Comment donner un retour d’information négatif

C’est toujours plus facile de féliciter que de critiquer. Cependant, il faut parfois le faire. Voici quelques trucs. Je les emprunte à un blogue de Michel Operto[i] et j’y ajoute mon expérience personnelle. Vous vous souvenez peut-être que j’avais publié un vidéoblogue sur comment recevoir une critique négative.

http://fr.gerardperron.com/2013/06/comment-recevoir-la-critique/

Maintenant, voici comment en donner une.

  1. 1.     Garder vos émotions sous contrôle.

Moi je dis : respirez par le nez! Mais, c’est plus facile à dire qu’à faire. Gardez à l’esprit que si vous vous exprimez émotivement et avec rage, ce sera difficile de trouver une solution au problème et votre interlocuteur sera sur la défensive au lieu d’avoir l’esprit ouvert. Il n’est pas approprié de crier ni d’élever la voix. Vous pouvez essayer de gagner du temps.

« Je vais te parler tantôt, après le repas, demain matin… »

  1. 2.     Commentez l’acte, pas la personne qui a fait l’action.

« Tu es bien sans dessin d’avoir critiqué ce client, il ne reviendra jamais »

Vs

« J’ai remarqué que tu avais dit à monsieur untel qu’il ne savait pas compter »

  1. 3.     Discutez dans un endroit privé

Il y a un principe en gestion qui dit que l’on félicite en public et que l’on critique en privé. Ce principe est toujours valable. Aimez-vous vous faire critiquer publiquement? Ce n’est intéressant pour personne.

Choisissez un endroit discret.

  1. 4.     Soyez clair et explicite 

Ce n’est pas le moment de faire un long discours. Tenez-vous-en aux faits. Et d’un autre côté, ne dites pas seulement : « je n’aime pas ton comportement avec les clients. » Précisez ce que vous n’aimez pas et pourquoi, selon vous, ce comportement est mauvais.

  1. 5.     Choisissez le bon moment

Si un employé vient d’être grossier avec un client et que vous en êtes témoin, il vaut mieux réagir rapidement, pour éviter la récidive (en se rappelant le point 1 : rester calme).

Si la critique peut attendre, choisissez un moment ou la personne sera réceptive.

Pas après, un moment où la personne est en colère ou est déprimée, ni à la veille de partir pour la fin de semaine.

Choisissez plutôt un moment ou vous pourrez donner un suivi après la critique.

  1. 6.     Finissez la conversation positivement

Donnez à votre interlocuteur l’opportunité de se justifier. Offrez votre aide pour aider à l’amélioration. Recherchez avec lui des pistes d’amélioration. Manifestez votre confiance en sa capacité de s’améliorer.

 

Donner un retour d’information négatif n’est pas le plus beau moment pour un gestionnaire, mais ça peut être très constructif, si c’est bien géré.

 

Avez-vous d’autres idées pour bien faire une critique négative?

 

Ce que rapporte un voyage comme conférencier en Corée

En juillet dernier, j’ai été invité comme conférencier dans les provinces de Chungnam et de Jeonbuk, en Corée du Sud. Ils voulaient entendre parler du développement coopératif au Québec. Je suis revenu stimulé de ce voyage. C’est toujours plaisant de se faire remercier et féliciter pour sa prestation. Mais c’est encore plus encourageant lorsque l’on constate que l’information que l’on transmet permet aux gens de passer à l’action.

C’est gratifiant de parler du développement coopératif québécois. Il faut dire que le Québec est une référence internationale dans ce domaine, comme Trentino en Italie et Mondragon en Espagne. Je rappelle que le principal employeur privé au Québec est le Mouvement Desjardins et que le 5e est le réseau des coopératives agricoles avec la Coop fédérée. Mais ce qui suscite le plus d’intérêt c’est le réseau des Coopératives de développement régional.

Les Coopératives de développement régional (CDR) regroupent les coopératives de tous les secteurs d’activités dans une région, avec comme principal objectif d’appuyer le démarrage de nouvelles coopératives. Et elles performent bien. De toutes les coopératives créées au Canada ces dernières années, 60 % l’ont été au Québec alors que la province ne représente que 23 % de la population. Durant les trois dernières années, les 11 CDR ont créé 327 nouvelles coopératives, contribuant ainsi à la création ou au maintien de 1 234 emplois.

Lorsque je fus invité pour la première fois en Corée en octobre dernier, dans la province de Jeonbuk, je leur ai parlé des coopératives de développement régional et de l’importance qu’elles avaient pour le développement de nouvelles coopératives. Cet été, en retournant dans la même région, j’ai eu le plaisir de constater qu’ils avaient mis en place une coopérative de développement régional pour la province et qu’une vingtaine de personnes se réunissaient chaque semaine pour se former sur la coopération.

