux-mêmes commande du matériel dont ils ont besoin;
  • Les employés sont des « intrapreneurs »;

Les employés ont librement accès aux bilans comptables de l’entreprise, et sont formés pour bien les comprendre;

J’étais et je demeure convaincu que plus les employés sont impliqués dans les décisions, plus l’entreprise sera prospère.

Partagez-vous mon point de vue?

Gérard Perron, PMP

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Encore sur la peur de parler en public

Je reviens sur le sujet parce que mon vidéoblogue sur cette peur a suscité beaucoup d’intérêt. Vous pouvez le visionner ou le revoir à cette adresse : http://fr.gerardperron.com/2014/03/terrifie-de-parler-en-public/
Je pense que j’avais raison en disant que c’est la peur la plus courante. Ne vous sentez pas seul. La plupart des gens sont traumatisés à la pensée de s’adresser à un auditoire. L’autre semaine, j’aidais un de mes petits-fils, qui a 8 ans, à préparer une présentation devant sa classe. Je me disais qu’il était chanceux de commencer si tôt. Si j’avais eu cette opportunité, je n’aurais probablement pas paniqué autant la première fois que je l’ai fait alors que j’avais 15 ans.
J’en profite pour vous présenter un truc que j’ai donné à mon petit-fils. Je l’avais aidé à préparer son thème de présentation et à trouver quelques images pour illustrer son propos. Je l’avais fait pratiquer quatre ou cinq fois pour qu’il soit à l’aise avec sa présentation qui durait deux minutes. Mon dernier conseil a été de lui demander quel était le point principal qu’il voulait faire ressortir et de se concentrer sur cet objectif. Ainsi, il pourrait oublier certains points secondaires, mais, quelles que soient les distractions ou les questions, il se souviendrait du point important à présenter.
Dans mon vidéoblogue, j’ai fait référence à Toastmasters. Ces clubs regroupent des gens qui veulent améliorer leur performance de prise de parole en public et il y en a plusieurs au Québec. Voici plus précisément comment trouver un club près de chez vous : http://reports.toastmasters.org/findaclub/searchresults.cfm?Country=Canada&State=Quebec&City=Qu%C3%A9bec
Personnellement, j’ai participé à un club pendant deux ans à Québec. C’était un club espagnol, puisque mon objectif était aussi de pratiquer mon espagnol. Ce club a fermé ses portes l’an dernier. Il existe des clubs qui fonctionnent en français et en anglais. À Montréal, il y en a probablement dans d’autres langues.
J’avais aussi eu un excellent service avec l’école de Renée Hudon, à Québec (http://www.reneehudonparolepublique.com/index.html). Le cours que j’avais suivi avec cette école m’a permis d’améliorer ma performance et de me donner de la confiance. N’hésitez pas à demander conseil, vous n’êtes pas seul dans votre situation.
Si vous connaissez d’autres ressources, partagez-les avec nous.
Merci!
Gérard Perron, PMP
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Les leçons de leadership de Nelson Mandela

Nelson Mandela est décédé en décembre 2013 et est reconnu comme un grand leader. Il y a eu beaucoup d’écrits sur son leadership. Je me permets de présenter trois leçons que je retiens de lui. J’ai puisé mes réflexions d’un texte de Steve Tappin[i].

  1. 1.     Soyez maître de vos émotions et du sens que vous donnez à votre vie

Lorsqu’il reçut sa sentence de « prison à vie » en 1960 il déclara : « je fus déclaré légalement un criminel, non pas à cause de ce que j’ai fait, mais bien à cause de mes convictions. » Pendant ses 27 années en prison il fût calme et détaché et il développa une habileté à entrer en relation avec des gens de toutes conditions, il a appris à persuader et à plaire, il a su se rendre indispensable auprès de ses gardiens et éventuellement contrôler sa prison.

Les dirigeants d’entreprises ne jouissent pas de la même disponibilité de temps que Nelson Mandela pour agir, mais ils peuvent cependant profiter de cette leçon en adoptant une attitude « zen » qui leur permettra de mieux profiter de la vie et d’avoir une meilleure vision d’ensemble de la situation sans se faire bouffer par le quotidien.