C’est pourquoi je dis que c’est encourageant de voir les gens se prendre en main et passer à l’action. Ce voyage m’a rapporté la connaissance de gens intéressés au développement coopératif et réceptifs aux meilleures pratiques (Québec, Italie, Espagne, Japon). J’ai aussi côtoyé des gens actifs qui se prennent en main et s’organisent. Ce fut un privilège de côtoyer ces gens et un plaisir de travailler avec eux.

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

 

« Demandez à ceux qui ont de l’expérience plutôt qu’aux experts. »

« Demandez à ceux qui ont de l’expérience plutôt qu’aux experts. »  

Cette citation de Paulo Coelho, auteur, académicien et collaborateur à l’UNESCO, tirée d’un blogue de Diane Bérard[1], est un peu difficile à entendre lorsque l’on signe « Expert-conseil » sur sa carte professionnelle. Mais si je passe par-dessus mon orgueil et que je tente de comprendre cette citation, ça me donne une bonne introduction pour un sujet qui me tient à cœur : le mentorat.

Lorsque je dirigeais des entreprises, j’avais toujours des mentors, mais souvent ils ne le savaient pas. J’ai toujours tenté d’avoir un bon réseau et, pour moi, une composante d’un bon réseau est l’appui de personnes d’expérience. J’ai toujours consulté des personnes que j’admirais professionnellement et j’ai essayé de tirer profit de leur sagesse le plus possible.

Lorsque j’étais directeur général, les services de mentorat tels que nous les connaissons aujourd’hui n’existaient pas. Il fallait se débrouiller avec les moyens de bord pour aller chercher la sagesse dont nous avions besoin. Heureusement, dans ce temps comme aujourd’hui, il y avait des gens généreux de leurs conseils.

Aujourd’hui, au Québec, avec le Réseau M, les choses sont plus faciles. Dans presque toutes les régions du Québec, les entrepreneurs ont accès à un réseau de mentors, non seulement compétents, mais bien encadrés. Dans la région de Québec, nous avons même accès à ce réseau pour les entreprises d’économie sociale (coopératives et OBNL). Ces mentors sont encadrés par un code d’éthique et surtout par des pairs qui se supportent mutuellement et ont à cœur de toujours améliorer leur pratique de mentorat.

 

Donc, ne vous privez pas de l’expérience de personnes qui ont du vécu en affaires et dans le domaine associatif. Ils sont là pour vous. Je vous rappelle les coordonnées du Réseau M : http://www.entrepreneurship.qc.ca/mentorat-pour-entrepreneurs

Je me permets de conclure en vous rappelant que ceux qui font appel à un mentor ne sont pas les personnes les plus démunies, mais plutôt les personnes les plus brillantes. Il faut, en effet, être brillant pour comprendre que l’on ne peut réussir seul et qu’en étant bien encadrés nous prendrons de meilleures décisions et nous gérerons mieux notre temps.

Avez-vous des témoignages des bienfaits du mentorat?

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

COMMENT MOTIVER CHACUN À TRAVAILLER À FOND POUR SON ÉQUIPE?

Je donne régulièrement des formations où je traite de la motivation et du leadership. Cette notion de la motivation au travail d’équipe m’interpelle au plus haut point. J’ai donc lu avec intérêt le blogue d’Olivier Schmouker, dans les Affaires qui portait le titre que j’utilise pour ce présent blogue.
Fidèle à son habitude, monsieur Schmouker commence par nous présenter une étude qui vient justifier son propos. Je vous ferai grâce de cette étude (vous pouvez lire l’article original en référence) et je vais plutôt vous partager ses conclusions.
Le groupe témoin avait été divisé en deux, un premier avait un fort sentiment d’appartenance et le second avait un faible sentiment d’appartenance au groupe. Les éléments motivateurs étaient différents pour les deux groupes. Pour celui ayant un fort sentiment d’appartenance, la contribution d’un individu a tendance à compenser celle des autres. Ainsi, il sera plus motivé s’il est convaincu que sa contribution va faire une différence dans le résultat final.
Pour le groupe ayant un faible sentiment d’appartenance, la contribution d’un individu à tendance à imiter celle des autres. Ainsi, il sera plus motivé s’il sait que l’essentiel a déjà été fait par les autres et qu’il ne reste plus que quelques efforts à faire (il se réjouit que le plus dur ait été accompli).
À partir de ces résultats, Olivier Schmouker tire deux conclusions :
• Pour motiver un individu avec un fort sentiment d’appartenance, misez sur l’individualité. Faites ressortir l’importance de sa contribution pour atteindre le but.
• Pour motiver un individu avec un faible sentiment d’appartenance, misez sur la finalité. Faites ressortir l’idée que le pire a été fait et qu’on est proche du but.
Cette étude peut servir pour trouver les éléments de motivation adaptés à chaque membre de l’équipe. Par contre, je vous rappelle qu’une qualité du leader est justement sa capacité à créer un sentiment d’appartenance. Donc, si vous ne réussissez pas, rabattez-vous sur les conclusions pour un groupe avec un faible sentiment d’appartenance, mais rappelez-vous qu’il vaut mieux être proactif et mettre des efforts pour créer un fort sentiment d’appartenance. Plusieurs de mes blogues (http://fr.gerardperron.com/blog/) présentaient des façons d’y parvenir.
Le présent blogue vous sera-t-il utile?
Gérard Perron, PMP
http://www.gerardperron.com

Référence:

http://www.lesaffaires.com/blogues/olivier-schmouker/comment-motiver-chacun-a-travailler-a-fond-pour-son-equipe/557259?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=le-midi_13-mai-2013#.UZPYjM-1Yzs

Comment recevoir la critique?