  1. 2.     Traitez les perdants avec dignité et faites-en des partenaires

Mandela se disait qu’il ne doit pas y avoir de gagnants ni de perdants. Les deux côtés doivent gagner et le peuple d’Afrique du Sud doit être gagnant.

« Ayant en tête l’Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale, il se disait que dans une négociation, il ne faut pas faire de compromis sur nos principes, mais il ne faut pas humilier notre ennemi; personne n’est plus dangereux que quelqu’un qui a été humilié ».

  1. 3.     Faites que les gens se sentent grands près de vous

Soyez humbles, n’ayez pas peur de rire de vous même. Les gens vous respecteront si vous leur permettez de grandir. Bill Clinton disait : « lorsque Nelson Mandela s’avance dans une pièce, tout le monde se sent plus grand. Tout le monde voudrait être un peu comme lui dans leurs meilleurs jours ».

 

 

Je suis convaincu que le leadership se construit. Heureusement, ainsi ceux pour qui cette habileté est plus naturelle, comme ceux pour qui c’est plus difficile, peuvent s’améliorer. Pour améliorer son leadership, je recommande de se fixer des objectifs. Tout le monde ne visera pas à devenir un « Nelson Mandela ». En se fixant des objectifs réalistes, ce sera possible de devenir un meilleur leader. Un coach ou un mentor est un atout important pour réussir dans cette démarche. Il facilitera une meilleure connaissance de vous-même et ensuite une meilleure connaissance des autres.

Quelles leçons tirez-vous de Nelson Mandela?

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Entourez-vous de gens positifs! Oui, mais…

Je lisais dernièrement un blogue qui conseille de s’entourer de gens positifs. Je suis généralement d’accord avec cette idée, mais je me garde un bémol que je vous présenterai un peu plus loin. C’est vrai que les gens positifs nous donnent de l’énergie alors que les gens négatifs nous en siphonnent.

Les gens positifs sont ceux qui nous encouragent. Ils voient notre potentiel et nous amènent à dépasser nos limites parce qu’elles nous amènent à nous faire confiance. Elles voient naturellement des solutions et savent tirer des leçons des défaites pour mieux rebondir.

Ce qui est intéressant, c’est que ces gens positifs contaminent positivement leur environnement. Elles créent un climat constructif ou la confiance se crée et stimule l’innovation. Comme les grands leaders savent décoder ces environnements, vous aurez plus de chance d’avancement dans ces milieux, parce que c’est ici que les grands leaders recrutent. Ils savent bien s’entourer.

Vous avez probablement remarqué que les gens négatifs vous diminuent en vous ramenant à leur niveau. Ils vous font perdre confiance en vos capacités. Vous en venez à penser que vous ne pourrez réussir. Le climat de morosité est aussi viral que le climat positif que je décrivais auparavant. De plus, on dirait que ce virus est plus virulent, il se répand plus rapidement. C’est probablement une question de facilité. Il est plus facile de critiquer négativement que constructivement.

Si quelqu’un vous aborde avec un discours négatif, ne l’encouragez surtout pas ajoutant des arguments qui renforcent son discours. Il n’est pas recommandé non plus de l’accuser d’être négatif, généralement ça empire la situation. Je vous invite plutôt à émettre quelques points de vue plus constructifs et si le discours ne change pas, il sera préférable de changer de sujet.

Mais attention, il ne s’agit pas ici de fuir la critique. Au contraire, il faut l’encourager. C’est justement le bémol que je voulais apporter. Éviter les gens négatifs ne veut pas dire qu’il ne faut pas écouter ce qui pourrait menacer votre projet. Je vous encourage plutôt à démontrer de l’ouverture pour encourager la critique et ainsi améliorer ce qui doit l’être. Par contre, une fois que le problème est identifié et analysé, il faut se mettre en mode solution.

L’autre élément de mon bémol est que, s’il faut s’entourer de gens positifs, il faut aussi avoir l’ouverture de profiter de l’opinion des gens qui sont critique. Ce sont souvent eux qui nous amènent à nous dépasser parce qu’ils savent détecter les quelques incohérences de nos actions.

En conclusion, entourons-nous de gens positifs, mais ne nous fermons pas à ceux qui nous critiquent. L’équilibre demeure un objectif noble. Sachons doser notre temps pour rechercher l’énergie positive tout en écoutant ceux qui nous confrontent à nos incohérences et qui mettent en lumière nos faiblesses.

Avez-vous évalué vos relations personnelles et professionnelles dernièrement?

Gérard Perron, PMP

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Le consensus est-il nécessaire?

J’ai publié cet article dans le Bulletin du PMI Lévis-Québec :

Alors qu’au Japon, les décisions d’entreprises se prennent beaucoup par consensus, en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, elles se prennent surtout à la majorité. Il y a cependant des exceptions de taille, Hewlett Packard, 3M et Procter and Gamble[1] ont choisi de prendre la plupart de leurs décisions par consensus. Nous présentons dans cet article les avantages et les inconvénients de ce mode de décision et nous discutons plus généralement des différents processus de décision et leur impact dans la réalisation des projets.

Pour lire la suite : https://pmiquebec.qc.ca/index.php/articles-du-mois/280-le-consensus-est-il-necessaire


[1] Vijay K. Verma, Managing the project team, volume 3, Project Management Institute, 1997, page 179.

Le marasme économique en Espagne : les leçons à tirer pour notre économie

Les nouvelles en provenance d’Espagne sont plutôt pessimistes. Les indicateurs économiques sont au rouge. Le taux de chômage de 26 % de la population active[i] parle à lui seul. Comment une économie peut-elle remonter quand le désespoir gagne la population?

Pourtant, à l’intérieur de ce cauchemar se cache une région qui tire très bien son épingle du jeu. Il y a sûrement quelques leçons à tirer de ce modèle. Je vais présenter brièvement le « Groupe Mondragon », que j’ai eu le privilège de visiter, et exposer quelques enseignements de ce succès de développement économique. Ma visite à Mondragon date d’une dizaine d’années, mais j’y conserve de bons contacts et j’ai eu le privilège, en octobre 2012, de passer une semaine avec un représentant du Groupe, alors que nous avions un mandat conjoint en Corée du Sud.

« Plus de 83 000 employés, 9 000 étudiants et 85 % de nos travailleurs industriels sont propriétaires des coopératives, nous sommes Mondragon[ii]. » C’est ainsi que se présente le Groupe Mondragon sur son site Internet. Mondragon est une ville espagnole qui compte 22 000 habitants. Les coopératives du Groupe Mondragon, dont le début remonte à 1956, comportent quatre divisions : Finances, Industrie, Distribution et Connaissance. Il est le premier groupe d’entreprises du Pays Basque et le septième d’Espagne. Le groupe est présent internationalement, il générait en 2012 un chiffre d’affaires de 14 € milliards et employait 80 300 personnes. Il est composé de 289 entreprises et entités dont environ la moitié sont des coopératives[iii].

Lorsqu’on se promène dans la ville, c’est impressionnant de voir les grandes usines autour de nous et d’entendre notre guide nous dire, presque à chaque fois, que ces usines sont dans le Groupe Mondragon. Elles sont ainsi la propriété des employés qui y travaillent, puisque la plupart des usines du Groupe sont des coopératives de travailleurs. Et lorsqu’on entre dans ces grandes usines qui emploient souvent plus de 1 000 travailleurs, notre surprise est de ne presque pas voir de travailleurs, car les usines sont modernes et robotisées.

Une autre agréable surprise pour ceux qui s’intéressent au développement économique est de voir quelques magasins à très grande surface appartenant au Groupe. Mais aussi de rencontrer des moyennes surfaces et des commerces de proximité qui sont aussi des coopératives du groupe. Ainsi le consommateur a accès au choix et aux bas prix des grandes surfaces et peut compter sur sa coopérative pour lui offrir des services de proximité dans son quartier. Que ce dernier consomme dans son épicerie de quartier ou dans une grande surface il fait toujours affaire avec une entreprise qui lui appartient.