Je l’ai souvent dit : la pire chose qui puisse arriver c’est de ne pas recevoir de critique. Ceci étant dit, ça ne veut pas dire que c’est facile de recevoir de la critique. Comment doit-on réagir?

Comment établir de bonnes relations avec les parties prenantes?

Dans la gestion d’un projet comme dans la gestion d’une organisation, les bonnes relations avec les parties prenantes sont aussi importantes que les résultats. Vous allez dire que j’exagère, mais je suis convaincu que les bons résultats dépendent de la qualité des relations avec les parties prenantes. C’est pourquoi je veux présenter dans ce texte ce qui est à la base des bonnes relations.

Article publié dans la Bulletin du PMI Lévis-Québec

Soyez positif et influencez les autres!

Une attitude positive nous permet d’être mieux dans notre peau et plus heureux, mais cette attitude nous permet aussi d’influencer positivement ceux qui nous entourent. Vous vous souvenez que j’avais publié, en mars dernier, un vidéoblogue intitulé : « Comment diminuer l’incivilité au bureau ». Je déclarais comment c’était difficile de fonctionner avec des collègues qui manquent de respect envers les autres. Cette fois, je propose une façon à long terme d’éliminer l’incivilité.

Nous serions surpris de constater comment nos comportements positifs peuvent améliorer le climat de travail et la productivité. Je pense à des commentaires comme :

  • C’est une bonne idée!
  • Ça m’inspire!
  • Beau travail!
  • Ça vaudrait la peine d’envisager cette option!

Ces commentaires encouragent la personne qui vient de parler, ce qui est bien. Mais de plus, ils incitent ceux qui vont prendre la parole par la suite à émettre des commentaires positifs eux aussi. Le climat de travail de l’équipe devient plus constructif, ce qui a un effet assuré sur la productivité.

Les commentaires comme ceux que je viens de mentionner auront encore plus d’effet lorsqu’ils sont adressés à des personnes timides ou qui manquent de confiance en eux. Ces renforcements les encourageront à émettre d’autres idées et leur permettront tranquillement de gagner de la confiance.

La même chose se produit lorsque l’on se met en mode solution. Lorsque l’on cherche une solution plutôt que de s’apitoyer sur son problème, nous devenons positifs et cette attitude porte à l’action.

Je me souviens que l’an dernier mes petits-enfants avaient perdu leur chat. Au lieu de se lamenter, je leur ai proposé de faire des petites affiches avec une photo du chat que nous avons placées dans le voisinage. Quelques jours plus tard, quelqu’un nous a contactés et nous a dit où trouver le chat. Cette histoire s’est bien terminée et je souhaite que mes petits-enfants aient compris que lorsque nous cherchons des solutions, c’est plus profitable. De plus, en demandant aux voisins pour placer notre affiche sur un arbre devant chez eux, nous avons consolidé nos relations. Même si nous n’avions pas retrouvé le chat, ces relations seraient demeurées.

Je suggère donc de lancer le plus de messages positifs possible. L’effet boule de neige sera étonnant. Un message positif est un message qui dégage de la confiance, qui encourage à l’action, qui donne un accord, une permission.

Si vous désirez des preuves scientifiques de ce que j’avance, je vous invite à lire l’article qu’Olivier Schmouker avait écrit dans Les Affaires[i].

Avez-vous des expériences qui confirment ou encore qui infirme ce que j’avance? Merci de les partager avec les lecteurs de mon blogue.

Gérard Perron, PMP

www.gerardperron.com

 

MISSION ET OBJECTIFS D’UNE ENTREPRISE D’ENTREPRENEURIAT SOCIAL


Nous présentons 5 étapes pour définir la mission et les objectifs d’une entreprise d’entrepreneuriat social. Les entreprises d’économie sociale ont des particularités, dont l’ancrage dans la communauté, l’équilibre à trouver entre la mission sociale et la rentabilité économique, ainsi que la gouvernance par un conseil d’administration formé de bénévoles.

Le leadership doit-il être partagé?


Le leadership est souvent vu comme individuel, mais il peut être partagé. Il y a généralement une équipe cachée derrière un leader qui réalise un exploit. Cette équipe efficace fait que les choses arrivent. Pour avoir un leadership partagé, il faut mettre en place un sens des responsabilités, afin que tout le monde se sente responsable et imputable face au résultat attendu…