Lorsqu’on demande aux responsables du Groupe les clés de ce succès, voici un résumé de la réponse :

« ◾ Le caractère personnaliste de la coopérative, dans laquelle prédomine la personne sur le capital, ce qui se traduit en une grande implication de l’associé dans sa coopérative, par la participation directe au capital et à la gestion, contribuant ainsi à créer une ambiance positive de consensus et de collaboration.

◾Une démarche ouvertement entrepreneuriale du fait coopératif, en assumant comme question de principe la rentabilité de l’entreprise et l’efficacité de la gestion, planifiée, rigoureuse et exigeante.

◾Réinvestissement pratiquement total des ressources générées.

◾Adaptation permanente aux changements du milieu.

◾Création d’instruments efficaces d’intercoopération : dans le domaine financier, de provision sociale, d’innovation et de R et D, dans la gestion coordonnée de l’emploi et dans les situations de crise.

◾Et, finalement, un élément-clé du succès de l’expérience de Mondragon, aussi bien à l’origine que dans l’actualité, est l’importance accordée à la formation : aussi bien officielle, dispensée dans nos Facultés Universitaires et Écoles Professionnelles, que la formation continue, liée au recyclage et au perfectionnement professionnel.[iv] »

À l’automne 2013, le groupe Mondragon s’est résigné à fermer une de ses usines de production d’électroménager. Cette fermeture a fait mal parce que Fagor Electrodomésticos constituait une des premières coopératives de travail mises en place à la naissance du Groupe Mondragon. Malgré cette conjoncture la région de Mondragon demeure l’une des plus dynamiques d’Espagne.

Il est intéressant de constater comment un groupe de personnes solidaires et disciplinées peuvent réussir, même dans un pays où l’économie s’écroule. Je ne pense pas que nos communautés peuvent développer des « Mondragon », mais je suis convaincu que nous pouvons tirer plusieurs leçons utiles de cette expérience. Parmi les principales, je retiens l’intercoopération, ou la solidarité entre les coopératives de différents secteurs d’activité. Je suis convaincu « qu’il y a du pouce à faire sur cette idée ».

Trouvez-vous l’expérience inspirante?

Gérard Perron, PMP

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Le bonheur en trois étapes (troisième partie)

Les deux premières parties présentaient le rôle des habitudes de vie et d’un solide réseau de soutien pour améliorer le bonheur. Dans cette troisième et dernière partie, nous abordons l’importance de la gestion du stress.

Le stress est intimement lié au travail. Il existe plusieurs situations qui augmentent le niveau de stress : une présentation à faire à la direction, un changement dans les taux d’intérêt, une avalanche de courriel au moment de partir en voyage, la démission d’un collègue important…

Le stress est souvent vu comme négatif parce qu’il nous rend mal à l’aise. Par contre, si l’on pense aux moments qui ont été les plus marquants dans notre carrière, ce sont souvent des moments qui ont généré beaucoup de stress lorsqu’ils se sont produits. Le stress n’est donc pas seulement négatif, mais peut apporter des changements très positifs.

C’est notre perception du stress qu’il faut modifier. Il faut le percevoir comme potentiellement positif. Shwan Achor[i], que je citais dans les deux premières parties de ce blogue, raconte une étude qu’il a réalisée. Il a présenté à des employés qui s’apprêtaient à vivre une situation professionnelle stressante deux vidéos. Un premier groupe visionna une vidéo présentant des gens qui vivaient une situation stressante qui les perturbait, alors que l’autre groupe visionna une vidéo présentant le stress comme une source d’amélioration pour l’esprit et le corps. Le dernier groupe géra beaucoup mieux son stress en le percevant comme un facteur d’amélioration de la performance et il présenta une satisfaction au travail élevé de même qu’une amélioration de la santé. Il est intéressant de noter que le groupe qui composa positivement avec le stress continua à adopter cette attitude à long terme.

Notre attitude face au stress influence donc la façon dont il nous affecte. Shawn Achor propose l’exercice suivant lorsqu’une situation devient difficile :

  • Faites une liste des facteurs de stress qui vous assaillent;
  • Divisez la liste en deux, d’un côté les facteurs sur lesquels vous avez du contrôle (le nombre de courriels, une présentation à faire à la direction) et de l’autre les facteurs que vous ne contrôlez pas (un changement dans les taux d’intérêt, la démission d’un collègue important);
  • Décidez d’un petit moyen pour diminuer les effets d’une situation que vous pouvez maîtriser.
  • Le fait de concentrer notre esprit sur quelque chose de précis et de positif devrait diminuer le niveau de stress.

Le bonheur améliore notre productivité et notre qualité de vie. Pour y parvenir, je vous rappelle les trois éléments que les trois derniers blogues ont présentés :

  • Adopter des habitudes qui donnent une perception positive de la vie;
  • Développer un solide réseau de soutien social;
  • Adopter une attitude positive à l’égard du stress.

Je rappelle que je ne veux pas vous donner une recette miracle pour le bonheur, mais que je désire contribuer humblement à vous amener à développer une attitude positive dans la vie.

Cette série de trois blogues sur le bonheur vous a-t-elle aidé?

Gérard Perron, PMP

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[i] Shawn Achor est Chef de la direction de Good Think et auteur de l’ouvrage The Hapiness Advantage (Crown Business 2010)

Le bonheur en trois étapes

Deuxième partie

Dans la première partie, après vous avoir exprimé mes réserves à écrire sur ce sujet, je vous présentais comment le bonheur peut s’améliorer en adoptant certaines habitudes. Cette deuxième partie présente un sujet qui me tient à cœur et que j’ai abordé dans des blogues antérieurs, mais pas pour parler du bonheur. En effet, nous allons discuter du rôle des réseaux de soutien.

Parmi les activités présentées dans la première partie pour développer des habitudes amenant une pensée positive, celle qui est sans doute la plus profitable est d’entretenir son réseau de soutien social. Il est même démontré qu’un solide soutien social a un effet aussi profitable sur le prolongement de la vie que l’exercice physique.

Les bienfaits du soutien social ne sont pas que physiques. La confiance en soi s’améliore lorsque nous pouvons compter sur un bon réseau de soutien. Nous avançons avec plus d’assurance dans la vie puisque nous savons que plusieurs personnes pourront nous appuyer. Un bon réseau social comporte :

  • des amis intimes à qui nous pouvons confier nos joies et nos peines et qui peuvent à leur tour faire de même;
  • des amis qui nous admirent et que nous contactons lorsque nous avons besoin de nous faire remonter le moral;
  • des amis qui nous confrontent à nos contradictions et qui nous obligent à nous dépasser;
  • des amis dépanneurs que nous consultons un dimanche après-midi lorsque nous avons un problème de plomberie;
  • et des collègues de travail qui nous appuient de toutes sortes de façons dans l’organisation.

Shwan Achor[i], que je citais dans la première partie, a mené une étude chez les étudiants de Harvard démontrant que le soutien social est l’élément le plus prédictible du bonheur chez les étudiants lors des périodes de grands stress. Il rapporte aussi une expérience menée chez un important fournisseur de soins de santé où 11 000 employés ont été invités à pratiquer une méthode qu’il appelle « 10/5 » pour accroître le soutien social chez les employés et les patients.

La méthode consiste à sourire à chaque personne qui se trouve à moins de 10 pieds et à dire bonjour à toute personne qui se trouve à moins de 5 pieds. Le résultat a été que les clients ont été plus satisfaits et plus porté à recommander ce fournisseur. Les employés démontraient une plus grande satisfaction au travail. Le soutien social a donc un effet positif sur l’individu et sur l’entreprise.

Êtes-vous convaincu de l’importance du soutien social comme source de bonheur?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 


[i] Shawn Achor est Chef de la direction de Good Think et auteur de l’ouvrage The Hapiness Advantage (Crown Business 2010)